- le juge : j'ai vu les rapports médicaux sur les blessures des enfants et des enfants m'ont dit avoir été menacés de nouvaux sévices par leurs parents s'ils me parlaient
- le parlementaire sur le ton d'un maitre à son éleve : mais enfin !! on vous dit que les accusés sont innocents et vous les laissez en prison !!
Ma conclusion : le seul juge qui a EFFECTIVEMENT FAIT SON TRAVAIL ET PROTEGE LES ENFANTS est trainé dans la boue depuis 20 ans ... cela suffit ...
INTERVENTION du Pr RASSAT devant la commission parlementaire d'Outreau :
Pr Michele-Laure RASSAT est professeur de droit et auteur du Rapport suivant :
Ensemble de propositions pour la réforme du code de
procédure pénale portant :- sur la procédure préparatoire au jugement (le
respect de la présomption d'innoncence, la preuve pénale, les nullités de
procédure, les actions publique et civile, les enquêtes de police,
l'instruction judiciaire,- Les voies de recours ordinaire,- les voies de
recours extraordinaires-, les règles d'exécution des peines.
Table ronde intitulée : « L'état de la
réflexion sur la réforme de l'instruction » réunissant : Mme
Michèle-Laure RASSAT et M. Jean PRADEL, professeurs émérites des facultés
de droit,
M. Didier GUÉRIN, président de la chambre de l'instruction de la cour
d'appel de Versailles,
M. Gilbert THIEL, premier juge d'instruction du tribunal de grande
instance de Paris,
et Me Daniel SOULEZ-LARIVIÈRE, avocat
(Procès-verbal de la séance du 21 mars 2006)
Présidence de M. André VALLINI, Président
M. le Président : Mes chers
collègues, nous accueillons aujourd'hui Mme Michèle-Laure Rassat et
MM. Jean Pradel, Didier Guérin, Gilbert Thiel et Daniel Soulez-Larivière.
Madame, messieurs, je vous remercie d'avoir répondu à notre
invitation. La commission d'enquête, je le rappelle, a été chargée de formuler
des propositions pour éviter le renouvellement des dysfonctionnements de la
justice constatés dans l'affaire dite d'Outreau. C'est dans ce cadre que nous
entamons aujourd'hui avec vous une première table ronde consacrée à
« l'état de la réflexion sur la réforme de l'instruction. »
L'ordonnance du 17 novembre 1958 modifiée relative au fonctionnement des
assemblées parlementaires, exige des personnes auditionnées qu'elles prêtent le
serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Tout en ayant
conscience du caractère un peu décalé de cette obligation, je vais vous
demander de lever la main droite et de dire : « Je le jure ».
(Les personnes auditionnées prêtent successivement
serment).
La commission va maintenant procéder à votre audition qui
fait l'objet d'un enregistrement. Je suggère que chaque intervenant fasse un
exposé d'une durée de 15 minutes maximum. Puis nous passerons à un échange
de questions que je propose d'organiser autour des thèmes suivants : À
quel juge confier l'instruction ? Quelles fonctions attribuer au juge
d'instruction ? Comment améliorer les méthodes de travail du magistrat
instructeur ? Comment définir un nouveau régime de la détention
provisoire ? Comment améliorer le contrôle effectif de l'instruction par
la chambre de l'instruction ?
Qui souhaite prendre la parole en premier ?
Mme Michèle-Laure RASSAT: Je
crois qu'il est souhaitable que je prenne la parole en premier, parce je ne
vais pas rester longtemps parmi vous.
Quand j'ai reçu la convocation de votre commission, ma
première réaction a été de vous écrire pour vous dire que je ne viendrai pas.
Et je suis d'ailleurs passée à l'acte : j'ai rédigé la lettre. Et puis,
j'ai eu une communication téléphonique avec quelqu'un qui m'est proche
intellectuellement, qui travaille habituellement avec moi, qui avait participé
avec moi au travail qui m'avait été demandé, à l'époque, par M. le garde
des Sceaux Jacques Toubon. Cette personne m'a dit que j'avais tort, et elle a
rameuté un certain nombre de nos amis, qui sont venus me dire qu'il était
indispensable que je vienne. Je n'ignore pas l'article 6-III de
l'ordonnance, monsieur le président. Seulement, je crois que si j'avais décidé
de ne pas venir, j'aurais été justifiée par l'état de nécessité, et comme, en
outre, vous ne sembliez pas brûler de l'intention de me voir, je doute que vous
m'auriez fait saisir par la force publique pour m'amener devant vous menottée.
L'argument de ce que j'appellerai, pour faire simple, mon
fan-club, se déroulait en deux phases. La première était de constater que je
m'étais imposé une certaine attitude à partir du moment où votre commission a
été constituée, parce que je croyais que je serai entendue. Cette attitude n'a
été respectée par personne, ni parmi les personnes que vous avez auditionnées
ni parmi les membres de votre commission. Je m'étais imposé de ne jamais parler
d'Outreau devant les médias, parce que j'estimais qu'il était convenable que je
vous réserve la primauté de mes observations. Or, il se trouve que je n'en
avais pas parlé non plus avant, parce que franchement je n'en avais pas vu
l'intérêt. Résultat : je ne m'étais pas exprimée du tout. Ces personnes
ont trouvé qu'il était un peu dommage que je sois la seule en France à ne pas
l'avoir fait, et ont donc souhaité que je vienne le faire, ou au moins le faire
en partie, ici.
La seconde raison qui les inspirait, c'est qu'elles
croyaient, à tort ou à raison, que si je ne venais pas, un certain nombre de
choses qui leur paraissaient mériter d'être dites ici ne le seraient pas, et
que par conséquent, il fallait, en quelque sorte, que je m'y
« colle ».
Ayant recueilli ces observations contradictoires, les
miennes d'abord, les leurs ensuite, j'ai délibéré avec moi-même, et j'ai décidé
de venir, pour deux choses. La première, et à titre principal - vous
comprendrez que je m'accorde l'intérêt principal -, c'est de vous
expliquer pourquoi je ne suis pas là. La seconde, à titre subsidiaire, et pour
leur faire plaisir, c'est de dire les deux, trois choses qu'ils souhaitaient
être dites, en utilisant les quinze minutes que vous avez bien voulu m'accorder.
La raison pour laquelle je ne souhaitais pas venir, c'est
que j'ai été gravement trompée par votre commission. J'imagine, monsieur le
président, que vous répondez de votre secrétariat. J'imagine que ce que dit
votre secrétariat, c'est ce que vous lui avez dit de dire. Or, lorsqu'on m'a
appelée pour me demander de venir devant vous, on m'a dit qu'il s'agirait d'une
demi-journée consacrée à l'audition de ma collègue Mireille Delmas-Marty, de
M. le président Truche et de moi-même. Il serait, certes, intéressant pour
nous d'entendre Donnedieu de Vabres et Mattéi mais ils ne sont plus là. Nous,
nous sommes toujours vivants. Cela m'a paru couler de source, puisque nous
sommes les trois derniers rapporteurs officiels de la République sur les
questions qui vous intéressent. Cela m'a paru couler de source parce que, si
vous voulez une vraie information, là, vous l'aviez. Et cela m'a paru couler de
source aussi parce que trois personnes sur une demi-journée, en comptant
bêtement, cela faisait une heure et quart, une heure et demi chacun. C'est
naturellement insuffisant, cela l'est toujours, mais au moins, en une heure et
quart, une heure et demie, on fait passer un certain nombre de choses. Or,
lorsque j'ai reçu votre convocation, c'était une convocation à une table ronde.
Je ne récuse personne. Lorsque votre commission aura achevé ses travaux, je
regretterai qu'elle n'ait pas entendu davantage de monde. Plus vous en
entendrez, et mieux cela vaudra. Mais il me paraît évident qu'il y a une
différence de nature objective entre ceux qui réfléchissent à titre individuel
- c'est parfait, il faut les encourager et les féliciter - et ceux
qui ont réfléchi dans le cadre d'une mission officielle.
Je ne suis pas en train de faire une crise d'ego
surdimensionné. Ma personne n'a aucun intérêt dans cette affaire. Vous avez
parfaitement le droit de considérer que ma personne et mes travaux sont sans
intérêt. Le problème, c'est que M. le Président de la République,
M. le Premier ministre Alain Juppé et M. le garde des Sceaux Jacques
Toubon n'ont pas été de cet avis. Ou plus exactement, ils m'ont chargée d'une
mission. Vous avez le droit de ne pas vouloir en tenir compte. Moi, je ne peux
pas y contribuer. Par conséquent, je ne peux pas m'entretenir ici en étant
simplement Michèle-Laure Rassat, ce qui n'est pas grand-chose. J'ai été un
rapporteur officiel de la République, et j'aurais aimé qu'on me donne ce titre,
et surtout le temps pour expliquer ce qu'il y avait à dire. Car je vous
rappelle que mes lettres de mission, que je possède ici, me chargeaient de
promouvoir une réforme générale du code de procédure pénale, depuis le soupçon
de commission d'infraction pénale jusqu'à la fin de l'exécution des peines.
Alors, parler de cela en un quart d'heure, excusez-moi, mais c'est un tour de
force que je ne sais pas faire.
J'en viens aux deux ou trois déclarations qu'on m'a demandé
de faire ici. Cela ne va pas détendre l'atmosphère, mais je n'y peux rien,
c'est pour cela que je suis venue.
La première est une déclaration extrêmement générale, et de
ce point de vue, relativement neutre. Depuis que les hommes sont des hominidés,
ils ont trouvé qu'il était plus efficace pour eux de se grouper, de vivre
ensemble. Je doute que ceux qui l'ont fait les premiers l'aient fait parce
qu'ils se sont dit qu'un jour, ce serait plus commode d'être quatre pour faire
un bridge et vingt-deux pour faire une partie de football. S'ils l'ont fait,
c'est parce qu'ils y ont vu une garantie pour leur sécurité. Ils se sont dit
qu'ensemble, ils seraient plus forts. Cela étant, ce groupement qu'ils ont
choisi leur a imposé d'énormes sacrifices. Pendant des décennies, ils ont
exposé leur propre intégrité corporelle : pour défendre leur suzerain
quand il faisait la guerre, pour défendre le roi lorsqu'il faisait la guerre,
puis pour défendre leur pays, et maintenant pour défendre des idées. Ils ont
aussi payé l'impôt, de tout temps, extrêmement lourd. Alors, je me pose une
question, que j'aimerais que vous vous posiez. Est-ce que le risque que nous
courons tous, car nous sommes tous égaux devant la loi, d'être un jour, pendant
un certain temps, pris par hasard dans une poursuite pénale, à condition qu'il
y ait ensuite une indemnisation raisonnable - je dis bien raisonnable, si
j'étais venue devant vous, j'aurais eu à en parler -, est-ce que ce risque
n'est pas le prix que nous devons tous payer pour avoir une justice pénale
relativement efficace ?
Je vous rappelle qu'à l'heure où nous parlons, on est en
train de juger les tortionnaires de Paul, et que bientôt, on jugera ceux
d'Ilan. J'ai renoncé, à l'échelon de ma propre vie, à voir un jour la justice
pénale traiter autrement qu'en réagissant au coup par coup à des faits divers.
Les deux que je viens de vous citer, à mon avis, valent bien Outreau, et ce
qu'il y a eu de pire dans Outreau, à mon sens, c'est-à-dire ce qu'ont subi les
enfants Delay. J'aimerais vraiment que vous ayez cette réflexion. Et personnellement,
puisque je suis là, j'en profite, je vous incite très fortement à ne pas
désarmer la justice pénale actuellement. Ce n'est vraiment pas le moment.
J'en viens à mes déclarations individuelles, et cela va être
un petit peu plus difficile. J'ai lu dans la bouche d'un de vos interlocuteurs,
monsieur le président - pas ici, ne rêvons pas, dans la presse -, que
votre commission était le « bal des faux-culs ». Je n'ai
personnellement pas d'opinion sur ce point, mais ce que je peux vous dire,
c'est que pendant quelques minutes, ça va changer.
Ma première déclaration individuelle concerne Fabrice
Burgaud. J'ai été trente ans directeur des instituts d'études judiciaires des
facultés dans lesquelles j'enseignais : Dijon, Nantes, Rouen et Paris-XII.
J'ai la prétention d'avoir une petite idée sur la question, sur ce que sont les
fonctions de magistrat et ceux qui les exercent. Compte tenu de ses fonctions,
de ses compétences, des pouvoirs qui étaient les siens et des moyens dont il
pouvait disposer, Fabrice Burgaud a fait son travail, et il l'a remarquablement
fait. Et il a bien du mérite. Car il y a un élément qui semble avoir échappé à
tout le monde, et qui pourtant est capital dans cette affaire, c'est que
Fabrice Burgaud n'est pas issu d'une faculté de droit et d'un institut d'études
judiciaires. Il est issu d'un institut d'études politiques. Ce qui veut dire
qu'au moment où il est entré à l'École nationale de la magistrature - et
il a eu bien du mérite d'y entrer -, sa culture juridictionnelle
ressemblait à un gruyère. Comme on fait beaucoup de choses à l'École, mais peu
de droit, ce n'est pas là qu'il a comblé ses lacunes. Autrement dit, Fabrice
Burgaud s'est fait tout seul. Eh bien, permettez-moi de vous dire que le
résultat est plutôt flatteur !
Je tenais à le dire parce que le malheureux n'a été soutenu
par personne. Pas par sa hiérarchie. On vous a dit ici qu'elle était pesante.
Cela doit dépendre de ce qu'elle fait, parce que là, elle a été
merveilleusement absente. Pas par ses pairs, qui l'ont soutenu avec des
pincettes : on ne sait pas ce qui peut arriver, il vaut mieux ne pas se
mouiller. Il n'a été soutenu par personne. Alors, je ne suis pas grand-chose.
Je suis, je le répète, directeur d'instituts d'études judiciaires depuis trente
ans. Je lui donne acte qu'il a bien fait ce qu'il avait à faire. Je précise
qu'à ma connaissance, je ne connais pas Fabrice Burgaud. Je dis « à ma
connaissance », parce que quand on a l'habitude de s'exprimer devant des
auditoires de plusieurs centaines de personnes, il est très difficile de savoir
à qui on parle. Donc, à ma connaissance, je n'ai jamais rencontré Fabrice
Burgaud.
La deuxième personne dont je voudrais parler, je la connais
bien, et, à ma connaissance toujours, j'ai toujours eu les meilleurs rapports
avec elle. Mais je parle sous la foi du serment, et je suis là parce que je
suis censée connaître un peu quelque chose. Cette personne, c'est M. le
procureur général Yves Bot. Je suis désolée de devoir dire que l'attitude de
M. Yves Bot a été absolument scandaleuse. Car elle correspond exactement
au délit défini par l'article 434-16 du code pénal. Pour les non juristes,
l'article 434-16, c'est celui qui réprime le fait d'exercer une pression
sur la justice. Ce n'est pas la peine d'ergoter pour savoir si c'était dans la
salle d'audience, devant la salle d'audience, dans la salle des pas perdus ou
au Jardin du Luxembourg. Cela ne change rien. Cela n'est pas la peine non plus
de se demander s'il avait convoqué une conférence de presse ou s'il a parlé
spontanément. L'infraction en question n'ayant pas de circonstance aggravante
de préméditation il n'y a pas d'intérêts. La seule chose qu'il faut se
demander, c'est ce qu'il a dit et le moment où il l'a dit. Manifestement, il a
- ou c'est comme cela que ses propos pouvaient s'interpréter -
annoncé un acquittement alors que les jurés n'avaient pas délibéré.
Cet article 434-16 punit toute déclaration avant les
délibérations de toute juridiction, mais en ce qui concerne la cour d'assises,
cela prend forcément une résonance particulière. Car le jury de la cour
d'assises, ce n'est pas, comme d'aucuns vous l'ont dit ici, l'échevinage !
Le jury de la cour d'assises, c'est la souveraineté nationale incarnée dans sa
cour de justice. Dans l'ancien droit, on aurait dit que M. Yves Bot avait
commis un crime de lèse-majesté. Je crois qu'il faut protéger la cour
d'assises. Son président vous a dit qu'elle n'avait pas été atteinte, je m'en
félicite. Il n'en demeure pas moins que ce comportement me paraît tout à fait
inadmissible. Et je constate que d'aucuns qui réagissent plus vite que leur
ombre pour engager certaines procédures de contrôle ou disciplinaires sont
brutalement frappés de cécité dans certains cas.
Reste la dernière déclaration, dans laquelle je sais que je
m'exprime au nom d'un très grand nombre, sans doute du plus grand nombre des
professeurs de droit pénal français, puisque beaucoup ont écrit dans nos revues
scientifiques des articles sur la question, et que d'autres, sachant que vous
étiez constitués, m'ont téléphoné pour me dire : « Michèle-Laure,
vous qui serez entendue, n'oubliez pas de leur dire ! » Alors, je ne
suis pas entendue, mais je vais quand même vous dire ceci. Quand on a eu,
disons le front, pour rester courtois, de voter à l'unanimité des groupes
parlementaires représentés dans les assemblées - ce qui, soit dit en
passant, en dit long sur le corporatisme des parlementaires, parce que le
corporatisme, on le voit toujours chez les autres, mais jamais chez soi -
deux lois successives, la première n'ayant pas été jugée suffisamment
protectrice, pour mettre officiellement, au moins vous n'avez pas été
hypocrites, à l'abri des conséquences des infractions pénales qu'ils commettent
dans l'exercice de leurs fonctions les élus locaux, tout en laissant reposer
cette responsabilité pénale sur les collectivités qu'ils dirigent, on n'est
peut-être pas les mieux placés pour venir donner des leçons de responsabilité
aux autres. Je suis désolée de devoir vous le dire, mais je sais, et vous le
savez aussi, parce que vous avez dû lire les articles en question, que c'est
l'avis du plus grand nombre des pénalistes français.
Je vous remercie, mesdames, messieurs les députés, du peu
d'attention que vous avez bien voulu m'accorder. Et puisque je ne suis pas là,
je vais vous laisser à vos travaux. Rassurez-vous, monsieur le président, moi,
je suis bien élevée, je ne claquerai pas la porte en sortant.
(Mme Michèle-Laure Rassat quitte la salle).
M. le Président : Nous allons
reprendre le cours normal de nos travaux, pour la réflexion qui nous attend, et
qui est sérieuse et importante. J'assume totalement la composition de la table
ronde d'aujourd'hui. Je pourrai m'en expliquer auprès de la presse si elle le
souhaite, ou auprès de vous, mes chers collègues, mais nous n'avons pas de
temps à perdre. Nous en avons perdu assez pour aujourd'hui. Qui souhaite
s'exprimer à présent ?
Arreter de construire dans de mauvais matériaux ou de mal les utiliser. Les maisons de pierre ou de bois ou les maisons alsaciennes sont "naturellement" fraiches en été et chaudes en hiver, si les fenetres sont bien placées. Le béton, les velux, le verre partout sont absurdes.
Je suis une militante bénévole, indépendante. Mon job n’a rien à voir directement avec le féminisme et je n’ai jamais brigué de poste d’intellectuel fonctionnarisé ou salarié ni de poste politique, je ne dépend pas non plus d’un lectorat. D’où ma stricte indépendance, à la différence de la quasi-totalité des militantes actuelles.
Il est de tradition dans le mouvement féministe d’agir dans l’anonymat et collectivement, ce qui me convient et me plait tout à fait – voir l’interview toute récente de Phyllis Chesler à ce propos sur cette pratique aux USA, en France il en est de même. Même la gloiriole de militante ne m’interesse pas. Je participe à des mouvements collectifs ou j’écris pour contribuer à mes idées, qu’elles soient conformes ou non aux désidératas des divers sponsors et soutiens politiques du mouvement féministe actuel.
J’avais des idées féministes depuis longtemps. J’ai commencé à militer dans le mouvement féministe lors de la guerre d’ex-Yougoslavie. Nous soutenions les femmes victimes de violences de tous les pays d’ex-Yougoslavie. J’ai milité alors avec les principales leader du mouvement féministe universaliste : Maya Surduts, Monique Dental, Françoise d'Eaubonne, Michèle Dayras, Sylvie Jan, Suzy Rojtman, Vivianne Monnier, Franky, Josette Trat, Christine Delphy, Françoise Picq, et cette chère et regrettée Akramossadat Mirhosseini …
Puis j’ai participé aux Assises pour les Droits des Femmes, au collectif pour les droits des femmes et au Cercle d’étude de réformes féministes.
Je suis Universaliste – et cela a à voir avec le judaisme -, mais j’ai tout de suite été choquée par les oppositions virulentes entre tendances dans le mouvement alors que pour ma part j’aurais préféré moins de divisions -. Je suis évidemment pour le « droit des femmes à disposer de leur corps », pour que la décision d’avorter ou pas leur appartienne, mais je n’ai jamais considéré l’avortement comme un acte banal et indifférent – et je ne suis pas du tout la seule féministe à penser ainsi, voir les réflexions de Nadja Ringart par exemple. J’ai milité avec le CERF pour des crèches, pour une prise en charge du risque de « parentalité » par mutualisation, pour une réforme des noms des femmes, pour la pénalisation de l’achat de prostitution ou de contrat de mère porteuse, contre une constitution européenne non démocratique, contre le port du voile etc.
Christine Delphy a été brouillée avec moi plus tard à cause de manipulations de la bande de Prochoix, elle a cru sans doute que je l’accusais d’antisémitisme, ce qui n’est pas du tout le cas, mais de toute façon, une grande part d’entre elles m’ont ensuite trahie en trahissant également le mouvement, par un déchainement de haine totalement irrationnelle et stupide contre la critique de des lois de l’islam, alors que cette loi est la base d’une oppression féroce des femmes et de massacres notamment antisémites.
Antoinette Fouque avait obtenu mon téléphone par une de ses militante que j’apprécie, et elle a tenté de me recruter, m’a invitée dans sa demeure du 7eme, pour me présenter à Taslima Nasreen, puis s’en est violemment prise à moi lorsque je lui ai demandé de défendre Robert Redecker ...
Car en effet à partir du 11 septembre, j’ai recherché les origines idéologiques de cet attentat, et j’ai commencé à critiquer la loi du coran, loi JURIDIQUE donc politique, comme d’autres religions d’ailleurs, à critiquer les personnages du dieu du coran qui est pour moi une représentation du diable et du messager Mahomet, dont les biographies rapportent des actes de criminel de guerre et de criminel tout court, et de ce que certaines ont nommé récemment, des porcs, tout en expliquant sans cesse, que les personnes musulmanes sont nos « frères et sœurs humain-e-s » et qu’il serait totalement faux de les juger par confusion avec ces textes anciens, que rien ne justifie la musulmanophobie.
A partir de ce moment là, la presse féministe, qui publiait mes articles depuis 1993, a de moins en moins accepté de les publier. Prochoix en avait publié certains en refusant que je les signe de mon nom, pour ensuite faire courir la calomnie que j’utiliserai plusieurs pseudonymes, pour des raisons obscures. J’ai alors adressé mes articles à publications variées, dont Riposte laique lorsqu’elle a été fondée entre autres par des militantes féministes ayant milité avec Simone de Beauvoir, je viens de rompre à la suite de la trahison des dirigeants de cette revue, qui aujourd’hui mettent en danger des militants et leur entourage de manière délibérée et odieuse.
Le mouvement féministe est tombé dans le relativisme ou l’indifférence coupable en refusant de considérer les LOIS JURIDIQUES DE L’ISLAM pour s’y opposer afin de lutter efficacement contre les violences qu’elles instituent et prônent. Il s’agit clairement d’une trahison de la cause des femmes.
Je suis laïque et agnostique, j’avais bien sur tue sur mon origine à la plupart des militantes, parce que simplement le sujet de nos conversations n’avait rien à voir, puis j’ai parlé de mes origines juives lors que, vers 2000, une vague d’antisémitisme a surgi avec une intifada. J’ai alors relevé des propos d’un antisémitisme crasse chez des féministes et j’ai répondu publiquement, en indiquant alors « d’où je parlais ». Depuis quelques années, je m’oppose aussi à une « russophobie /ukrainophobie » de plus en plus virulente, délirante et allant jusqu’au racisme crasse. Car comme la plupart des juifs russes, j’adore la Russie, toutes Russies.
Mise au point sur la collaboration actuelle avec le fascisme.
J’appelle fascisme le fait de considérer que des êtres humains auraient une valeur inférieure à d’autres et mériteraient de voir leur vie dépendre du bon vouloir des êtres se considérant comme supérieurs.
Le fascisme est une tendance universellle en tant que concrétisation des tendances à l’égoisme et à l’arrogance des êtres incarnés que nous sommes, mais cette tendance est soit contrée, soit encouragée par des théories qui le légitiment ou le déconsidèrent.
Nier le contenu de théories fascistes, dénigrer, faire des procès d’intention à ceux qui s’opposent à un fascisme, c’est se faire l’allié, le complice du fascisme, nier le contenu fasciste de théorie sans même enprendre connaissance est non seulement d’une imbécilité affiligeante, mais c’est se faire l’allié, le complice du fascisme.
L’islam est une version arabe du fascisme, comme le nazisme est sa version allemande, comme les massacreurs mongols antiques des chinois furent des fascistes en acte, comme les massacreurs du rwanda le furent.
Les féministes qui osent dénigrer d’autres féministes alors qu’elles même ne se donnent même pas la peine d’écouter les personnes issues de pays musulmans qui critiquent l’islam, ne se donnent même pas la peine d’étudier par elles mêmes, sont objectivement des complices du fascisme islamique et auront à en répondre.
Les antiféministes et autres petits bonshommes minables qui reprochent spécifiquement aux féministes de ne pas contester ce qu’ils nomment islamisme, alors qu’eux-mêmes ne s’y opposent que pour des raisons identitaires ou en prenant bien soin de donner des gages aux tueurs en utilisant une terminologie qui signifie qu’ils ne critiquent pas la doctrine de l’islam, sont des complices du fascisme et des minables.
Ceux qui mettent en danger d’autres personnes en lutte contre un fascisme voulant imposer une loi non démocratique et extérieure, se rendent coupables de collaboration avec un fascisme, d’intelligence avec l’ennemi, de mise en danger d’autrui, de menaces, d’atteinte à des libertés fondamentales, et le cas échéant de corruption.
Je renvoie ceux et celles qui me critiquent ou me menacent ainsi à la considération de votre propre dégueulasserie intégrale. Je suis contre la peine de mort, mais je ne pleure pas sur le sort des Brasillac et autres fumiers liquidés à la Libération car ils étaient eux-mêmes des TUEURS conscients de ce qu’ils faisaient, ou pouvant parfaitement en prendre conscience.
Le déni de l’égale valeur des êtres humains se produit aussi de même moins apparente. La réduction des femmes à des êtres destinées à servir aux « droits sexuels et reproductifs » des hommes, est une des formes de déni de leur égale valeur. L’oubli ou la négation du corps des femmes dans la maternité légitime à l’évidence cette réduction. Mais il faut faire attention aux arguments employés pour défendre le corps des femmes, car dire que les adultes auraient un droit de jouir de leur corps en créant une vie qui impliquerait de nier cette vie tout en donnant le droit de la supprimer, revient aussi à donner à certains humains vivants ( ce que nous sommes tous dès la première cellule) moins de valeur qu’à d’autres. Cette affirmation ne peut que se retourner contre les femmes les plus vulnérables.
site russophile
La Russie est représentée aujourd'hui comme un Etat quasi nazi, prêt à envahir l'Occident. La Russie et la compassion de Valaam sont en réalité encerclés par les adorateurs de l'argent, militairement, et médiatiquement. Je suis pour la Russie et l'essentiel des idées orthodoxes. En espérant que l'orthodoxie se défasse de ses scories sexistes et homophobes.
"Ce n'est pas l'homme qui exige de Dieu sa liberté, mais Dieu qui exige de l'homme qu'il soit libre car cette liberté est le signe de la dignité de l'homme, créé à l'image de Dieu."
La liberté selon Dostoievsky, "L'idée russe" Nicolas Berdaiev.
âme, pardon et judaisme
"Le judaisme a créé le "prochain" et avec lui la conception de l'humanité dans son vrai sens celui de l'estime pour la dignité humaine et la révérence du Divin pour tout ce qui porte visage humain" Rabbin Leo Baeck
" Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger, s'il a soif donne-lui à boire" Proverbes 25:21
Pardonner l'impardonnable ? " Quand je vois quelqu'un se montrer mauvais envers quelqu'un ou devant Dieu, comment puis-je l'aimer ? "" ne sais tu pas répond le rabbin, que l'âme orginelle étant d'essence divine, l'âme de tout être humain fait partie de Dieu ? Alors se peut-il que tu n'aies pas pitié de cet être, quand tu vois cette divine étincelle s'égarer et près de s'éteindre ?" cité par rabbin Pauline Bebe
Féministe
Love is a basic human right
We're millions. We're everywhere. We're the #ExMuslims
Sibérie : camp
Margarethe II du Danemark
Margareth II, reine du Danemark
«Nous avons laissé la question de l’islam flotter trop longtemps, car nous sommes tolérants et bien paresseux. Il faut, de temps à autre, courir le risque de se voir coller une étiquette moins flatteuse, car il y a certaines choses pour lesquelles on ne doit pas montrer de tolérance.»
pour la vie ...
Eternal flame
Концерт Детского хора России в Мариинском
Hirsi Ali 2008
et le commentaire pitoyable ...
Débat entre deux personnes civilisées : Wafa Sultan et Daniel Pipes
Geert Wilders
Let us raise a flag of truth and liberation by Geert Wilders
Nine years ago this month, in November 2004, policemen wearing bullet proof vests and carrying machine guns picked me up at my home and drove me to a safe place. This happened two days after the filmmaker and Islam-critic Theo van Gogh was murdered by an Islamic assassin in broad daylight on an Amsterdam street. The police brought me to safety because Islamic criminals had threatened to kill me, too. Because I, too, spoke the truth about Islam, the biggest threat to our freedom and our civilization. Since that ominous date, nine years ago, I have been forced to live under constant police protection. I have lived in army barracks, prisons and safe houses. The threats continue to this day and have deprived me of my privacy and my freedom. But I will continue to speak. The flag of Saudi Arabia proudly proclaims the Shahada or the Islamic declaration of faith: “There is no god but Allah and Muhammad is the messenger of Allah.” In remembrance of the past nine years, in remembrance of the thousands of victims who were murdered in that period by Islamic assassins, in London, in Moscow, in Mumbai, in Nairobi, and in countless other places, and in remembrance of the millions of people — women, apostates, non-Muslims — who daily suffer discrimination and humiliation from the evil ideology of Islam and oppressive Islamic Sharia law, I offer the Islamic world a new flag — a flag with a declaration of truth and liberation: “Islam is a lie, Muhammad a criminal, the Koran is poison.” Only when the Islamic world comes to realize this truth, will it be able to free itself from evil, making the world a better and safer place for all human beings. Only when the free world comes to realize that Islam is predominantly a totalitarian ideology rather than a religion, will it be able to defend its liberties and values. November 2013