Familles nombreuses et heureuses


7 (mauvaises ?) raisons de ne pas faire un autre enfant

 1 - Je vais devoir m'arrêter de travailler Peut-être. Les statistiques disent que plus de la moitié des mères de 3 enfants n'ont pas d'activité professionnelle, contre un tiers des mères dans leur ensemble. Mais nous connaissons des familles de 4, 5 enfants dont les parentstravaillent tous les deux, par choix personnel ou par nécessité financière.  S'arrêter de travailler pour élever ses enfants à 100% peut être un choix tout à fait valorisant pour un parent (je tiens à "parents", parce que le père peut le faire aussi, la preuve est sur le site des pères au foyer.  S'arrêter de travailler pour élever ses enfants peut aussi être vécu comme une simple pause dans la vie professionnelle, permettant d'adapter ensuite son parcours : reprendre le même travail, faire une formation, changer complètement de vocation.  Des solutions alternatives existent : travailler à temps partiel (valable pour les deux parents, je me répète) - travailler à domicile - travailler comme assistante maternelle (assistant maternel) - travailler de nuit (et s'organiser pour dormir le jour !). 2 - On n'a pas les moyens de les nourrir et de les habiller Avons-nous les moyens d'habiller un enfant de plus ? Tout dépend de ce qu'on entend par habiller :  Il fait -40°C au centre du Québec au moment ou j'écris. Oui, il vaut mieux avoir les moyens d'équiper tous ses enfants de bottes fourrées.  C'est la période des soldes en France. Une copine vient d'équiper sa fille unique en marques. Elle a claqué un mois de salaire. Non, il n'y a pas besoin de 12 mois de salaire pour habiller 12 enfants, promis-juré-craché ! Avons-nous les moyens de nourrir un enfant de plus? Le budget nourriture prendra peut-être une plus grande part, au détriment peut-être de certains loisirs.  Les habitudes de consommation peuvent être revues : moins de produits finis, peut-être moins de viande. Des plats familiaux et bon marché, comme ceux que nous rassemblons dans la partie "cuisine" de Maximômes.  Des ruses pour éviter les tentations : courses en supermarché le moins souvent possible (une fois par semaine, une fois par mois). Une liste stricte (cf. nos listes type de courses). Voire oublier chéquier et carte bleue au profit d'argent liquide, ce qui assure de ne pas dépasser le budget. 3 - On ne pourra pas leur payer des études Je connais cependant des familles nombreuses dont les enfants ont tous fait des études longues (parce qu'ils en avaient l'envie). Comment?  En choisissant des écoles pas trop loin de la maison, pour pouvoir continuer à y habiter, ou revenir chaque week-end (avec un gros paquet de linge sale et se régaler des bons petits plats familiaux).  En souscrivant des prêts étudiants. Evidemment, il faut les rembourser ensuite, pendant les premières années de la vie professionnelle : ça oblige à ne pas rester oisif après ses études.  Les bourses, ça existe ! C'est justement fait pour les personnes brillantes. Evidemment, on n'est pas obligé d'être brillant...  Et les petits jobs ? Travailler pendant ses vacances, travailler en poursuivant ses études, ça fait partie de l'apprentissage de la vie. Il me semble que les personnes qui ont dû se mobiliser pour faire des études sont moins "coq en pâte" face aux aléas de la vie. De toute façon, nous avons beau rêver pour nos enfants des voies prestigieuses, nul ne sait de quoi l'avenir sera fait. Et si le rejeton unique programmé pour entrer à HEC souhaite élever des chèvres dans le Larzac? ... ou devenir fleuriste, par exemple ? 4 - On ne pourra plus partir en vacances Financièrement ? Oui, c'est moins facile de partir en club-tout-compris à l'autre bout du monde. On trouve des solutions différentes, qui supposent une autre conception des vacances :  faire un échange de maison avec une famille nombreuse d'une autre région, d'un autre pays  habiter une grande maison à la campagne pour avoir l'impression d'être en vacances toute l'année  camper. La (les) tente(s) familiales sont vite rentabilisées.  ... d'autres idées sont les bienvenues En pratique, les établissements proposant des formules pour des familles de plus de deux enfants sont rares. Vous, nos visiteurs et collaborateurs, évoquez souvent la question des "bons plans vacances pour familles nombreuses" testés et approuvés. Il en existe, c'est sûr. Au fur et à mesure que nous rassemblerons des témoignages (vécus), ils seront disponibles sur Maximômes. 5 - Il va falloir racheter une voiture Et justement, il y a l'article de Pascale sur "choisir une voiture". Cet article comporte aussi des témoignages sur "vivre avec une voiture de capacité inférieure à celle de la famille" et sur "vivre sans voiture". 6 - On n'a pas assez de chambres Rendez-vous après lecture de l'article "le partage des chambres", par Oelita. 7 - Déjà, avec ceux que j'ai et ma maison, je ne m'en sors pas Il semble qu'avoir une grande famille demande un peu de rigueur, sous peine d'être débordé. Les très grandes familles s'en sortent grâce à une organisation sans faille. Les caractères organisés gèrent cela haut la main, alors que les esprits foufou courent après le temps... Des idées pour organiser le temps et l'espace fourmillent (et c'est pas fini) sur Maximômes, le site fait par et pour les familles nombreuses. Noter que :  plus on a d'enfants, plus ils peuvent aider. La responsabilisation des aîné(e)s est une piste de réflexion. Certains souhaitent ne donner aucune responsabilité, même pas débarrasser la table "parce que c'est pas leur boulot". D'autres comptent sur les aînés pour certaines tâches - habiller les petits, les garder pendant l'absence des parents. Sujet à débat et à articles futurs. (voir déjà l'article Quand les grands gardent les petits).  plus on a d'enfants, plus on s'organise au quotidien : courir après le linge sale dans toutes les pièces, cuisiner des plats différents pour chaque membre de la famille : peut-être qu'arrivé à un "certain" nombre d'enfants, on arrête et on trouve une autre manière de gérer.  Les priorités s'organisent, il y a plein des concessions sur la tenue de la maison : la traque au grain de poussière, le savonnage des plafonds peuvent attendre la retraite. Concrètement, beaucoup d'entre nous ont laissé tomber le plus gros du repassage. Nous regardons nos enfants grandir, et c'est aussi beau qu'une belle maison. Bien plus beau, pour dire vrai. Il y a tellement de "bonnes raisons mais pas insurmontables" de ne pas avoir d'autres enfants, qu'il faut clore cet article, avec la promesse de continuer la liste des raisons dans un prochain épisode. Parmi les raisons qu'il reste à évoquer :  j'aurai moins de temps à consacrer à chacun  on n'a que des filles, si c'est un garçon il va se sentir perdu (ou vice versa)  je suis trop vieux/vieille  pas envie de se remettre dans les couches et réveiller la nuit  on ne sera plus invités nulle part le papa (la maman) ne veut pas

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