
Juvignac :
un professeur de sociologie sauve sa famille, menacée d'être brûlée vive par un élève de ... 27 ans et 85 kilos, venus avec trois litres d'essence dans la maison du professeur,
pour SOS éducation, c'est juste un problème d'école ...
http://www.soseducation.com/rw_rubrique_564_solidarite-avec-le-professeur-agresse-a-juvignac-mis-en-examen-pour-s-etre-defendu-contre-un-eleve.php
Le 23 Octobre 2009 Solidarité avec le professeur agressé à Juvignac, mis en examen pour s'être défendu contre un élève !!
Message envoyé de la part de David Barbaud, professeur certifié d'histoire-géographie.
Cher collègue,
Merci de signer de toute urgence la pétition de SOLIDARITÉ avec l'enseignant MIS EN EXAMEN à Montpellier.
Lundi soir, vers 23 heures, un de ses élèves, cagoulé, ganté et armé d'un pistolet s'est introduit chez lui à Juvignac, dans l'Hérault.
Il a obligé notre collègue à se coucher par terre, avec sa femme et son fils, puis les a aspergés d'essence et les a menacés de les IMMOLER sur place.
Alors que l'élève frappait à coup de crosse sa femme qui tentait de se relever, cet enseignant, dans un acte héroïque, a réussi à se redresser, à le désarmer, et à l'immobiliser avec une clé de bras. Mais l'agresseur, qui pesait 85 kg, se débattait tellement que le professeur a été obligé, pour le maintenir au sol, de le tenir plus fermement, ce qui lui a compressé la poitrine et entraîné un arrêt cardiagque.
A leur arrivée, les policiers découvrent l'agresseur à terre, mort, et embarquent... le PROFESSEUR !!
Il est aussitôt déféré devant le parquet et MIS EN EXAMEN pour homicide VOLONTAIRE. EST CE QUE VOUS VOUS RENDEZ COMPTE DE CE QUE CELA SIGNIFIE ???
Qu'il y ait enquête judiciaire et interrogatoire pour savoir ce qui s'est passé, je le conçois très bien.
Mais pour homicide volontaire, c'est totalement intolérable !
Alors que notre collègue est sous le choc d'une agression atroce, et sans doute profondément TRAUMATISANTE ;
Alors qu'il a sauvé la vie de son épouse et de son fils, par un acte d'un courage exceptionnel ;
Alors qu'il n'a évidemment eu aucun autre choix que de faire tout ce qui était en son pouvoir pour mettre son agresseur hors d'état de nuire...
C'est lui qui est aujourd'hui poursuivi, qui a dû prendre un avocat, et qui va bientôt se retrouver devant les juges.
(...)
http://www.midilibre.com/articles/2009/10/22/vide-L-agresseur-tue-etait-un-ex-etudiant-du-professeur-968642.php5
Boussa et Lhoussaine, le père et l’oncle de l’agresseur de Juvignac, balancent entre abattement et incompréhension. Mardi après-midi, à Uzès, les gendarmes sont venus les prévenir qu’il avait trouvé la mort la veille au soir, au cours d’un cambriolage dont ils ignoraient les circonstances. Depuis, ils s’interrogent. « Saïd est quelqu’un qui parle très peu, qui garde ses problèmes pour lui. » A 27 ans, ce garçon qui avait passé un baccalauréat technique à Nîmes, en 2005, avait déjà eu un problème avec la justice. « Il y a eu des faits similaires en 2004, dans son lycée. Un de ses collègues l’embêtait. Il l’a prévenu, il a prévenu les parents. Il a téléphoné en disant : "Je viens chez toi, je vais te mettre le feu." » Selon sa famille, les gendarmes l’ont arrêté alors qu’il avait répandu de l’essence chez son adversaire. Placé en garde à vue, il aurait été déclaré irresponsable par le psychiatre. Il a été hospitalisé pendant deux mois. « Saïd est schizophrène. Le médecin a jugé qu’on pouvait le libérer, en lui donnant un traitement qu’il a suivi pendant longtemps. Il ne faisait que dormir, il avait pris du poids. » En 2006, Saïd s’inscrit à l’université Montpellier III, en sociologie. « Il réussissait difficilement ses études, car il travaillait à côté, des petits jobs. Avec sa bourse, il était autonome financièrement.» Il est reçu en première année, mais échoue à sa seconde année en 2008. Curieusement, cet été-là, au troisième étage du bâtiment C de l’université Paul-Valéry, un feu éclate, devant les bureaux des professeurs de sociologie. Les dégâts sont matériels, mais l’incendie est criminel : l’auteur a utilisé de l’essence, du retardant, des cordelettes. « L’université avait déposé plainte, la brigade criminelle était venue, mais on n’avait jamais élucidé cette histoire », se souvient un enseignant. « C’est vrai qu’on fait un rapprochement. » Est-ce de là que date le ressentiment nourri par Saïd envers ce professeur ? La présidente de l’université (lire cicontre) n’y croit pas. La famille de l’étudiant, elle, sait qu’il y avait un problème. « Depuis l’année dernière, il parlait de ce prof et de cette histoire de résultats. » Après avoir retenté sa chance cet été, il avait repassé ses examens de deuxième année en septembre. « Il n’avait toujours pas ses résultats, et ne comprenait pas pourquoi. Il disait : "Ça m’angoisse si je ne peux pas commencer mon année comme tout le monde. Si ça continue comme ça, il va se passer quelque chose. Il y a deux semaines, il nous a dit qu’il repartait à Montpellier pour aller voir ses résultats. » Comme tous les étudiants en sociologie, Saïd a pu consulter ces derniers jours ses notes par internet. Est-ce l’annonce de son nouvel échec partiel en deuxième année qui a tout déclenché ? « Saïd est quelqu’un qui n’a peur de personne. Il ne se cache pas. Il laisse trois chances, et il prévient. Il règle ses comptes de cette façon. Le feu, c’est son mode opératoire. » Et son oncle de poursuivre : « On se pose plein de questions. Soyez sûr que ce professeur était au courant. Je me demande s’il n’a pas préparé sa réception. Il n’a pas pu le tuer tout seul. On ne croit pas à cette histoire de légitime défense. »
Le 23 Octobre 2009 Solidarité avec le professeur agressé à Juvignac, mis en examen pour s'être défendu contre un élève !!
Message envoyé de la part de David Barbaud, professeur certifié d'histoire-géographie.
Cher collègue,
Merci de signer de toute urgence la pétition de SOLIDARITÉ avec l'enseignant MIS EN EXAMEN à Montpellier.
Lundi soir, vers 23 heures, un de ses élèves, cagoulé, ganté et armé d'un pistolet s'est introduit chez lui à Juvignac, dans l'Hérault.
Il a obligé notre collègue à se coucher par terre, avec sa femme et son fils, puis les a aspergés d'essence et les a menacés de les IMMOLER sur place.
Alors que l'élève frappait à coup de crosse sa femme qui tentait de se relever, cet enseignant, dans un acte héroïque, a réussi à se redresser, à le désarmer, et à l'immobiliser avec une clé de bras. Mais l'agresseur, qui pesait 85 kg, se débattait tellement que le professeur a été obligé, pour le maintenir au sol, de le tenir plus fermement, ce qui lui a compressé la poitrine et entraîné un arrêt cardiagque.
A leur arrivée, les policiers découvrent l'agresseur à terre, mort, et embarquent... le PROFESSEUR !!
Il est aussitôt déféré devant le parquet et MIS EN EXAMEN pour homicide VOLONTAIRE. EST CE QUE VOUS VOUS RENDEZ COMPTE DE CE QUE CELA SIGNIFIE ???
Qu'il y ait enquête judiciaire et interrogatoire pour savoir ce qui s'est passé, je le conçois très bien.
Mais pour homicide volontaire, c'est totalement intolérable !
Alors que notre collègue est sous le choc d'une agression atroce, et sans doute profondément TRAUMATISANTE ;
Alors qu'il a sauvé la vie de son épouse et de son fils, par un acte d'un courage exceptionnel ;
Alors qu'il n'a évidemment eu aucun autre choix que de faire tout ce qui était en son pouvoir pour mettre son agresseur hors d'état de nuire...
C'est lui qui est aujourd'hui poursuivi, qui a dû prendre un avocat, et qui va bientôt se retrouver devant les juges.
(...)
http://www.midilibre.com/articles/2009/10/22/vide-L-agresseur-tue-etait-un-ex-etudiant-du-professeur-968642.php5
Boussa et Lhoussaine, le père et l’oncle de l’agresseur de Juvignac, balancent entre abattement et incompréhension. Mardi après-midi, à Uzès, les gendarmes sont venus les prévenir qu’il avait trouvé la mort la veille au soir, au cours d’un cambriolage dont ils ignoraient les circonstances. Depuis, ils s’interrogent. « Saïd est quelqu’un qui parle très peu, qui garde ses problèmes pour lui. » A 27 ans, ce garçon qui avait passé un baccalauréat technique à Nîmes, en 2005, avait déjà eu un problème avec la justice. « Il y a eu des faits similaires en 2004, dans son lycée. Un de ses collègues l’embêtait. Il l’a prévenu, il a prévenu les parents. Il a téléphoné en disant : "Je viens chez toi, je vais te mettre le feu." » Selon sa famille, les gendarmes l’ont arrêté alors qu’il avait répandu de l’essence chez son adversaire. Placé en garde à vue, il aurait été déclaré irresponsable par le psychiatre. Il a été hospitalisé pendant deux mois. « Saïd est schizophrène. Le médecin a jugé qu’on pouvait le libérer, en lui donnant un traitement qu’il a suivi pendant longtemps. Il ne faisait que dormir, il avait pris du poids. » En 2006, Saïd s’inscrit à l’université Montpellier III, en sociologie. « Il réussissait difficilement ses études, car il travaillait à côté, des petits jobs. Avec sa bourse, il était autonome financièrement.» Il est reçu en première année, mais échoue à sa seconde année en 2008. Curieusement, cet été-là, au troisième étage du bâtiment C de l’université Paul-Valéry, un feu éclate, devant les bureaux des professeurs de sociologie. Les dégâts sont matériels, mais l’incendie est criminel : l’auteur a utilisé de l’essence, du retardant, des cordelettes. « L’université avait déposé plainte, la brigade criminelle était venue, mais on n’avait jamais élucidé cette histoire », se souvient un enseignant. « C’est vrai qu’on fait un rapprochement. » Est-ce de là que date le ressentiment nourri par Saïd envers ce professeur ? La présidente de l’université (lire cicontre) n’y croit pas. La famille de l’étudiant, elle, sait qu’il y avait un problème. « Depuis l’année dernière, il parlait de ce prof et de cette histoire de résultats. » Après avoir retenté sa chance cet été, il avait repassé ses examens de deuxième année en septembre. « Il n’avait toujours pas ses résultats, et ne comprenait pas pourquoi. Il disait : "Ça m’angoisse si je ne peux pas commencer mon année comme tout le monde. Si ça continue comme ça, il va se passer quelque chose. Il y a deux semaines, il nous a dit qu’il repartait à Montpellier pour aller voir ses résultats. » Comme tous les étudiants en sociologie, Saïd a pu consulter ces derniers jours ses notes par internet. Est-ce l’annonce de son nouvel échec partiel en deuxième année qui a tout déclenché ? « Saïd est quelqu’un qui n’a peur de personne. Il ne se cache pas. Il laisse trois chances, et il prévient. Il règle ses comptes de cette façon. Le feu, c’est son mode opératoire. » Et son oncle de poursuivre : « On se pose plein de questions. Soyez sûr que ce professeur était au courant. Je me demande s’il n’a pas préparé sa réception. Il n’a pas pu le tuer tout seul. On ne croit pas à cette histoire de légitime défense. »

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