Article épinglé

COVID et CRIMES

Outreau et le juge Burgaud vu par le Pr Michele Laure Rassat

 

Mon avis sur la commission Outreau : 

 L'audition du Juge Burgaud ( https://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-enq/r3125-t2.asp )  peut se résumer ainsi :  

- le juge : j'ai vu les rapports médicaux sur les blessures des enfants et des enfants m'ont dit avoir été menacés de nouvaux sévices par leurs parents s'ils me parlaient

- le parlementaire sur le ton d'un maitre à son éleve : mais enfin !! on vous dit que les accusés sont innocents et vous les laissez en prison !!

Ma conclusion : le seul juge qui a EFFECTIVEMENT FAIT SON TRAVAIL ET PROTEGE LES ENFANTS est trainé dans la boue depuis 20 ans ... cela suffit ...

 





INTERVENTION du Pr RASSAT devant la commission parlementaire d'Outreau :

Pr Michele-Laure RASSAT est professeur de droit et auteur du Rapport suivant : 

https://www.vie-publique.fr/rapport/26477-propositions-de-reforme-du-code-de-procedure-penale-rapport-m-le-ga

 

Propositions de réforme du code de procédure pénale : rapport à M. le garde des sceaux, ministre de la justice

Remis le : 1er janvier 1997

Auteur(s) : Michèle-Laure Rassat

Auteur(s) moral(aux) : Ministère de la justice

Disponible en ligne :


Présentation

Ensemble de propositions pour la réforme du code de procédure pénale portant :- sur la procédure préparatoire au jugement (le respect de la présomption d'innoncence, la preuve pénale, les nullités de procédure, les actions publique et civile, les enquêtes de police, l'instruction judiciaire,- Les voies de recours ordinaire,- les voies de recours extraordinaires-, les règles d'exécution des peines.

Fiche technique

  • Type de document : Rapport officiel
  • Pagination : 310 pages
  • Édité par : Ministère de la justice



https://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-enq/r3125-t2.asp#P11397_3722237

 

Table ronde intitulée : « L'état de la réflexion sur la réforme de l'instruction » réunissant : Mme Michèle-Laure RASSAT et M. Jean PRADEL, professeurs émérites des facultés de droit,
M. Didier GUÉRIN, président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles,
M. Gilbert THIEL, premier juge d'instruction du tribunal de grande instance de Paris,
et Me Daniel SOULEZ-LARIVIÈRE, avocat



(Procès-verbal de la séance du 21 mars 2006)

Présidence de M. André VALLINI, Président

M. le Président : Mes chers collègues, nous accueillons aujourd'hui Mme Michèle-Laure Rassat et MM. Jean Pradel, Didier Guérin, Gilbert Thiel et Daniel Soulez-Larivière.

Madame, messieurs, je vous remercie d'avoir répondu à notre invitation. La commission d'enquête, je le rappelle, a été chargée de formuler des propositions pour éviter le renouvellement des dysfonctionnements de la justice constatés dans l'affaire dite d'Outreau. C'est dans ce cadre que nous entamons aujourd'hui avec vous une première table ronde consacrée à « l'état de la réflexion sur la réforme de l'instruction. » L'ordonnance du 17 novembre 1958 modifiée relative au fonctionnement des assemblées parlementaires, exige des personnes auditionnées qu'elles prêtent le serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Tout en ayant conscience du caractère un peu décalé de cette obligation, je vais vous demander de lever la main droite et de dire : « Je le jure ».

(Les personnes auditionnées prêtent successivement serment).

La commission va maintenant procéder à votre audition qui fait l'objet d'un enregistrement. Je suggère que chaque intervenant fasse un exposé d'une durée de 15 minutes maximum. Puis nous passerons à un échange de questions que je propose d'organiser autour des thèmes suivants : À quel juge confier l'instruction ? Quelles fonctions attribuer au juge d'instruction ? Comment améliorer les méthodes de travail du magistrat instructeur ? Comment définir un nouveau régime de la détention provisoire ? Comment améliorer le contrôle effectif de l'instruction par la chambre de l'instruction ?

Qui souhaite prendre la parole en premier ?

Mme Michèle-Laure RASSAT : Je crois qu'il est souhaitable que je prenne la parole en premier, parce je ne vais pas rester longtemps parmi vous.

Quand j'ai reçu la convocation de votre commission, ma première réaction a été de vous écrire pour vous dire que je ne viendrai pas. Et je suis d'ailleurs passée à l'acte : j'ai rédigé la lettre. Et puis, j'ai eu une communication téléphonique avec quelqu'un qui m'est proche intellectuellement, qui travaille habituellement avec moi, qui avait participé avec moi au travail qui m'avait été demandé, à l'époque, par M. le garde des Sceaux Jacques Toubon. Cette personne m'a dit que j'avais tort, et elle a rameuté un certain nombre de nos amis, qui sont venus me dire qu'il était indispensable que je vienne. Je n'ignore pas l'article 6-III de l'ordonnance, monsieur le président. Seulement, je crois que si j'avais décidé de ne pas venir, j'aurais été justifiée par l'état de nécessité, et comme, en outre, vous ne sembliez pas brûler de l'intention de me voir, je doute que vous m'auriez fait saisir par la force publique pour m'amener devant vous menottée.

L'argument de ce que j'appellerai, pour faire simple, mon fan-club, se déroulait en deux phases. La première était de constater que je m'étais imposé une certaine attitude à partir du moment où votre commission a été constituée, parce que je croyais que je serai entendue. Cette attitude n'a été respectée par personne, ni parmi les personnes que vous avez auditionnées ni parmi les membres de votre commission. Je m'étais imposé de ne jamais parler d'Outreau devant les médias, parce que j'estimais qu'il était convenable que je vous réserve la primauté de mes observations. Or, il se trouve que je n'en avais pas parlé non plus avant, parce que franchement je n'en avais pas vu l'intérêt. Résultat : je ne m'étais pas exprimée du tout. Ces personnes ont trouvé qu'il était un peu dommage que je sois la seule en France à ne pas l'avoir fait, et ont donc souhaité que je vienne le faire, ou au moins le faire en partie, ici.

La seconde raison qui les inspirait, c'est qu'elles croyaient, à tort ou à raison, que si je ne venais pas, un certain nombre de choses qui leur paraissaient mériter d'être dites ici ne le seraient pas, et que par conséquent, il fallait, en quelque sorte, que je m'y « colle ».

Ayant recueilli ces observations contradictoires, les miennes d'abord, les leurs ensuite, j'ai délibéré avec moi-même, et j'ai décidé de venir, pour deux choses. La première, et à titre principal - vous comprendrez que je m'accorde l'intérêt principal -, c'est de vous expliquer pourquoi je ne suis pas là. La seconde, à titre subsidiaire, et pour leur faire plaisir, c'est de dire les deux, trois choses qu'ils souhaitaient être dites, en utilisant les quinze minutes que vous avez bien voulu m'accorder.

La raison pour laquelle je ne souhaitais pas venir, c'est que j'ai été gravement trompée par votre commission. J'imagine, monsieur le président, que vous répondez de votre secrétariat. J'imagine que ce que dit votre secrétariat, c'est ce que vous lui avez dit de dire. Or, lorsqu'on m'a appelée pour me demander de venir devant vous, on m'a dit qu'il s'agirait d'une demi-journée consacrée à l'audition de ma collègue Mireille Delmas-Marty, de M. le président Truche et de moi-même. Il serait, certes, intéressant pour nous d'entendre Donnedieu de Vabres et Mattéi mais ils ne sont plus là. Nous, nous sommes toujours vivants. Cela m'a paru couler de source, puisque nous sommes les trois derniers rapporteurs officiels de la République sur les questions qui vous intéressent. Cela m'a paru couler de source parce que, si vous voulez une vraie information, là, vous l'aviez. Et cela m'a paru couler de source aussi parce que trois personnes sur une demi-journée, en comptant bêtement, cela faisait une heure et quart, une heure et demi chacun. C'est naturellement insuffisant, cela l'est toujours, mais au moins, en une heure et quart, une heure et demie, on fait passer un certain nombre de choses. Or, lorsque j'ai reçu votre convocation, c'était une convocation à une table ronde. Je ne récuse personne. Lorsque votre commission aura achevé ses travaux, je regretterai qu'elle n'ait pas entendu davantage de monde. Plus vous en entendrez, et mieux cela vaudra. Mais il me paraît évident qu'il y a une différence de nature objective entre ceux qui réfléchissent à titre individuel - c'est parfait, il faut les encourager et les féliciter - et ceux qui ont réfléchi dans le cadre d'une mission officielle.

Je ne suis pas en train de faire une crise d'ego surdimensionné. Ma personne n'a aucun intérêt dans cette affaire. Vous avez parfaitement le droit de considérer que ma personne et mes travaux sont sans intérêt. Le problème, c'est que M. le Président de la République, M. le Premier ministre Alain Juppé et M. le garde des Sceaux Jacques Toubon n'ont pas été de cet avis. Ou plus exactement, ils m'ont chargée d'une mission. Vous avez le droit de ne pas vouloir en tenir compte. Moi, je ne peux pas y contribuer. Par conséquent, je ne peux pas m'entretenir ici en étant simplement Michèle-Laure Rassat, ce qui n'est pas grand-chose. J'ai été un rapporteur officiel de la République, et j'aurais aimé qu'on me donne ce titre, et surtout le temps pour expliquer ce qu'il y avait à dire. Car je vous rappelle que mes lettres de mission, que je possède ici, me chargeaient de promouvoir une réforme générale du code de procédure pénale, depuis le soupçon de commission d'infraction pénale jusqu'à la fin de l'exécution des peines. Alors, parler de cela en un quart d'heure, excusez-moi, mais c'est un tour de force que je ne sais pas faire.

J'en viens aux deux ou trois déclarations qu'on m'a demandé de faire ici. Cela ne va pas détendre l'atmosphère, mais je n'y peux rien, c'est pour cela que je suis venue.

La première est une déclaration extrêmement générale, et de ce point de vue, relativement neutre. Depuis que les hommes sont des hominidés, ils ont trouvé qu'il était plus efficace pour eux de se grouper, de vivre ensemble. Je doute que ceux qui l'ont fait les premiers l'aient fait parce qu'ils se sont dit qu'un jour, ce serait plus commode d'être quatre pour faire un bridge et vingt-deux pour faire une partie de football. S'ils l'ont fait, c'est parce qu'ils y ont vu une garantie pour leur sécurité. Ils se sont dit qu'ensemble, ils seraient plus forts. Cela étant, ce groupement qu'ils ont choisi leur a imposé d'énormes sacrifices. Pendant des décennies, ils ont exposé leur propre intégrité corporelle : pour défendre leur suzerain quand il faisait la guerre, pour défendre le roi lorsqu'il faisait la guerre, puis pour défendre leur pays, et maintenant pour défendre des idées. Ils ont aussi payé l'impôt, de tout temps, extrêmement lourd. Alors, je me pose une question, que j'aimerais que vous vous posiez. Est-ce que le risque que nous courons tous, car nous sommes tous égaux devant la loi, d'être un jour, pendant un certain temps, pris par hasard dans une poursuite pénale, à condition qu'il y ait ensuite une indemnisation raisonnable - je dis bien raisonnable, si j'étais venue devant vous, j'aurais eu à en parler -, est-ce que ce risque n'est pas le prix que nous devons tous payer pour avoir une justice pénale relativement efficace ?

Je vous rappelle qu'à l'heure où nous parlons, on est en train de juger les tortionnaires de Paul, et que bientôt, on jugera ceux d'Ilan. J'ai renoncé, à l'échelon de ma propre vie, à voir un jour la justice pénale traiter autrement qu'en réagissant au coup par coup à des faits divers. Les deux que je viens de vous citer, à mon avis, valent bien Outreau, et ce qu'il y a eu de pire dans Outreau, à mon sens, c'est-à-dire ce qu'ont subi les enfants Delay. J'aimerais vraiment que vous ayez cette réflexion. Et personnellement, puisque je suis là, j'en profite, je vous incite très fortement à ne pas désarmer la justice pénale actuellement. Ce n'est vraiment pas le moment.

J'en viens à mes déclarations individuelles, et cela va être un petit peu plus difficile. J'ai lu dans la bouche d'un de vos interlocuteurs, monsieur le président - pas ici, ne rêvons pas, dans la presse -, que votre commission était le « bal des faux-culs ». Je n'ai personnellement pas d'opinion sur ce point, mais ce que je peux vous dire, c'est que pendant quelques minutes, ça va changer.

Ma première déclaration individuelle concerne Fabrice Burgaud. J'ai été trente ans directeur des instituts d'études judiciaires des facultés dans lesquelles j'enseignais : Dijon, Nantes, Rouen et Paris-XII. J'ai la prétention d'avoir une petite idée sur la question, sur ce que sont les fonctions de magistrat et ceux qui les exercent. Compte tenu de ses fonctions, de ses compétences, des pouvoirs qui étaient les siens et des moyens dont il pouvait disposer, Fabrice Burgaud a fait son travail, et il l'a remarquablement fait. Et il a bien du mérite. Car il y a un élément qui semble avoir échappé à tout le monde, et qui pourtant est capital dans cette affaire, c'est que Fabrice Burgaud n'est pas issu d'une faculté de droit et d'un institut d'études judiciaires. Il est issu d'un institut d'études politiques. Ce qui veut dire qu'au moment où il est entré à l'École nationale de la magistrature - et il a eu bien du mérite d'y entrer -, sa culture juridictionnelle ressemblait à un gruyère. Comme on fait beaucoup de choses à l'École, mais peu de droit, ce n'est pas là qu'il a comblé ses lacunes. Autrement dit, Fabrice Burgaud s'est fait tout seul. Eh bien, permettez-moi de vous dire que le résultat est plutôt flatteur !

Je tenais à le dire parce que le malheureux n'a été soutenu par personne. Pas par sa hiérarchie. On vous a dit ici qu'elle était pesante. Cela doit dépendre de ce qu'elle fait, parce que là, elle a été merveilleusement absente. Pas par ses pairs, qui l'ont soutenu avec des pincettes : on ne sait pas ce qui peut arriver, il vaut mieux ne pas se mouiller. Il n'a été soutenu par personne. Alors, je ne suis pas grand-chose. Je suis, je le répète, directeur d'instituts d'études judiciaires depuis trente ans. Je lui donne acte qu'il a bien fait ce qu'il avait à faire. Je précise qu'à ma connaissance, je ne connais pas Fabrice Burgaud. Je dis « à ma connaissance », parce que quand on a l'habitude de s'exprimer devant des auditoires de plusieurs centaines de personnes, il est très difficile de savoir à qui on parle. Donc, à ma connaissance, je n'ai jamais rencontré Fabrice Burgaud.

La deuxième personne dont je voudrais parler, je la connais bien, et, à ma connaissance toujours, j'ai toujours eu les meilleurs rapports avec elle. Mais je parle sous la foi du serment, et je suis là parce que je suis censée connaître un peu quelque chose. Cette personne, c'est M. le procureur général Yves Bot. Je suis désolée de devoir dire que l'attitude de M. Yves Bot a été absolument scandaleuse. Car elle correspond exactement au délit défini par l'article 434-16 du code pénal. Pour les non juristes, l'article 434-16, c'est celui qui réprime le fait d'exercer une pression sur la justice. Ce n'est pas la peine d'ergoter pour savoir si c'était dans la salle d'audience, devant la salle d'audience, dans la salle des pas perdus ou au Jardin du Luxembourg. Cela ne change rien. Cela n'est pas la peine non plus de se demander s'il avait convoqué une conférence de presse ou s'il a parlé spontanément. L'infraction en question n'ayant pas de circonstance aggravante de préméditation il n'y a pas d'intérêts. La seule chose qu'il faut se demander, c'est ce qu'il a dit et le moment où il l'a dit. Manifestement, il a - ou c'est comme cela que ses propos pouvaient s'interpréter - annoncé un acquittement alors que les jurés n'avaient pas délibéré.

Cet article 434-16 punit toute déclaration avant les délibérations de toute juridiction, mais en ce qui concerne la cour d'assises, cela prend forcément une résonance particulière. Car le jury de la cour d'assises, ce n'est pas, comme d'aucuns vous l'ont dit ici, l'échevinage ! Le jury de la cour d'assises, c'est la souveraineté nationale incarnée dans sa cour de justice. Dans l'ancien droit, on aurait dit que M. Yves Bot avait commis un crime de lèse-majesté. Je crois qu'il faut protéger la cour d'assises. Son président vous a dit qu'elle n'avait pas été atteinte, je m'en félicite. Il n'en demeure pas moins que ce comportement me paraît tout à fait inadmissible. Et je constate que d'aucuns qui réagissent plus vite que leur ombre pour engager certaines procédures de contrôle ou disciplinaires sont brutalement frappés de cécité dans certains cas.

Reste la dernière déclaration, dans laquelle je sais que je m'exprime au nom d'un très grand nombre, sans doute du plus grand nombre des professeurs de droit pénal français, puisque beaucoup ont écrit dans nos revues scientifiques des articles sur la question, et que d'autres, sachant que vous étiez constitués, m'ont téléphoné pour me dire : « Michèle-Laure, vous qui serez entendue, n'oubliez pas de leur dire ! » Alors, je ne suis pas entendue, mais je vais quand même vous dire ceci. Quand on a eu, disons le front, pour rester courtois, de voter à l'unanimité des groupes parlementaires représentés dans les assemblées - ce qui, soit dit en passant, en dit long sur le corporatisme des parlementaires, parce que le corporatisme, on le voit toujours chez les autres, mais jamais chez soi - deux lois successives, la première n'ayant pas été jugée suffisamment protectrice, pour mettre officiellement, au moins vous n'avez pas été hypocrites, à l'abri des conséquences des infractions pénales qu'ils commettent dans l'exercice de leurs fonctions les élus locaux, tout en laissant reposer cette responsabilité pénale sur les collectivités qu'ils dirigent, on n'est peut-être pas les mieux placés pour venir donner des leçons de responsabilité aux autres. Je suis désolée de devoir vous le dire, mais je sais, et vous le savez aussi, parce que vous avez dû lire les articles en question, que c'est l'avis du plus grand nombre des pénalistes français.

Je vous remercie, mesdames, messieurs les députés, du peu d'attention que vous avez bien voulu m'accorder. Et puisque je ne suis pas là, je vais vous laisser à vos travaux. Rassurez-vous, monsieur le président, moi, je suis bien élevée, je ne claquerai pas la porte en sortant.

(Mme Michèle-Laure Rassat quitte la salle).

M. le Président : Nous allons reprendre le cours normal de nos travaux, pour la réflexion qui nous attend, et qui est sérieuse et importante. J'assume totalement la composition de la table ronde d'aujourd'hui. Je pourrai m'en expliquer auprès de la presse si elle le souhaite, ou auprès de vous, mes chers collègues, mais nous n'avons pas de temps à perdre. Nous en avons perdu assez pour aujourd'hui. Qui souhaite s'exprimer à présent ?


Histoire d'un couple ...


Jean Richard et Annick Tanguy, Mme Richard,  Maigret et Madame Maigret au cinéma ...




  • Journaliste : Est ce que Madame Maigret est aussi gentille dans la vie que dans le feuilleton ? 
  • Jean Richard : OUI.



avant la climatisation : bien construire

 


Arreter de construire dans de mauvais matériaux ou de mal les utiliser. Les maisons de pierre ou de bois ou les maisons alsaciennes sont "naturellement" fraiches en été et chaudes en hiver, si les fenetres sont bien placées. Le béton, les velux, le verre partout sont absurdes.

Intersexes : cad personnes nés physiquement avec des caracteristiques biologiques intermediaires entre les deux sexes

 

le nouveau verbe " genrer " est une marque de l'adhesion à l'idee que le " genre " serait un concept clair, et encourage a croire que seul la référence à la représentation de soi est permise et que la référence à la réalité biologique sexuelle serait " essentialiste" soit "fasciste" :

à l'évidence je refuse l'emploi de ce verbe, 

lorsque l'on demande à quelqu'un comment il ou elle souhaite être appelé, il est normal de dire : préférez vous être appelé au féminin ou au masculin ?

Bravo à Clémence pour son témoignage très utile.

Une femme physiquement un peu intersexe (pilosité ...) est prise pour une personne mentalement transsexuelle , et est victime de transphobie. 

Non à la transphobie !

Halte à l'ignorance.



Montessori ...

 



Tout depend de ce que l'on pense devoir apprendre a ses enfants : 

leur montrer qu'ils ont droit a tout ce qu'ils desirent ou au contraire qu'ils doivent d'abord se demander quels sont les besoins des autres avant de réclamer quelque chose pour eux, et se demander quel est le besoin le plus important : 

ici, un enfant, a une place, et veut deranger les autres pour son simple plaisir ... un parent doit lui enseigner que la morale est de ne pas deranger les autres pour sa simple fantaisie




Netayahou 21 juin 2026

 



Merci, Mark Levine.

J'aimerais pouvoir vous avoir comme conseiller au quotidien.

Vous savez, aux États-Unis, on dit que le président Trump fait tout ce que je lui demande.

Et en Israël, on dit que je fais tout ce qu'il veut que je fasse. Eh bien, aucune de ces affirmations n'est vraie. Nous sommes les dirigeants de pays indépendants et fiers.

Nous défendons nos intérêts. Je défends les intérêts d'Israël [applaudissements]

et sa sécurité. [applaudissements] Souvent, nous sommes sur la même longueur d'onde, parfois non, mais nous respectons la souveraineté de chacun,

ainsi que notre leadership et notre engagement envers nos peuples.

L'année dernière, alors que je me trouvais sur cette scène, j'ai aperçu certains d'entre vous. Je ne vois personne en ce moment précis, mais j'ai vu de chers amis

qui sont présents ici. Richard, merci. Nous avons également parmi nous le président serbe de Bosnie-Herzégovine.

Merci. Merci, Madame. Nous aurons l'occasion de discuter demain. Il y a tant de chers amis ici.

Et je le pense sincèrement.

Donc, l'année dernière, sur cette scène, j'ai évoqué des décisions,

des décisions difficiles, des décisions historiques, des décisions que beaucoup à l'époque —

Mark, beaucoup de ceux qui se présentaient contre moi — disaient que je n'aurais pas dû prendre.

On m'a dit de ne pas entrer à Rafah. Je suis entré à Rafah. On m'a dit [applaudissements] de ne pas frapper. Nous avons frappé le Hezbollah.

On m'a dit de ne pas affronter l'Iran. Nous avons affronté l'Iran.

Et aujourd'hui, je tiens à commencer par une question simple : qu'avons-nous accompli ?

Car ces mêmes personnes, ainsi que leurs acolytes dans la presse, tentent de minimiser nos réalisations. En fait, ils essaient de les effacer complètement.

Alors, qu'avons-nous accompli ?

Voici ce que nous avons accompli : nous avons empêché l'Iran de mener à bien un plan visant à nous anéantir. Aujourd'hui, ils auraient

pu disposer d'une arme nucléaire, d'une bombe atomique, pour y parvenir. Nous avons empêché cela. Nous avons écarté un danger existentiel. Si nous n'avions pas agi — si nous n'avions pas mené l'opération « Rising Line » puis l'opération « Roaring Line » —, l'Iran aurait

possédé des bombes atomiques. Et laissez-moi vous dire une chose : ils les auraient utilisées.

C'est ce que nous avons empêché. [applaudissements] Aux côtés de nos amis américains —

l'armée de l'air américaine, l'armée américaine —, nous avons mené la plus vaste frappe aérienne de notre histoire.

Nous avons détruit les infrastructures nucléaires de l'Iran.

Nous avons neutralisé vingt de leurs meilleurs scientifiques nucléaires : douze lors de l'opération « Rising Line » et huit autres

lors de l'opération « Roaring Line ». Or, lorsqu'on élimine les scientifiques, il devient très difficile de fabriquer une arme nucléaire ; extrêmement difficile.

Nous avons décapité la direction de ce régime terroriste. Nous avons anéanti leur industrie de missiles. Nous avons neutralisé leur marine et leur armée de l'air. Nous

avons frappé leurs industries militaires et leurs ponts. Nous avons visé tant de cibles que les dommages cumulés

infligés à l'économie du CGRI ne se comptent pas en millions, ni même en centaines de millions,

ni en milliards, mais en centaines et centaines de milliards de dollars ; il leur faudra beaucoup de temps pour s'en remettre.

Beaucoup de temps [applaudissements]... et peut-être ne s'en remettront-ils jamais. Car une fois que l'on porte de tels coups et que le fossé

entre le régime et la population est aussi profond, impossible de prédire quand un tel régime s'effondrera ; je pense que nous avons créé

les conditions de sa chute future. Ce sera là le véritable triomphe : lorsque le peuple iranien prendra son destin en main et renversera ce

régime brutal qui le terrorise, tout en terrorisant le reste du monde.

Mais nous ne nous sommes pas contentés d'affronter l'Iran. Nous avons brisé l'axe de la terreur iranien. Nous avons éliminé Sinwar, Haniyeh

et Deif. Nous avons neutralisé des dizaines de milliers de terroristes.

Et malgré ceux qui affirmaient que c'était impossible, nous avons ramené en Israël tous les otages. Chaque otage, jusqu'au dernier. Certains de mes critiques — qui préféreraient ne pas qu'on le leur rappelle — disaient : « Arrêtez-vous avant Rafah, passez un accord. Occupons-nous des terroristes, récupérons nos otages. Pas besoin d'entrer à Rafah, pas besoin de prendre le corridor de Philadelphie. Pas besoin de s'attaquer au Hezbollah. Et, pour l'amour du ciel, ne nous attaquons pas à l'Iran. »

Mais nous ne les avons pas écoutés. Nous sommes passés à l'action. Et nous les avons récupérés, parce que nous avons envoyé nos courageux soldats — nos soldats d'un héroïsme incomparable — directement dans leur bastion de Gaza. Et ils ont capitulé.

Nous avons ramené tous les otages, jusqu'au dernier. C'est un accomplissement dont, je crois, tout le peuple d'Israël et tout le monde libre devraient être fiers. Nous les avons ramenés [applaudissements].

Au Liban... Nous avons fait exploser... je ne sais pas s'il faut dire « beepers » ou « pagers ».

Comment dit-on en Amérique ? « Beepers » ? Nous avons fait exploser les « beepers ». Nous avons éliminé Nasrallah.

Nous avons décimé la machine militaire du Hezbollah.

Nous avons empêché les forces iraniennes d'envahir la Galilée. Nous avons détruit plus de 90 % des 150 000 roquettes et missiles amassés contre nous. Nous avons établi une zone de sécurité à Gaza. Nous avons établi une zone de sécurité en Syrie. Nous avons établi

une zone de sécurité au Liban. Et nous la maintiendrons aussi longtemps qu'il le faudra pour protéger notre peuple.

Je vais vous parler d'une autre réussite qui, à bien des égards — comme me le dit Sarah, et je... vous savez ce que dit la Bible : tout ce que Sarah a dit à Abraham... Dieu a dit : « Écoute tout ce que Sarah te dit ». Eh bien, je ne suis pas Abraham, mais j'écoute ma Sarah. Je pense que la plus grande réussite que nous ayons accomplie est d'avoir brisé la barrière de la peur.

Pendant des années, on nous disait : « Vous ne pouvez pas attaquer le sol iranien. » Oui, on peut mener des opérations du Mossad — et nous en avons mené un certain nombre, j'en ai autorisé beaucoup — mais on ne peut pas envoyer nos forces armées en Iran.

Pourtant, nous avons changé cela. Nous avons envoyé nos courageux pilotes dans le ciel iranien ; ils ont neutralisé des cibles — des cibles du régime, des cibles terroristes, [applaudissements] des batteries de missiles, des sites de production de missiles et des sites nucléaires. Nous avons modifié la doctrine de sécurité d'Israël. Nous prenons l'initiative, nous attaquons, nous créons la surprise et nous frappons les ennemis qui cherchent notre destruction, qui cherchent à nous tuer. Nous les attaquons avant qu'ils n'en aient l'occasion. Comme on dit en hébreu : « Tuez-les en premier. » [applaudissements]

Je suis venu ici à l'occasion du 50e anniversaire de la mort de mon frère à Entebbe ; je me suis rendu sur sa tombe, au mont Herzl.

Yoni est tombé à Entebbe alors qu'il menait ses soldats dans ce qui est considéré comme la plus grande opération de sauvetage des temps modernes.

Entebbe a démontré qu'un peuple libre, s'il mobilise son courage et rassemble ses forces et sa volonté, peut triompher des pires tyrannies au monde, aussi menaçantes ou redoutables soient-elles.

Et en effet, après le sauvetage d'Entebbe, la vague de détournements d'avions qui... qui frappait le monde entier... cette vague a cessé, ou presque totalement cessé.

Mais les régimes terroristes n'ont pas disparu.

Au contraire, ils ont continué à se développer. Et le pire d'entre eux, bien sûr, est l'Iran, le plus grand parrain du terrorisme sur la planète.

Trente-cinq ans après la mort de Yoni, en 2010, mon père a célébré... non loin d'ici, à l'Institut Begin...

Il n'a pas célébré. On a célébré son centenaire ; des historiens ont évoqué ses recherches sur l'Inquisition espagnole et les origines du sionisme, ainsi que ses actions aux États-Unis pour mobiliser le soutien en faveur de l'État juif durant la Seconde Guerre mondiale, et ses rencontres avec Eisenhower et bien d'autres personnalités.

On a parlé de tout cela. Et après une journée entière de conférences, de compliments et d'éloges, mon père est monté sur scène sans aide. Il avait 100 ans et il a dit ceci : « Merci pour vos compliments.

Merci pour ces paroles bienveillantes, mais le temps presse. » Alors, je vais aller droit au but. Voici ce qu'il a dit. Voici l'essentiel.

L'Iran jure de détruire l'État juif.

Le peuple d'Israël montre au monde comment une nation doit se comporter face à une menace existentielle :

regarder le danger en face, sans ciller ;

évaluer calmement ce qui doit être fait et ce qui peut l'être ;

et se tenir prêt à entrer dans la bataille au moment opportun.

C'est ainsi qu'il a conclu son intervention. Ce furent les derniers mots publics de sa vie.

« Cela m'amène à la conviction certaine », a-t-il déclaré, « que notre peuple repoussera cette menace pesant sur notre existence. »

Eh bien, [applaudissements] seize ans plus tard, c'est exactement ce que nous avons fait.

Et je vous dis aujourd'hui ce que j'ai dit sur la tombe de mon frère, il y a quelques heures à peine.

J'ai déclaré aujourd'hui que, quoi qu'il advienne des négociations — avec ou sans accord —,

je vous le promets : tant que je serai Premier ministre, l'Iran ne disposera jamais de l'arme nucléaire.

Jamais. [applaudissements] Tant que je serai Premier ministre d'Israël, je ne laisserai pas cela se produire.

J'ai également évoqué la question du Liban.

J'ai dit — et je l'ai répété ici il y a quelques minutes — que tant qu'il sera nécessaire de protéger notre

population, nous resterons dans la zone de sécurité au sud du Liban. Et la raison en est parfaitement claire. On ne demanderait à aucun autre pays d'agir autrement.

Imaginez un instant que les États-Unis se trouvent de l'autre côté de la frontière. Vous avez des milliers — une armée de milliers — de terroristes qui pilonnent vos villes et vos villages avec des roquettes, des missiles balistiques et des drones tueurs. Ils tuent vos soldats. Ils tuent vos citoyens. Ils tuent vos enfants et les menacent chaque jour. Eh bien, que ferait l'Amérique ?

Dirait-elle : « Eh bien, nous ne pouvons rien faire.

Abstenons-nous de tirer » ? Est-ce ce que dirait l'Amérique ? Non. Vous savez pertinemment ce que ferait l'Amérique. Elle franchirait la frontière, créerait une zone de sécurité, éliminerait les terroristes et protégerait sa population jusqu'à ce que la menace soit écartée. C'est exactement ce que nous faisons.

Et laissez-moi vous dire autre chose. Aucun pays ne s'y prendrait mieux. Aucun pays ne ferait mieux, car les terroristes ne visent pas uniquement des civils.

Ils se cachent aussi parmi leurs propres civils. En agissant ainsi, ils commettent d'ailleurs un double crime de guerre. La question est donc : que faire ?

Nous visons les terroristes, mais il y a des victimes civiles dans toute guerre de ce genre, dans tout conflit urbain de ce type.

Normalement, le rapport entre les non-combattants et les combattants tués se situe autour de 7 pour 1 ou 8 pour 1.

À Gaza, ce chiffre était bien, bien inférieur, malgré tous les mensonges et les campagnes de dénigrement visant Israël. Mais j'ai

interrogé nos équipes — notre service de recherche au sein du ministère de la Défense — et j'ai demandé : « Quel est le ratio au

Liban ? » Ils m'ont répondu aujourd'hui — je viens de recevoir le document à l'instant : « Monsieur le Premier

ministre, il est de cinq pour un. » Non, pas cinq civils tués pour chaque terroriste.

Cinq terroristes tués pour chaque civil touché au cours des opérations.

Cinq pour un. Du jamais vu. Du jamais vu. Car aucune armée ne déploie autant d'efforts que l'armée israélienne pour cibler les terroristes

et minimiser les pertes civiles. Nous devrions en être félicités, et non condamnés. [applaudissements]

Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger notre peuple. Nous ne sommes pas en

guerre contre le Liban. Nous sommes en guerre contre ceux qui terrorisent le Liban et cherchent à nous détruire.

Et lorsque ce mandataire de l'Iran ne représentera plus une menace, lorsqu'il aura été démantelé et désarmé, alors oui, nous connaîtrons la paix avec le Liban. Et j'ai hâte

de la signer. Au fait, Mark, je compte bien rester ici encore un bon moment. Je tiens à ce que vous sachiez que [applaudissements]

ces questions, et bien d'autres, touchent aux intérêts de sécurité de l'État d'Israël. J'ai consacré ma vie à protéger

la sécurité de l'État d'Israël et rien ne changera cela. Rien.

Absolument rien. [applaudissements] Et je peux le faire parce que

je bénéficie du soutien de ma chère famille, de ma femme et de mes enfants. Mais je bénéficie aussi du soutien de l'immense majorité du

peuple d'Israël. Notre peuple est si fort. Il est si fort. Nos soldats sont courageux. Il n'y a pas de soldats plus courageux sur cette planète. Ils sont si héroïques.

Et nous sommes déterminés. Nous sommes résolus à protéger notre pays, quel qu'en soit le prix.

Mais permettez-moi de vous dire autre chose qui, je le sais, préoccupe chacun d'entre vous. Nous assistons à la montée du terrorisme. Il

frappe tous les pays, tous les pays du monde à l'heure actuelle. Il frappe aussi les États-Unis d'Amérique. Et permettez-moi

de vous expliquer comment l'antisémitisme a traversé les âges. Depuis que nous avons perdu notre pays, nous nous sommes retrouvés sans défense.

Nous étions vulnérables, non seulement face aux attaques physiques, mais aussi face aux campagnes de diffamation qui, invariablement, les précédaient. Dans un pays donné, nous étions confrontés à ces calomnies qui finissaient toujours par mener à l'une de ces deux issues : l'exil ou le massacre.

Puis, nous nous réfugions dans un autre pays et nous y subissions exactement le même sort, après avoir essuyé les mêmes injures et diffamations :

on nous accusait d'empoisonner les puits, de boire le sang des enfants tués, de propager la vermine... soit dit en passant, ce sont

exactement les mêmes mensonges qui ont perduré jusqu'à l'Holocauste nazi. Oui, nous étions confrontés à ces

calomnies, puis nous étions massacrés et poussés vers un autre pays, encore et encore ; le même scénario se répétait inlassablement.

Mais c'est là que le changement est intervenu.

Ce changement a eu lieu avec l'avènement de l'État d'Israël et la création de l'armée israélienne. Nous ne pourrons peut-être pas empêcher

ces diffamations. Elles surviennent et disparaissent selon un cycle prévisible, comme me l'avait expliqué mon père historien. Mais la différence, c'est que lorsque

l'on cherche à nous massacrer, nous ripostons. Nous ne les laissons pas faire. Nous [applaudissements] nous ripostons et nous les

repoussons. Exactement comme nous l'avons fait ces trois dernières années. Je vous promets que nous mènerons également ce combat contre

l'antisémitisme à travers le monde. Nous combattrons aussi sur ce huitième front :

la bataille contre notre délégitimation, la

bataille contre les calomnies visant le peuple juif. Mais je vous demande, à vous, Juifs d'Amérique et de la diaspora, une chose :

levez-vous. Ne vous recroquevillez pas. N'ayez pas peur.

Ripostez. Car on ne nous respectera que si nous nous respectons nous-mêmes. Et lorsqu'on nous assène des mensonges, renvoyons-leur

la vérité au visage, et faisons-le debout. Défendez la vérité. Défendez Israël.

Défendez le peuple juif. Défendez l'avenir du peuple juif. Merci à tous.

Merci. [applaudissements et acclamations] Merci. [applaudissements]



Thank you, Mark Leavine.

I wish I could use you as my adviser every day.

You know, in in the United States, they say that President Trump does everything that I ask him to do.

And in Israel, they say that I do everything he wants me to do. Well, neither is true. We're leaders of independent and proud countries.

We stand for our interest. I stand for the interest of Israel [applause]

and for its security. [applause] And often we see eye to eye, sometimes we don't, but we respect each other's sovereignty.

and leadership and commitment to our people.

Last year, uh, standing on this stage, I saw some of you. I can't see any of you right now, but I saw some dear friends

who are here. Richard, thank you. Uh, we are also we also have the Serbian president of uh, Bosnia, Herzuggoina.

Thank you. Thank you, madam. We'll have an opportunity to talk tomorrow. There are so many dear friends here.

And I mean that.

So last year standing on this stage, I spoke about decisions,

difficult decisions, historic decisions, decisions that many at the time, uh,

Mark, many of those running against me said that I shouldn't have taken at the time.

They told me not to enter Rafa. I entered Rafa. I was told [applause] not to strike. We struck Hisbala.

They told me not to confront Iran. We confronted Iran.

And today, today I want to begin with a simple question. What have we achieved?

Because these same people and whatever their cronies in the press are trying to diminish our achievements. In fact, they're trying to erase them completely.

So, what is it that we achieved?

Here's what we achieved. We prevented Iran from carrying out a plan to annihilate us. And today, they would

have had a nuclear weapon, an atomic bomb to do so. We prevented that from happening. We removed an existential danger.

And had we not acted, had we not acted in Operation Rising Line and then in Operation Roaring Line, Iran would have

had atomic bombs. And let me tell you something, they would have used them.

That's what we prevented. [applause] Together with our American friends, the

American Air Force, the American military, we carried out the largest air strike in our history.

We destroyed Iran's nuclear infrastructure.

We knocked out 20 of their top nuclear scientists. 12 in rising line, another

eight in roaring line. And when you take out the scientists, it's very hard to make a nuclear weapon. exceedingly hard.

We decapitated the leadership of the terror regime. We shattered their missile industry. We knocked out their navy. We knocked out their air force. We

attacked their military industries. We attacked their bridges. We attacked so many targets that the cumulative damage

that we did to the IRGC economy is not counted in the millions. It's not counted in the hundreds of millions.

It's not counted in the hundreds, in the billions. It's counted in hundreds and hundreds of billions of dollars and it will take them a long time to recover. A

long time [applause] and they may not recover because once you deal these blows and once the rift

between the regime and the people is so deep you cannot tell when such a regime will fall and it I think we created the

conditions for its future fall. That is what will be the real triumph when the Iranian people take their own destiny in their hands and they knock out this

brutal regime that is terrorizing them and terrorizing the rest of the world.

But we didn't just confront Iran. We shattered Iran's terror axis. We took out Sinoir. We took out Ania. We took

out deaf. We took out tens of thousands of terrorists.

And despite those who said it couldn't be done, we brought back to Israel every single hostage. Every single hostage, every last one of them.

That to uh some of my critics, they don't want to be reminded of this, but they said, "US stop before Rafa, make a

deal. Let's get the terrorists. Let's get our hostages out. We don't have to enter Rafa. we don't have to take the Philadelphia corridor. We don't have to

take on Kisbala. And for God's sake, we shouldn't take on Iran.

But we didn't listen to them. And we did it. And we got them back because we put our brave soldiers, our incomparably

incomparably heroic soldiers, right into their stronghold in Gaza. And they capitulated.

We brought back every last hostage. And it's an achievement that I think the entire people of Israel and the entire

people of the free world should be proud of. We brought them back [applause]

in Lebanon. We exploded I don't know if to call this the beepers or the pagers.

What do you use in America? Beepers. We exploded the beepers. We took out Nallra.

We decimated Hisbala's military machine.

We prevented the Irwan force from invading the Galilee. We destroyed over 90% of the 150,000 rockets and missiles

that amassed against us. We established a security zone in Gaza. We established a security zone in Syria. We established

a security zone in Lebanon. And we shall keep it as long as is necessary to protect our people.

I'll tell you one other achievement which I think in many ways in many ways as Sarah tells me and I

listen to you know what they say in the Bible everything Sarah said to Abraham you know and what God said he said

everything that Sarah says you should listen to her well I'm not Abraham but I listen to my Sarah I think the greatest

achievement we have made is to break through the barrier of fear.

For years, people told us you cannot attack the soil of Iran. Yes, you can do Mossad operations and we did quite a

few. I authorized many. But you cannot send our military to Iran.

But we changed that. We sent our brave pilots over the skies of Iran and they took out targets, regime targets, terror

targets, [applause] missile batteries, missile production

sites, and nuclear sites. We change Israel's security doctrine. We initiate,

we attack, we surprise, and we attack those enemies that seek our destruction, that seek to kill us. We attack them

before they have a chance to do so. If you know Hebrew, kill them first. [applause]

Now, I came here on the 50th anniversary of my brother's fall in Antbe from Mount Herzel at his graveside.

Yoni fell in Antbe leading his soldiers in what is regarded

as the greatest rescue operation of modern times.

Antba showed that a free people if they mobilize their courage and muster their strength and their will,

they can overcome the worst tyrannies the worst tyrannies in the world, however threatening, however challenging.

And indeed after the Antbi rescue, the rash of hijacking that uh that

was covering the entire world, that rash of hijacking stopped, almost stopped completely.

But the terror regimes did not disappear.

And in fact, they continued to grow. And the worst of them, of course, is Iran, the greatest sponsor of terrorism on the planet.

35 years after Yoni fell in 2010, my father celebrated not far from here, the Bean Institute.

He didn't celebrate. They celebrated for him his 100th birthday and historians spoke of his historical

research on the Spanish Inquisition and on the origins of Zionism and u those who knew the story of his

actions in the United States to muster support for the Jewish state during World War II, his meetings with Eisenhower and many others.

They spoke about that too. And after a day's worth of lectures and

compliments and praise, my father came to the stage unaded. He was 100 years old

and he said this. He said, "Thank you for thank you for your compliments.

Thank you for these kind words, but time is short." So, let me get right to the point. And here's what he said. Here's the point.

Iran vows to destroy the Jewish state.

The people of Israel are showing the world how a nation should behave when faced with an existential threat. Stare

unflinchingly at the danger. Calmly consider what needs to be done and what

can be done and be ready to enter the fray at the proper moment.

And then he ended his words. These are the last public words in my father's life.

This leads to my certain belief, he said, that our people will roll back this danger to our existence.

Well, [applause] 16 years later, we did just that.

And I say to you now what I said at my brother's grave just a few hours ago.

Today I said no matter what happens in the talks with an agreement without an agreement I

pledge to you that Iran as long as I'm prime minister will never have a nuclear

weapon. Never. [applause] As long as I am the prime minister of Israel, I will not let that happen.

And I said something else about Lebanon.

I said and I repeated here a few minutes ago, as long as we need to protect our

people, we will remain in the security zone in South Lebanon. And the reason the reason is perfectly understood. No country would be asked to do otherwise.

Now you imagine the United States across the border. You have thousands, an army of thousands of terrorists who pellet

your cities and your towns with rockets and ballistic missiles and killer drones. They kill your soldiers. They kill your citizens. They kill your

children and they threaten them every day. Well, what would America do?

Would it say, "Well, there's nothing we can do.

Let's hold our fire." Is that what America would say? No. You know damn well what America would do. It would cross the border, create a security

zone, kill the terrorists, and protect its people until the threat is removed. That's exactly what we are doing.

And let me tell you something else. No country would do it better. No country would do it better because the terrorists do not just target civilians.

They also hide among their own civilians. They are by the way are committing a double war crime in doing that. So the question is what do you do

about it? We target the terrorists but there are some civilian casualties in every such war in every such urban

warfare. And normally the ratio of combatants to non-combatants killed, non-combatants to combatants killed is about 7:1, 8:1.

In Gaza it was much, much lower than that despite all the lies and vilifications aimed at Israel. But I

asked our people, our research arm in the defense ministry, I said, "What is the ratio in

Lebanon?" And they said to me today, I just got the document today. Prime

Minister, it's 5 to one. No, not five civilians killed for every terrorist.

Five terrorists killed for every civilian that is harmed in the process.

5 to1. Unheard of. Unheard of. Because no army takes goes to such lengths like the Israeli army to target terrorists

and minimize civilian casualties. We should be commended for it, not condemned. [applause]

We do everything in our power to protect our people. We don't have a

war with Lebanon. We have a war with who terrorizes Lebanon and seeks our destruction.

And when that proxy of Iran is no longer a threat, when it's dismantled, when it's disarmed, yes, we'll have peace with Lebanon. And I look forward to

signing it. Uh, by the way, Mark, I intend to be here for quite a while. I want you to know that [applause]

these and other matters are the interests of security of the state of Israel. I've devoted my life to protect

the security of the state of Israel and nothing will change that. Nothing.

Absolutely nothing. [applause] And I can do so because

I have the support of my dear family, my wife and my children. But I have the support of the vast majority of the

people of Israel. Our people are so strong. They're so strong. Our soldiers are brave. There are no braver soldiers on the planet. They're so heroic.

And we are determined. We are resolved to protect our country whatever the cost.

But let me tell you something else that I know troubles every one of you. We see the rising tide of terrorism. It

afflicts every country, every country in the world right now. And it afflicts the United States of America. And let me

tell you how anti-semitism works down the ages.

Ever since we lost our country and we became defenseless.

We were defenseless not only against physical attack but against the vilifications that often and always preceded them. So we were faced in one

country with such vilifications and that led eventually to either one of two things either exile or massacre

and then we went to another country and we faced exactly the same thing after the vuperations and vilifications that

we're poisoning the wells that we drink the blood of slain children that we carry vermin and by the way these are

the exact lies that continued right up to the Nazi holocaust exactly So we were faced with these

vilifications and then we were massacred that we pushed to another country and another country and the same thing happened over and over and over again.

Well, here's where the change happened.

It happened with the rise of the state of Israel and the creation of the Israeli army. We may not be able to stop

the vilifications. They come and go in a predictable cycle as my historian father told me. But the change is that when

they come to slaughter us, we fight back. We don't let them do that. We [applause] we fight back and we roll

them back. Exactly as we have done now in the last three years. I pledge to you that we will also fight this battle of

anti-semitism around the world. We will fight on the eighth front as well. the battle against our delegitimization, the

battle against the calumny that is directed against the Jewish people. But I ask you, the Jews of America and the Jews of the diaspora, to do one thing.

Stand up. Don't cower. Don't be afraid.

Fight back. Because people will only respect us if we respect ourselves. And when they level lies at us, throw back

the truth and do it standing up. Stand up for the truth. Stand up for Israel.

Stand up for the Jewish people. Stand up for the Jewish future. Thank you all.

Thank you. [applause and cheering] Thank you. [applause]