A dit :
"En fait on n'oublie rien, mais certains trouvent le moyen de s'en accommoder et de continuer à vivre ; oublier et n'être plus affecté de façon dramatique, ce n'est pas la même chose."
B dit :
" Bien sûr mais la vie est toujours plus forte que la mort, cher Alain, et les survivants des camps, comme les soldats démobilisés d'ailleurs, n'ont eu pour la plupart qu'une ligne de conduite [intuitive, spontanée] qui fut d'oublier, de vivre et de faire des enfants."
Je réponds : non ils n'ont pas oublié, ils ont décidé de vivre, de faire des enfants, et ne pas oublier afin que de protéger la vie de leurs enfants, afin qu'ils n'aient pas à subir cela une autre fois.
Vous semblez confondre mémoire et vengeance, or "Justice n'est pas vengeance" écrivait Wiesenthal, et mémoire n'est même pas d'abord justice pour le passé, mais surtout vigilance pour le présent et l'avenir.
Plusieurs juifs nés à l'époque ont dit que leur seule vengeance était de démentir Hitler, en continuant dans la vie, en formant des familles, en ayant des enfants et petits enfants.
