Outreau et le juge Burgaud vu par le Pr Michele Laure Rassat
Mon avis sur la commission Outreau :
- le juge : j'ai vu les rapports médicaux sur les blessures des enfants et des enfants m'ont dit avoir été menacés de nouvaux sévices par leurs parents s'ils me parlaient
- le parlementaire sur le ton d'un maitre à son éleve : mais enfin !! on vous dit que les accusés sont innocents et vous les laissez en prison !!
Ma conclusion : le seul juge qui a EFFECTIVEMENT FAIT SON TRAVAIL ET PROTEGE LES ENFANTS est trainé dans la boue depuis 20 ans ... cela suffit ...
Propositions de réforme du code de procédure pénale :
rapport à M. le garde des sceaux, ministre de la justice
Remis le : 1er janvier 1997
Auteur(s) : Michèle-Laure
Rassat
Auteur(s) moral(aux) : Ministère
de la justice
Disponible en ligne :
Présentation
Ensemble de propositions pour la réforme du code de
procédure pénale portant :- sur la procédure préparatoire au jugement (le
respect de la présomption d'innoncence, la preuve pénale, les nullités de
procédure, les actions publique et civile, les enquêtes de police,
l'instruction judiciaire,- Les voies de recours ordinaire,- les voies de
recours extraordinaires-, les règles d'exécution des peines.
Fiche technique
- Type
de document : Rapport officiel
- Pagination
: 310 pages
- Édité
par : Ministère de la justice
https://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-enq/r3125-t2.asp#P11397_3722237
Table ronde intitulée : « L'état de la
réflexion sur la réforme de l'instruction » réunissant : Mme
Michèle-Laure RASSAT et M. Jean PRADEL, professeurs émérites des facultés
de droit,
M. Didier GUÉRIN, président de la chambre de l'instruction de la cour
d'appel de Versailles,
M. Gilbert THIEL, premier juge d'instruction du tribunal de grande
instance de Paris,
et Me Daniel SOULEZ-LARIVIÈRE, avocat
(Procès-verbal de la séance du 21 mars 2006)
Présidence de M. André VALLINI, Président
M. le Président : Mes chers
collègues, nous accueillons aujourd'hui Mme Michèle-Laure Rassat et
MM. Jean Pradel, Didier Guérin, Gilbert Thiel et Daniel Soulez-Larivière.
Madame, messieurs, je vous remercie d'avoir répondu à notre
invitation. La commission d'enquête, je le rappelle, a été chargée de formuler
des propositions pour éviter le renouvellement des dysfonctionnements de la
justice constatés dans l'affaire dite d'Outreau. C'est dans ce cadre que nous
entamons aujourd'hui avec vous une première table ronde consacrée à
« l'état de la réflexion sur la réforme de l'instruction. »
L'ordonnance du 17 novembre 1958 modifiée relative au fonctionnement des
assemblées parlementaires, exige des personnes auditionnées qu'elles prêtent le
serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Tout en ayant
conscience du caractère un peu décalé de cette obligation, je vais vous
demander de lever la main droite et de dire : « Je le jure ».
(Les personnes auditionnées prêtent successivement
serment).
La commission va maintenant procéder à votre audition qui
fait l'objet d'un enregistrement. Je suggère que chaque intervenant fasse un
exposé d'une durée de 15 minutes maximum. Puis nous passerons à un échange
de questions que je propose d'organiser autour des thèmes suivants : À
quel juge confier l'instruction ? Quelles fonctions attribuer au juge
d'instruction ? Comment améliorer les méthodes de travail du magistrat
instructeur ? Comment définir un nouveau régime de la détention
provisoire ? Comment améliorer le contrôle effectif de l'instruction par
la chambre de l'instruction ?
Qui souhaite prendre la parole en premier ?
Mme Michèle-Laure RASSAT : Je
crois qu'il est souhaitable que je prenne la parole en premier, parce je ne
vais pas rester longtemps parmi vous.
Quand j'ai reçu la convocation de votre commission, ma
première réaction a été de vous écrire pour vous dire que je ne viendrai pas.
Et je suis d'ailleurs passée à l'acte : j'ai rédigé la lettre. Et puis,
j'ai eu une communication téléphonique avec quelqu'un qui m'est proche
intellectuellement, qui travaille habituellement avec moi, qui avait participé
avec moi au travail qui m'avait été demandé, à l'époque, par M. le garde
des Sceaux Jacques Toubon. Cette personne m'a dit que j'avais tort, et elle a
rameuté un certain nombre de nos amis, qui sont venus me dire qu'il était
indispensable que je vienne. Je n'ignore pas l'article 6-III de
l'ordonnance, monsieur le président. Seulement, je crois que si j'avais décidé
de ne pas venir, j'aurais été justifiée par l'état de nécessité, et comme, en
outre, vous ne sembliez pas brûler de l'intention de me voir, je doute que vous
m'auriez fait saisir par la force publique pour m'amener devant vous menottée.
L'argument de ce que j'appellerai, pour faire simple, mon
fan-club, se déroulait en deux phases. La première était de constater que je
m'étais imposé une certaine attitude à partir du moment où votre commission a
été constituée, parce que je croyais que je serai entendue. Cette attitude n'a
été respectée par personne, ni parmi les personnes que vous avez auditionnées
ni parmi les membres de votre commission. Je m'étais imposé de ne jamais parler
d'Outreau devant les médias, parce que j'estimais qu'il était convenable que je
vous réserve la primauté de mes observations. Or, il se trouve que je n'en
avais pas parlé non plus avant, parce que franchement je n'en avais pas vu
l'intérêt. Résultat : je ne m'étais pas exprimée du tout. Ces personnes
ont trouvé qu'il était un peu dommage que je sois la seule en France à ne pas
l'avoir fait, et ont donc souhaité que je vienne le faire, ou au moins le faire
en partie, ici.
La seconde raison qui les inspirait, c'est qu'elles
croyaient, à tort ou à raison, que si je ne venais pas, un certain nombre de
choses qui leur paraissaient mériter d'être dites ici ne le seraient pas, et
que par conséquent, il fallait, en quelque sorte, que je m'y
« colle ».
Ayant recueilli ces observations contradictoires, les
miennes d'abord, les leurs ensuite, j'ai délibéré avec moi-même, et j'ai décidé
de venir, pour deux choses. La première, et à titre principal - vous
comprendrez que je m'accorde l'intérêt principal -, c'est de vous
expliquer pourquoi je ne suis pas là. La seconde, à titre subsidiaire, et pour
leur faire plaisir, c'est de dire les deux, trois choses qu'ils souhaitaient
être dites, en utilisant les quinze minutes que vous avez bien voulu m'accorder.
La raison pour laquelle je ne souhaitais pas venir, c'est
que j'ai été gravement trompée par votre commission. J'imagine, monsieur le
président, que vous répondez de votre secrétariat. J'imagine que ce que dit
votre secrétariat, c'est ce que vous lui avez dit de dire. Or, lorsqu'on m'a
appelée pour me demander de venir devant vous, on m'a dit qu'il s'agirait d'une
demi-journée consacrée à l'audition de ma collègue Mireille Delmas-Marty, de
M. le président Truche et de moi-même. Il serait, certes, intéressant pour
nous d'entendre Donnedieu de Vabres et Mattéi mais ils ne sont plus là. Nous,
nous sommes toujours vivants. Cela m'a paru couler de source, puisque nous
sommes les trois derniers rapporteurs officiels de la République sur les
questions qui vous intéressent. Cela m'a paru couler de source parce que, si
vous voulez une vraie information, là, vous l'aviez. Et cela m'a paru couler de
source aussi parce que trois personnes sur une demi-journée, en comptant
bêtement, cela faisait une heure et quart, une heure et demi chacun. C'est
naturellement insuffisant, cela l'est toujours, mais au moins, en une heure et
quart, une heure et demie, on fait passer un certain nombre de choses. Or,
lorsque j'ai reçu votre convocation, c'était une convocation à une table ronde.
Je ne récuse personne. Lorsque votre commission aura achevé ses travaux, je
regretterai qu'elle n'ait pas entendu davantage de monde. Plus vous en
entendrez, et mieux cela vaudra. Mais il me paraît évident qu'il y a une
différence de nature objective entre ceux qui réfléchissent à titre individuel
- c'est parfait, il faut les encourager et les féliciter - et ceux
qui ont réfléchi dans le cadre d'une mission officielle.
Je ne suis pas en train de faire une crise d'ego
surdimensionné. Ma personne n'a aucun intérêt dans cette affaire. Vous avez
parfaitement le droit de considérer que ma personne et mes travaux sont sans
intérêt. Le problème, c'est que M. le Président de la République,
M. le Premier ministre Alain Juppé et M. le garde des Sceaux Jacques
Toubon n'ont pas été de cet avis. Ou plus exactement, ils m'ont chargée d'une
mission. Vous avez le droit de ne pas vouloir en tenir compte. Moi, je ne peux
pas y contribuer. Par conséquent, je ne peux pas m'entretenir ici en étant
simplement Michèle-Laure Rassat, ce qui n'est pas grand-chose. J'ai été un
rapporteur officiel de la République, et j'aurais aimé qu'on me donne ce titre,
et surtout le temps pour expliquer ce qu'il y avait à dire. Car je vous
rappelle que mes lettres de mission, que je possède ici, me chargeaient de
promouvoir une réforme générale du code de procédure pénale, depuis le soupçon
de commission d'infraction pénale jusqu'à la fin de l'exécution des peines.
Alors, parler de cela en un quart d'heure, excusez-moi, mais c'est un tour de
force que je ne sais pas faire.
J'en viens aux deux ou trois déclarations qu'on m'a demandé
de faire ici. Cela ne va pas détendre l'atmosphère, mais je n'y peux rien,
c'est pour cela que je suis venue.
La première est une déclaration extrêmement générale, et de
ce point de vue, relativement neutre. Depuis que les hommes sont des hominidés,
ils ont trouvé qu'il était plus efficace pour eux de se grouper, de vivre
ensemble. Je doute que ceux qui l'ont fait les premiers l'aient fait parce
qu'ils se sont dit qu'un jour, ce serait plus commode d'être quatre pour faire
un bridge et vingt-deux pour faire une partie de football. S'ils l'ont fait,
c'est parce qu'ils y ont vu une garantie pour leur sécurité. Ils se sont dit
qu'ensemble, ils seraient plus forts. Cela étant, ce groupement qu'ils ont
choisi leur a imposé d'énormes sacrifices. Pendant des décennies, ils ont
exposé leur propre intégrité corporelle : pour défendre leur suzerain
quand il faisait la guerre, pour défendre le roi lorsqu'il faisait la guerre,
puis pour défendre leur pays, et maintenant pour défendre des idées. Ils ont
aussi payé l'impôt, de tout temps, extrêmement lourd. Alors, je me pose une
question, que j'aimerais que vous vous posiez. Est-ce que le risque que nous
courons tous, car nous sommes tous égaux devant la loi, d'être un jour, pendant
un certain temps, pris par hasard dans une poursuite pénale, à condition qu'il
y ait ensuite une indemnisation raisonnable - je dis bien raisonnable, si
j'étais venue devant vous, j'aurais eu à en parler -, est-ce que ce risque
n'est pas le prix que nous devons tous payer pour avoir une justice pénale
relativement efficace ?
Je vous rappelle qu'à l'heure où nous parlons, on est en
train de juger les tortionnaires de Paul, et que bientôt, on jugera ceux
d'Ilan. J'ai renoncé, à l'échelon de ma propre vie, à voir un jour la justice
pénale traiter autrement qu'en réagissant au coup par coup à des faits divers.
Les deux que je viens de vous citer, à mon avis, valent bien Outreau, et ce
qu'il y a eu de pire dans Outreau, à mon sens, c'est-à-dire ce qu'ont subi les
enfants Delay. J'aimerais vraiment que vous ayez cette réflexion. Et personnellement,
puisque je suis là, j'en profite, je vous incite très fortement à ne pas
désarmer la justice pénale actuellement. Ce n'est vraiment pas le moment.
J'en viens à mes déclarations individuelles, et cela va être
un petit peu plus difficile. J'ai lu dans la bouche d'un de vos interlocuteurs,
monsieur le président - pas ici, ne rêvons pas, dans la presse -, que
votre commission était le « bal des faux-culs ». Je n'ai
personnellement pas d'opinion sur ce point, mais ce que je peux vous dire,
c'est que pendant quelques minutes, ça va changer.
Ma première déclaration individuelle concerne Fabrice
Burgaud. J'ai été trente ans directeur des instituts d'études judiciaires des
facultés dans lesquelles j'enseignais : Dijon, Nantes, Rouen et Paris-XII.
J'ai la prétention d'avoir une petite idée sur la question, sur ce que sont les
fonctions de magistrat et ceux qui les exercent. Compte tenu de ses fonctions,
de ses compétences, des pouvoirs qui étaient les siens et des moyens dont il
pouvait disposer, Fabrice Burgaud a fait son travail, et il l'a remarquablement
fait. Et il a bien du mérite. Car il y a un élément qui semble avoir échappé à
tout le monde, et qui pourtant est capital dans cette affaire, c'est que
Fabrice Burgaud n'est pas issu d'une faculté de droit et d'un institut d'études
judiciaires. Il est issu d'un institut d'études politiques. Ce qui veut dire
qu'au moment où il est entré à l'École nationale de la magistrature - et
il a eu bien du mérite d'y entrer -, sa culture juridictionnelle
ressemblait à un gruyère. Comme on fait beaucoup de choses à l'École, mais peu
de droit, ce n'est pas là qu'il a comblé ses lacunes. Autrement dit, Fabrice
Burgaud s'est fait tout seul. Eh bien, permettez-moi de vous dire que le
résultat est plutôt flatteur !
Je tenais à le dire parce que le malheureux n'a été soutenu
par personne. Pas par sa hiérarchie. On vous a dit ici qu'elle était pesante.
Cela doit dépendre de ce qu'elle fait, parce que là, elle a été
merveilleusement absente. Pas par ses pairs, qui l'ont soutenu avec des
pincettes : on ne sait pas ce qui peut arriver, il vaut mieux ne pas se
mouiller. Il n'a été soutenu par personne. Alors, je ne suis pas grand-chose.
Je suis, je le répète, directeur d'instituts d'études judiciaires depuis trente
ans. Je lui donne acte qu'il a bien fait ce qu'il avait à faire. Je précise
qu'à ma connaissance, je ne connais pas Fabrice Burgaud. Je dis « à ma
connaissance », parce que quand on a l'habitude de s'exprimer devant des
auditoires de plusieurs centaines de personnes, il est très difficile de savoir
à qui on parle. Donc, à ma connaissance, je n'ai jamais rencontré Fabrice
Burgaud.
La deuxième personne dont je voudrais parler, je la connais
bien, et, à ma connaissance toujours, j'ai toujours eu les meilleurs rapports
avec elle. Mais je parle sous la foi du serment, et je suis là parce que je
suis censée connaître un peu quelque chose. Cette personne, c'est M. le
procureur général Yves Bot. Je suis désolée de devoir dire que l'attitude de
M. Yves Bot a été absolument scandaleuse. Car elle correspond exactement
au délit défini par l'article 434-16 du code pénal. Pour les non juristes,
l'article 434-16, c'est celui qui réprime le fait d'exercer une pression
sur la justice. Ce n'est pas la peine d'ergoter pour savoir si c'était dans la
salle d'audience, devant la salle d'audience, dans la salle des pas perdus ou
au Jardin du Luxembourg. Cela ne change rien. Cela n'est pas la peine non plus
de se demander s'il avait convoqué une conférence de presse ou s'il a parlé
spontanément. L'infraction en question n'ayant pas de circonstance aggravante
de préméditation il n'y a pas d'intérêts. La seule chose qu'il faut se
demander, c'est ce qu'il a dit et le moment où il l'a dit. Manifestement, il a
- ou c'est comme cela que ses propos pouvaient s'interpréter -
annoncé un acquittement alors que les jurés n'avaient pas délibéré.
Cet article 434-16 punit toute déclaration avant les
délibérations de toute juridiction, mais en ce qui concerne la cour d'assises,
cela prend forcément une résonance particulière. Car le jury de la cour
d'assises, ce n'est pas, comme d'aucuns vous l'ont dit ici, l'échevinage !
Le jury de la cour d'assises, c'est la souveraineté nationale incarnée dans sa
cour de justice. Dans l'ancien droit, on aurait dit que M. Yves Bot avait
commis un crime de lèse-majesté. Je crois qu'il faut protéger la cour
d'assises. Son président vous a dit qu'elle n'avait pas été atteinte, je m'en
félicite. Il n'en demeure pas moins que ce comportement me paraît tout à fait
inadmissible. Et je constate que d'aucuns qui réagissent plus vite que leur
ombre pour engager certaines procédures de contrôle ou disciplinaires sont
brutalement frappés de cécité dans certains cas.
Reste la dernière déclaration, dans laquelle je sais que je
m'exprime au nom d'un très grand nombre, sans doute du plus grand nombre des
professeurs de droit pénal français, puisque beaucoup ont écrit dans nos revues
scientifiques des articles sur la question, et que d'autres, sachant que vous
étiez constitués, m'ont téléphoné pour me dire : « Michèle-Laure,
vous qui serez entendue, n'oubliez pas de leur dire ! » Alors, je ne
suis pas entendue, mais je vais quand même vous dire ceci. Quand on a eu,
disons le front, pour rester courtois, de voter à l'unanimité des groupes
parlementaires représentés dans les assemblées - ce qui, soit dit en
passant, en dit long sur le corporatisme des parlementaires, parce que le
corporatisme, on le voit toujours chez les autres, mais jamais chez soi -
deux lois successives, la première n'ayant pas été jugée suffisamment
protectrice, pour mettre officiellement, au moins vous n'avez pas été
hypocrites, à l'abri des conséquences des infractions pénales qu'ils commettent
dans l'exercice de leurs fonctions les élus locaux, tout en laissant reposer
cette responsabilité pénale sur les collectivités qu'ils dirigent, on n'est
peut-être pas les mieux placés pour venir donner des leçons de responsabilité
aux autres. Je suis désolée de devoir vous le dire, mais je sais, et vous le
savez aussi, parce que vous avez dû lire les articles en question, que c'est
l'avis du plus grand nombre des pénalistes français.
Je vous remercie, mesdames, messieurs les députés, du peu
d'attention que vous avez bien voulu m'accorder. Et puisque je ne suis pas là,
je vais vous laisser à vos travaux. Rassurez-vous, monsieur le président, moi,
je suis bien élevée, je ne claquerai pas la porte en sortant.
(Mme Michèle-Laure Rassat quitte la salle).
M. le Président : Nous allons
reprendre le cours normal de nos travaux, pour la réflexion qui nous attend, et
qui est sérieuse et importante. J'assume totalement la composition de la table
ronde d'aujourd'hui. Je pourrai m'en expliquer auprès de la presse si elle le
souhaite, ou auprès de vous, mes chers collègues, mais nous n'avons pas de
temps à perdre. Nous en avons perdu assez pour aujourd'hui. Qui souhaite
s'exprimer à présent ?
Histoire d'un couple ...
Jean Richard et Annick Tanguy, Mme Richard, Maigret et Madame Maigret au cinéma ...
- Journaliste : Est ce que Madame Maigret est aussi gentille dans la vie que dans le feuilleton ?
- Jean Richard : OUI.
avant la climatisation : bien construire
Arreter de construire dans de mauvais matériaux ou de mal les utiliser. Les maisons de pierre ou de bois ou les maisons alsaciennes sont "naturellement" fraiches en été et chaudes en hiver, si les fenetres sont bien placées. Le béton, les velux, le verre partout sont absurdes.
Intersexes : cad personnes nés physiquement avec des caracteristiques biologiques intermediaires entre les deux sexes
le nouveau verbe " genrer " est une marque de l'adhesion à l'idee que le " genre " serait un concept clair, et encourage a croire que seul la référence à la représentation de soi est permise et que la référence à la réalité biologique sexuelle serait " essentialiste" soit "fasciste" :
à l'évidence je refuse l'emploi de ce verbe,
lorsque l'on demande à quelqu'un comment il ou elle souhaite être appelé, il est normal de dire : préférez vous être appelé au féminin ou au masculin ?
Bravo à Clémence pour son témoignage très utile.
Une femme physiquement un peu intersexe (pilosité ...) est prise pour une personne mentalement transsexuelle , et est victime de transphobie.
Non à la transphobie !
Halte à l'ignorance.
Montessori ...
Tout depend de ce que l'on pense devoir apprendre a ses enfants :
leur montrer qu'ils ont droit a tout ce qu'ils desirent ou au contraire qu'ils doivent d'abord se demander quels sont les besoins des autres avant de réclamer quelque chose pour eux, et se demander quel est le besoin le plus important :
ici, un enfant, a une place, et veut deranger les autres pour
son simple plaisir ... un parent doit lui enseigner que la morale est de ne pas
deranger les autres pour sa simple fantaisie
Netayahou 21 juin 2026
Merci, Mark Levine.
J'aimerais pouvoir vous avoir comme conseiller au quotidien.
Vous savez, aux États-Unis, on dit que le président Trump
fait tout ce que je lui demande.
Et en Israël, on dit que je fais tout ce qu'il veut que je
fasse. Eh bien, aucune de ces affirmations n'est vraie. Nous sommes les
dirigeants de pays indépendants et fiers.
Nous défendons nos intérêts. Je défends les intérêts
d'Israël [applaudissements]
et sa sécurité. [applaudissements] Souvent, nous sommes sur
la même longueur d'onde, parfois non, mais nous respectons la souveraineté de
chacun,
ainsi que notre leadership et notre engagement envers nos
peuples.
L'année dernière, alors que je me trouvais sur cette scène,
j'ai aperçu certains d'entre vous. Je ne vois personne en ce moment précis,
mais j'ai vu de chers amis
qui sont présents ici. Richard, merci. Nous avons également
parmi nous le président serbe de Bosnie-Herzégovine.
Merci. Merci, Madame. Nous aurons l'occasion de discuter
demain. Il y a tant de chers amis ici.
Et je le pense sincèrement.
Donc, l'année dernière, sur cette scène, j'ai évoqué des
décisions,
des décisions difficiles, des décisions historiques, des
décisions que beaucoup à l'époque —
Mark, beaucoup de ceux qui se présentaient contre moi —
disaient que je n'aurais pas dû prendre.
On m'a dit de ne pas entrer à Rafah. Je suis entré à Rafah.
On m'a dit [applaudissements] de ne pas frapper. Nous avons frappé le
Hezbollah.
On m'a dit de ne pas affronter l'Iran. Nous avons affronté
l'Iran.
Et aujourd'hui, je tiens à commencer par une question simple
: qu'avons-nous accompli ?
Car ces mêmes personnes, ainsi que leurs acolytes dans la
presse, tentent de minimiser nos réalisations. En fait, ils essaient de les
effacer complètement.
Alors, qu'avons-nous accompli ?
Voici ce que nous avons accompli : nous avons empêché l'Iran
de mener à bien un plan visant à nous anéantir. Aujourd'hui, ils auraient
pu disposer d'une arme nucléaire, d'une bombe atomique, pour
y parvenir. Nous avons empêché cela. Nous avons écarté un danger existentiel.
Si nous n'avions pas agi — si nous n'avions pas mené l'opération « Rising Line
» puis l'opération « Roaring Line » —, l'Iran aurait
possédé des bombes atomiques. Et laissez-moi vous dire une
chose : ils les auraient utilisées.
C'est ce que nous avons empêché. [applaudissements] Aux
côtés de nos amis américains —
l'armée de l'air américaine, l'armée américaine —, nous
avons mené la plus vaste frappe aérienne de notre histoire.
Nous avons détruit les infrastructures nucléaires de l'Iran.
Nous avons neutralisé vingt de leurs meilleurs scientifiques
nucléaires : douze lors de l'opération « Rising Line » et huit autres
lors de l'opération « Roaring Line ». Or, lorsqu'on élimine
les scientifiques, il devient très difficile de fabriquer une arme nucléaire ;
extrêmement difficile.
Nous avons décapité la direction de ce régime terroriste.
Nous avons anéanti leur industrie de missiles. Nous avons neutralisé leur
marine et leur armée de l'air. Nous
avons frappé leurs industries militaires et leurs ponts.
Nous avons visé tant de cibles que les dommages cumulés
infligés à l'économie du CGRI ne se comptent pas en
millions, ni même en centaines de millions,
ni en milliards, mais en centaines et centaines de milliards
de dollars ; il leur faudra beaucoup de temps pour s'en remettre.
Beaucoup de temps [applaudissements]... et peut-être ne s'en
remettront-ils jamais. Car une fois que l'on porte de tels coups et que le
fossé
entre le régime et la population est aussi profond,
impossible de prédire quand un tel régime s'effondrera ; je pense que nous
avons créé
les conditions de sa chute future. Ce sera là le véritable
triomphe : lorsque le peuple iranien prendra son destin en main et renversera
ce
régime brutal qui le terrorise, tout en terrorisant le reste
du monde.
Mais nous ne nous sommes pas contentés d'affronter l'Iran.
Nous avons brisé l'axe de la terreur iranien. Nous avons éliminé Sinwar,
Haniyeh
et Deif. Nous avons neutralisé des dizaines de milliers de
terroristes.
Et malgré ceux qui affirmaient que c'était impossible, nous
avons ramené en Israël tous les otages. Chaque otage, jusqu'au dernier.
Certains de mes critiques — qui préféreraient ne pas qu'on le leur rappelle —
disaient : « Arrêtez-vous avant Rafah, passez un accord. Occupons-nous des
terroristes, récupérons nos otages. Pas besoin d'entrer à Rafah, pas besoin de
prendre le corridor de Philadelphie. Pas besoin de s'attaquer au Hezbollah. Et,
pour l'amour du ciel, ne nous attaquons pas à l'Iran. »
Mais nous ne les avons pas écoutés. Nous sommes passés à
l'action. Et nous les avons récupérés, parce que nous avons envoyé nos
courageux soldats — nos soldats d'un héroïsme incomparable — directement dans
leur bastion de Gaza. Et ils ont capitulé.
Nous avons ramené tous les otages, jusqu'au dernier. C'est
un accomplissement dont, je crois, tout le peuple d'Israël et tout le monde
libre devraient être fiers. Nous les avons ramenés [applaudissements].
Au Liban... Nous avons fait exploser... je ne sais pas s'il
faut dire « beepers » ou « pagers ».
Comment dit-on en Amérique ? « Beepers » ? Nous avons fait
exploser les « beepers ». Nous avons éliminé Nasrallah.
Nous avons décimé la machine militaire du Hezbollah.
Nous avons empêché les forces iraniennes d'envahir la
Galilée. Nous avons détruit plus de 90 % des 150 000 roquettes et missiles
amassés contre nous. Nous avons établi une zone de sécurité à Gaza. Nous avons
établi une zone de sécurité en Syrie. Nous avons établi
une zone de sécurité au Liban. Et nous la maintiendrons
aussi longtemps qu'il le faudra pour protéger notre peuple.
Je vais vous parler d'une autre réussite qui, à bien des
égards — comme me le dit Sarah, et je... vous savez ce que dit la Bible : tout
ce que Sarah a dit à Abraham... Dieu a dit : « Écoute tout ce que Sarah te dit
». Eh bien, je ne suis pas Abraham, mais j'écoute ma Sarah. Je pense que la
plus grande réussite que nous ayons accomplie est d'avoir brisé la barrière de
la peur.
Pendant des années, on nous disait : « Vous ne pouvez pas
attaquer le sol iranien. » Oui, on peut mener des opérations du Mossad — et
nous en avons mené un certain nombre, j'en ai autorisé beaucoup — mais on ne
peut pas envoyer nos forces armées en Iran.
Pourtant, nous avons changé cela. Nous avons envoyé nos
courageux pilotes dans le ciel iranien ; ils ont neutralisé des cibles — des
cibles du régime, des cibles terroristes, [applaudissements] des batteries de
missiles, des sites de production de missiles et des sites nucléaires. Nous
avons modifié la doctrine de sécurité d'Israël. Nous prenons l'initiative, nous
attaquons, nous créons la surprise et nous frappons les ennemis qui cherchent
notre destruction, qui cherchent à nous tuer. Nous les attaquons avant qu'ils
n'en aient l'occasion. Comme on dit en hébreu : « Tuez-les en premier. »
[applaudissements]
Je suis venu ici à l'occasion du 50e anniversaire de la mort
de mon frère à Entebbe ; je me suis rendu sur sa tombe, au mont Herzl.
Yoni est tombé à Entebbe alors qu'il menait ses soldats dans
ce qui est considéré comme la plus grande opération de sauvetage des temps
modernes.
Entebbe a démontré qu'un peuple libre, s'il mobilise son
courage et rassemble ses forces et sa volonté, peut triompher des pires
tyrannies au monde, aussi menaçantes ou redoutables soient-elles.
Et en effet, après le sauvetage d'Entebbe, la vague de
détournements d'avions qui... qui frappait le monde entier... cette vague a
cessé, ou presque totalement cessé.
Mais les régimes terroristes n'ont pas disparu.
Au contraire, ils ont continué à se développer. Et le pire
d'entre eux, bien sûr, est l'Iran, le plus grand parrain du terrorisme sur la
planète.
Trente-cinq ans après la mort de Yoni, en 2010, mon père a
célébré... non loin d'ici, à l'Institut Begin...
Il n'a pas célébré. On a célébré son centenaire ; des
historiens ont évoqué ses recherches sur l'Inquisition espagnole et les
origines du sionisme, ainsi que ses actions aux États-Unis pour mobiliser le
soutien en faveur de l'État juif durant la Seconde Guerre mondiale, et ses
rencontres avec Eisenhower et bien d'autres personnalités.
On a parlé de tout cela. Et après une journée entière de
conférences, de compliments et d'éloges, mon père est monté sur scène sans
aide. Il avait 100 ans et il a dit ceci : « Merci pour vos compliments.
Merci pour ces paroles bienveillantes, mais le temps presse.
» Alors, je vais aller droit au but. Voici ce qu'il a dit. Voici l'essentiel.
L'Iran jure de détruire l'État juif.
Le peuple d'Israël montre au monde comment une nation doit
se comporter face à une menace existentielle :
regarder le danger en face, sans ciller ;
évaluer calmement ce qui doit être fait et ce qui peut
l'être ;
et se tenir prêt à entrer dans la bataille au moment
opportun.
C'est ainsi qu'il a conclu son intervention. Ce furent les
derniers mots publics de sa vie.
« Cela m'amène à la conviction certaine », a-t-il déclaré, «
que notre peuple repoussera cette menace pesant sur notre existence. »
Eh bien, [applaudissements] seize ans plus tard, c'est
exactement ce que nous avons fait.
Et je vous dis aujourd'hui ce que j'ai dit sur la tombe de
mon frère, il y a quelques heures à peine.
J'ai déclaré aujourd'hui que, quoi qu'il advienne des
négociations — avec ou sans accord —,
je vous le promets : tant que je serai Premier ministre,
l'Iran ne disposera jamais de l'arme nucléaire.
Jamais. [applaudissements] Tant que je serai Premier
ministre d'Israël, je ne laisserai pas cela se produire.
J'ai également évoqué la question du Liban.
J'ai dit — et je l'ai répété ici il y a quelques minutes —
que tant qu'il sera nécessaire de protéger notre
population, nous resterons dans la zone de sécurité au sud
du Liban. Et la raison en est parfaitement claire. On ne demanderait à aucun
autre pays d'agir autrement.
Imaginez un instant que les États-Unis se trouvent de
l'autre côté de la frontière. Vous avez des milliers — une armée de milliers —
de terroristes qui pilonnent vos villes et vos villages avec des roquettes, des
missiles balistiques et des drones tueurs. Ils tuent vos soldats. Ils tuent vos
citoyens. Ils tuent vos enfants et les menacent chaque jour. Eh bien, que
ferait l'Amérique ?
Dirait-elle : « Eh bien, nous ne pouvons rien faire.
Abstenons-nous de tirer » ? Est-ce ce que dirait l'Amérique
? Non. Vous savez pertinemment ce que ferait l'Amérique. Elle franchirait la
frontière, créerait une zone de sécurité, éliminerait les terroristes et
protégerait sa population jusqu'à ce que la menace soit écartée. C'est
exactement ce que nous faisons.
Et laissez-moi vous dire autre chose. Aucun pays ne s'y
prendrait mieux. Aucun pays ne ferait mieux, car les terroristes ne visent pas
uniquement des civils.
Ils se cachent aussi parmi leurs propres civils. En agissant
ainsi, ils commettent d'ailleurs un double crime de guerre. La question est
donc : que faire ?
Nous visons les terroristes, mais il y a des victimes
civiles dans toute guerre de ce genre, dans tout conflit urbain de ce type.
Normalement, le rapport entre les non-combattants et les
combattants tués se situe autour de 7 pour 1 ou 8 pour 1.
À Gaza, ce chiffre était bien, bien inférieur, malgré tous
les mensonges et les campagnes de dénigrement visant Israël. Mais j'ai
interrogé nos équipes — notre service de recherche au sein
du ministère de la Défense — et j'ai demandé : « Quel est le ratio au
Liban ? » Ils m'ont répondu aujourd'hui — je viens de
recevoir le document à l'instant : « Monsieur le Premier
ministre, il est de cinq pour un. » Non, pas cinq civils
tués pour chaque terroriste.
Cinq terroristes tués pour chaque civil touché au cours des
opérations.
Cinq pour un. Du jamais vu. Du jamais vu. Car aucune armée
ne déploie autant d'efforts que l'armée israélienne pour cibler les terroristes
et minimiser les pertes civiles. Nous devrions en être
félicités, et non condamnés. [applaudissements]
Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger
notre peuple. Nous ne sommes pas en
guerre contre le Liban. Nous sommes en guerre contre ceux
qui terrorisent le Liban et cherchent à nous détruire.
Et lorsque ce mandataire de l'Iran ne représentera plus une
menace, lorsqu'il aura été démantelé et désarmé, alors oui, nous connaîtrons la
paix avec le Liban. Et j'ai hâte
de la signer. Au fait, Mark, je compte bien rester ici
encore un bon moment. Je tiens à ce que vous sachiez que [applaudissements]
ces questions, et bien d'autres, touchent aux intérêts de
sécurité de l'État d'Israël. J'ai consacré ma vie à protéger
la sécurité de l'État d'Israël et rien ne changera cela.
Rien.
Absolument rien. [applaudissements] Et je peux le faire
parce que
je bénéficie du soutien de ma chère famille, de ma femme et
de mes enfants. Mais je bénéficie aussi du soutien de l'immense majorité du
peuple d'Israël. Notre peuple est si fort. Il est si fort.
Nos soldats sont courageux. Il n'y a pas de soldats plus courageux sur cette
planète. Ils sont si héroïques.
Et nous sommes déterminés. Nous sommes résolus à protéger
notre pays, quel qu'en soit le prix.
Mais permettez-moi de vous dire autre chose qui, je le sais,
préoccupe chacun d'entre vous. Nous assistons à la montée du terrorisme. Il
frappe tous les pays, tous les pays du monde à l'heure
actuelle. Il frappe aussi les États-Unis d'Amérique. Et permettez-moi
de vous expliquer comment l'antisémitisme a traversé les
âges. Depuis que nous avons perdu notre pays, nous nous sommes retrouvés sans
défense.
Nous étions vulnérables, non seulement face aux attaques
physiques, mais aussi face aux campagnes de diffamation qui, invariablement,
les précédaient. Dans un pays donné, nous étions confrontés à ces calomnies qui
finissaient toujours par mener à l'une de ces deux issues : l'exil ou le
massacre.
Puis, nous nous réfugions dans un autre pays et nous y
subissions exactement le même sort, après avoir essuyé les mêmes injures et
diffamations :
on nous accusait d'empoisonner les puits, de boire le sang
des enfants tués, de propager la vermine... soit dit en passant, ce sont
exactement les mêmes mensonges qui ont perduré jusqu'à
l'Holocauste nazi. Oui, nous étions confrontés à ces
calomnies, puis nous étions massacrés et poussés vers un
autre pays, encore et encore ; le même scénario se répétait inlassablement.
Mais c'est là que le changement est intervenu.
Ce changement a eu lieu avec l'avènement de l'État d'Israël
et la création de l'armée israélienne. Nous ne pourrons peut-être pas empêcher
ces diffamations. Elles surviennent et disparaissent selon
un cycle prévisible, comme me l'avait expliqué mon père historien. Mais la
différence, c'est que lorsque
l'on cherche à nous massacrer, nous ripostons. Nous ne les
laissons pas faire. Nous [applaudissements] nous ripostons et nous les
repoussons. Exactement comme nous l'avons fait ces trois
dernières années. Je vous promets que nous mènerons également ce combat contre
l'antisémitisme à travers le monde. Nous combattrons aussi
sur ce huitième front :
la bataille contre notre délégitimation, la
bataille contre les calomnies visant le peuple juif. Mais je
vous demande, à vous, Juifs d'Amérique et de la diaspora, une chose :
levez-vous. Ne vous recroquevillez pas. N'ayez pas peur.
Ripostez. Car on ne nous respectera que si nous nous
respectons nous-mêmes. Et lorsqu'on nous assène des mensonges, renvoyons-leur
la vérité au visage, et faisons-le debout. Défendez la
vérité. Défendez Israël.
Défendez le peuple juif. Défendez l'avenir du peuple juif.
Merci à tous.
Merci. [applaudissements et acclamations] Merci.
[applaudissements]
|
Thank you, Mark Leavine. |
|
I wish I could use you as my adviser every day. |
|
You know, in in the United States, they say that President Trump does
everything that I ask him to do. |
|
And in Israel, they say that I do everything he wants me to do. Well,
neither is true. We're leaders of independent and proud countries. |
|
We stand for our interest. I stand for the interest of Israel [applause] |
|
and for its security. [applause] And often we see eye to eye, sometimes
we don't, but we respect each other's sovereignty. |
|
and leadership and commitment to our people. |
|
Last year, uh, standing on this stage, I saw some of you. I can't see any
of you right now, but I saw some dear friends |
|
who are here. Richard, thank you. Uh, we are also we also have the
Serbian president of uh, Bosnia, Herzuggoina. |
|
Thank you. Thank you, madam. We'll have an opportunity to talk tomorrow.
There are so many dear friends here. |
|
And I mean that. |
|
So last year standing on this stage, I spoke about decisions, |
|
difficult decisions, historic decisions, decisions that many at the time,
uh, |
|
Mark, many of those running against me said that I shouldn't have taken
at the time. |
|
They told me not to enter Rafa. I entered Rafa. I was told [applause] not
to strike. We struck Hisbala. |
|
They told me not to confront Iran. We confronted Iran. |
|
And today, today I want to begin with a simple question. What have we
achieved? |
|
Because these same people and whatever their cronies in the press are
trying to diminish our achievements. In fact, they're trying to erase them
completely. |
|
So, what is it that we achieved? |
|
Here's what we achieved. We prevented Iran from carrying out a plan to
annihilate us. And today, they would |
|
have had a nuclear weapon, an atomic bomb to do so. We prevented that
from happening. We removed an existential danger. |
|
And had we not acted, had we not acted in Operation Rising Line and then
in Operation Roaring Line, Iran would have |
|
had atomic bombs. And let me tell you something, they would have used
them. |
|
That's what we prevented. [applause] Together with our American friends,
the |
|
American Air Force, the American military, we carried out the largest air
strike in our history. |
|
We destroyed Iran's nuclear infrastructure. |
|
We knocked out 20 of their top nuclear scientists. 12 in rising line,
another |
|
eight in roaring line. And when you take out the scientists, it's very
hard to make a nuclear weapon. exceedingly hard. |
|
We decapitated the leadership of the terror regime. We shattered their
missile industry. We knocked out their navy. We knocked out their air force.
We |
|
attacked their military industries. We attacked their bridges. We
attacked so many targets that the cumulative damage |
|
that we did to the IRGC economy is not counted in the millions. It's not
counted in the hundreds of millions. |
|
It's not counted in the hundreds, in the billions. It's counted in
hundreds and hundreds of billions of dollars and it will take them a long
time to recover. A |
|
long time [applause] and they may not recover because once you deal these
blows and once the rift |
|
between the regime and the people is so deep you cannot tell when such a
regime will fall and it I think we created the |
|
conditions for its future fall. That is what will be the real triumph
when the Iranian people take their own destiny in their hands and they knock
out this |
|
brutal regime that is terrorizing them and terrorizing the rest of the
world. |
|
But we didn't just confront Iran. We shattered Iran's terror axis. We
took out Sinoir. We took out Ania. We took |
|
out deaf. We took out tens of thousands of terrorists. |
|
And despite those who said it couldn't be done, we brought back to Israel
every single hostage. Every single hostage, every last one of them. |
|
That to uh some of my critics, they don't want to be reminded of this,
but they said, "US stop before Rafa, make a |
|
deal. Let's get the terrorists. Let's get our hostages out. We don't have
to enter Rafa. we don't have to take the Philadelphia corridor. We don't have
to |
|
take on Kisbala. And for God's sake, we shouldn't take on Iran. |
|
But we didn't listen to them. And we did it. And we got them back because
we put our brave soldiers, our incomparably |
|
incomparably heroic soldiers, right into their stronghold in Gaza. And
they capitulated. |
|
We brought back every last hostage. And it's an achievement that I think
the entire people of Israel and the entire |
|
people of the free world should be proud of. We brought them back
[applause] |
|
in Lebanon. We exploded I don't know if to call this the beepers or the
pagers. |
|
What do you use in America? Beepers. We exploded the beepers. We took out
Nallra. |
|
We decimated Hisbala's military machine. |
|
We prevented the Irwan force from invading the Galilee. We destroyed over
90% of the 150,000 rockets and missiles |
|
that amassed against us. We established a security zone in Gaza. We
established a security zone in Syria. We established |
|
a security zone in Lebanon. And we shall keep it as long as is necessary
to protect our people. |
|
I'll tell you one other achievement which I think in many ways in many
ways as Sarah tells me and I |
|
listen to you know what they say in the Bible everything Sarah said to
Abraham you know and what God said he said |
|
everything that Sarah says you should listen to her well I'm not Abraham
but I listen to my Sarah I think the greatest |
|
achievement we have made is to break through the barrier of fear. |
|
For years, people told us you cannot attack the soil of Iran. Yes, you
can do Mossad operations and we did quite a |
|
few. I authorized many. But you cannot send our military to Iran. |
|
But we changed that. We sent our brave pilots over the skies of Iran and
they took out targets, regime targets, terror |
|
targets,
[applause] missile batteries, missile production |
|
sites, and nuclear sites. We change Israel's security doctrine. We
initiate, |
|
we attack, we surprise, and we attack those enemies that seek our
destruction, that seek to kill us. We attack them |
|
before they have a chance to do so. If you know Hebrew, kill them first.
[applause] |
|
Now, I came here on the 50th anniversary of my brother's fall in Antbe
from Mount Herzel at his graveside. |
|
Yoni fell in Antbe leading his soldiers in what is regarded |
|
as the greatest rescue operation of modern times. |
|
Antba showed that a free people if they mobilize their courage and muster
their strength and their will, |
|
they can overcome the worst tyrannies the worst tyrannies in the world,
however threatening, however challenging. |
|
And indeed after the Antbi rescue, the rash of hijacking that uh that |
|
was covering the entire world, that rash of hijacking stopped, almost
stopped completely. |
|
But the terror regimes did not disappear. |
|
And in fact, they continued to grow. And the worst of them, of course, is
Iran, the greatest sponsor of terrorism on the planet. |
|
35 years after Yoni fell in 2010, my father celebrated not far from here,
the Bean Institute. |
|
He didn't celebrate. They celebrated for him his 100th birthday and
historians spoke of his historical |
|
research on the Spanish Inquisition and on the origins of Zionism and u
those who knew the story of his |
|
actions in the United States to muster support for the Jewish state
during World War II, his meetings with Eisenhower and many others. |
|
They spoke about that too. And after a day's worth of lectures and |
|
compliments and praise, my father came to the stage unaded. He was 100
years old |
|
and he said this. He said, "Thank you for thank you for your
compliments. |
|
Thank you for these kind words, but time is short." So, let me get
right to the point. And here's what he said. Here's the point. |
|
Iran vows to destroy the Jewish state. |
|
The people of Israel are showing the world how a nation should behave
when faced with an existential threat. Stare |
|
unflinchingly at the danger. Calmly consider what needs to be done and
what |
|
can be done and be ready to enter the fray at the proper moment. |
|
And then he ended his words. These are the last public words in my
father's life. |
|
This leads to my certain belief, he said, that our people will roll back
this danger to our existence. |
|
Well, [applause] 16 years later, we did just that. |
|
And I say to you now what I said at my brother's grave just a few hours
ago. |
|
Today I said no matter what happens in the talks with an agreement
without an agreement I |
|
pledge to you that Iran as long as I'm prime minister will never have a
nuclear |
|
weapon. Never. [applause] As long as I am the prime minister of Israel, I
will not let that happen. |
|
And I said something else about Lebanon. |
|
I said and I repeated here a few minutes ago, as long as we need to
protect our |
|
people, we will remain in the security zone in South Lebanon. And the
reason the reason is perfectly understood. No country would be asked to do
otherwise. |
|
Now you imagine the United States across the border. You have thousands,
an army of thousands of terrorists who pellet |
|
your cities and your towns with rockets and ballistic missiles and killer
drones. They kill your soldiers. They kill your citizens. They kill your |
|
children and they threaten them every day. Well, what would America do? |
|
Would it say, "Well, there's nothing we can do. |
|
Let's hold our fire." Is that what America would say? No. You know
damn well what America would do. It would cross the border, create a security |
|
zone, kill the terrorists, and protect its people until the threat is
removed. That's exactly what we are doing. |
|
And let me tell you something else. No country would do it better. No
country would do it better because the terrorists do not just target
civilians. |
|
They also hide among their own civilians. They are by the way are
committing a double war crime in doing that. So the question is what do you
do |
|
about it? We target the terrorists but there are some civilian casualties
in every such war in every such urban |
|
warfare. And normally the ratio of combatants to non-combatants killed,
non-combatants to combatants killed is about 7:1, 8:1. |
|
In Gaza it was much, much lower than that despite all the lies and
vilifications aimed at Israel. But I |
|
asked our people, our research arm in the defense ministry, I said,
"What is the ratio in |
|
Lebanon?" And they said to me today, I just got the document today.
Prime |
|
Minister, it's 5 to one. No, not five civilians killed for every
terrorist. |
|
Five terrorists killed for every civilian that is harmed in the process. |
|
5 to1. Unheard of. Unheard of. Because no army takes goes to such lengths
like the Israeli army to target terrorists |
|
and minimize civilian casualties. We should be commended for it, not
condemned. [applause] |
|
We do everything in our power to protect our people. We don't have a |
|
war with Lebanon. We have a war with who terrorizes Lebanon and seeks our
destruction. |
|
And when that proxy of Iran is no longer a threat, when it's dismantled,
when it's disarmed, yes, we'll have peace with Lebanon. And I look forward to |
|
signing it. Uh, by the way, Mark, I intend to be here for quite a while.
I want you to know that [applause] |
|
these and other matters are the interests of security of the state of
Israel. I've devoted my life to protect |
|
the security of the state of Israel and nothing will change that.
Nothing. |
|
Absolutely nothing. [applause] And I can do so because |
|
I have the support of my dear family, my wife and my children. But I have
the support of the vast majority of the |
|
people of Israel. Our people are so strong. They're so strong. Our
soldiers are brave. There are no braver soldiers on the planet. They're so
heroic. |
|
And we are determined. We are resolved to protect our country whatever
the cost. |
|
But let me tell you something else that I know troubles every one of you.
We see the rising tide of terrorism. It |
|
afflicts every country, every country in the world right now. And it
afflicts the United States of America. And let me |
|
tell you how anti-semitism works down the ages. |
|
Ever since we lost our country and we became defenseless. |
|
We were defenseless not only against physical attack but against the
vilifications that often and always preceded them. So we were faced in one |
|
country with such vilifications and that led eventually to either one of
two things either exile or massacre |
|
and then we went to another country and we faced exactly the same thing
after the vuperations and vilifications that |
|
we're poisoning the wells that we drink the blood of slain children that
we carry vermin and by the way these are |
|
the exact lies that continued right up to the Nazi holocaust exactly So
we were faced with these |
|
vilifications and then we were massacred that we pushed to another
country and another country and the same thing happened over and over and
over again. |
|
Well, here's where the change happened. |
|
It happened with the rise of the state of Israel and the creation of the
Israeli army. We may not be able to stop |
|
the vilifications. They come and go in a predictable cycle as my
historian father told me. But the change is that when |
|
they come to slaughter us, we fight back. We don't let them do that. We
[applause] we fight back and we roll |
|
them back. Exactly as we have done now in the last three years. I pledge
to you that we will also fight this battle of |
|
anti-semitism around the world. We will fight on the eighth front as
well. the battle against our delegitimization, the |
|
battle against the calumny that is directed against the Jewish people.
But I ask you, the Jews of America and the Jews of the diaspora, to do one
thing. |
|
Stand up. Don't cower. Don't be afraid. |
|
Fight back. Because people will only respect us if we respect ourselves.
And when they level lies at us, throw back |
|
the truth and do it standing up. Stand up for the truth. Stand up for
Israel. |
|
Stand up for the Jewish people. Stand up for the Jewish future. Thank you
all. |
|
Thank you. [applause and cheering] Thank you. [applause] |
