Manifeste d’une des Vraies Féministes en colère !



Manifeste d’une des Vraies Féministes en colère !

Je suis devenue féministe par devoir, par devoir de défendre les plus faibles, les victimes de violences, femmes, jeunes et petites filles.
Je suis devenue féministe en ayant une conviction morale : les êtres humains naissent égaux en valeur, en dignité.
Je suis devenue féministe en ayant une conviction intellectuelle : la liberté de pensée et de recherche est indispensable pour la défense des plus faibles.
Mon enthousiasme pour le mouvement féministe, vient de l’objectif constructif du mouvement : « Nos luttes changent la vie entière ».

Aujourd’hui je constate la mort du mouvement, devenu de fait relativiste et de plus en plus soumis, récupéré par, inféodé aux pires pouvoirs oppresseurs et profiteurs.

Les idéologies prônant ouvertement le pouvoir masculin et hétérosexuel sont toujours présentes et influentes. Mais les pseudos alliés des féministes ne sont pas en reste pour imposer leur pouvoir aux femmes.  
Traditionnalistes et pseudo-alliés des féministes imposent tous deux de plus en plus aux femmes des dogmes et … les prétendues révolutionnaires féministes se liguent avec ces pouvoirs pour réprimer tout questionnement, toute hérésie.

Dans leur attitude face au machisme, les mouvements féministes s’alignent de fait à la fois sur la perspective ultra-libérale qui propose comme solution à toutes les oppressions, la liberté de choisir et de consentir, la liberté individuelle, qui laisse le champ libre à la loi du marché, et sur la perspective ultra-gauchisante, qui sacralise l’homme non blanc, et laisse le champ libre aux plus riches et plus violents des pays pauvres.
Dans leur attitude face à l’islam, les mouvements féministes s’alignent de fait sur la perspective franc-maçonne, obsédée par sa guéguerre contre l’église catholique (et le christianisme) au point de préférer soutenir des revendications musulmanes pour la rabaisser.

Les questions sur nombre de sujets sont interdites sous prétexte de donner des armes à l’adversaire.
L’interdit de savoir, la répression des lanceurs d’alertes est de plus en plus sévère, le terrorisme intellectuel de plus en plus éhonté.

La médecine décidée pour les femmes ne doit pas être discutée : d’un côté les profits des pilules, IVG, PMA ne doivent pas être interrogés, de l’autre les « économies » de la disparition des gynécologues, de la démédicalisation de l’accouchement non plus ...
Le principe de précaution, le « primum non nocere » semblent évaporés, effacés par de prétendus libres choix individuels.

L’égalité et l’autonomie financières ne doivent être obtenues qu’en combattant sur le terrain économique avec les mêmes armes que les hommes, sans que la loi prenne en compte ni la différence physique des personnes, ni la volonté de vivre en couple et en famille.
Les idées queers sont utilisées pour faire oublier que les femmes ne sont pas en tout des hommes comme les autres, pour faire oublier que l’humanité n’est pas asexuée, et qu’une même loi appliquée à des corps différents peut générer des injustices. Or à quoi sert la loi sinon à revenir au Juste là où la loi de la force résultant des rapports de force physique entre autres risque de dominer exclusivement ? Le queer est utilisé pour légitimer l’égalité formelle, et masquer qu’elle n’est pas et ne génère pas une égalité matérielle, bien au contraire.
Une femme qui renonce à la maternité ou à vivre auprès du nourrisson, n’est pas une femme également impliquée dans le travail comme l’est un homme, c’est une femme privée de la jouissance de son corps, une femme mutilée, du moins pour celles qui apprécient de vivre ainsi leur corps et leur lien avec un bébé. Le consentement à ce renoncement n’en fait pas un épanouissement, mais un renoncement doublé de l’interdit de parole.

Selon une vision purement relativiste raciste, l’islam est réputé bon pour les populations des pays conquis par l’islam et est intouchable, les victimes des violences de ceux qui s’en réclament doivent se taire sous peine d’accusation de néo-nazisme. Il faudrait se taire sur les jugements de valeur à porter sur la loi islamique dans son ensemble, sous peine de risquer d’être accusé de représenter les musulmans et musulmanes comme une population intrinsèquement mauvaise : terrorisme intellectuel grossier reposant sur un pur amalgame sophiste entre deux objets de pensée de nature totalement différente (une loi, notion idéelle, et des personnes physiques, des êtres humains, êtres vivant matériels), terrorisme intellectuel pourtant pratiqué par de soit-disant intellectuelles féministes.

Le genre est le mot magique et incontournable, la catégorie majeure dont le féminisme est tout au plus une déclinaison, un adjectif subordonné, à qui l’on enjoint la modestie vu ses accointances douteuses avec un naturalisme essentialisant, tout indice de transphobie est criminalisée.

Le nœud logique qui soutient le terrorisme et la confusion intellectuelles actuels est le simplisme.
Un simplisme, un binarisme, consiste à faire croire qu’un critère unique pourrait servir à distinguer le juste et l’injuste, l’égal et l’inégal, alors que les situations de fait doivent être observées dans toutes leurs dimensions et aspects pour définir la loi qui permet une conduite juste, c’est-à-dire bénéfique à tous, répondant au mieux aux besoins ou souhaits des personnes. L’abolition des distinctions ne suffit pas à définir l’égalité et l’égalité ne suffit pas à définir la justice et le caractère bénéfique d’une loi. Elle peut au contraire masquer bien des abus de pouvoirs en masquant les distinctions selon le pouvoir intrinsèque de certains individus.
Un autre simplisme consiste à croire que l’option majeure serait le choix entre la libre volonté et la prise en considération de données : parler de corps et de matière serait tabou, il faudrait considérer qu’il n’y a ni savoir objectif possible, ni même réalité, que tout est culturel, fabriqué et subjectif, sous peine d’être accusé d’approuver les thèses des traditionnalistes prétendant détenir la vérité, toute la vérité, la seule vérité sur la nature et la culture toutes ensembles.
La doxa des pontes féministes actuels use de ce terrorisme intellectuel pour interdire de penser en dehors de ces simplismes. Autrement dit, elles nous nous font passer pour et parfois pire nous rendent imbéciles, et ridiculisent la cause féministe.

Tous ces interdits de pensée favorisent à l’évidence la loi des plus forts : les hommes voulant un cheptel sexuel disponible, les marchands de drogues et d’enfants, les esclavagistes en tous genres …

Un mouvement féministe qui fait leur jeu est un mouvement dévoyé, mort.

Je pense être une Vraie féministe, et donc je m’insurge et j’appelle toutes les Vraies Féministes à me rejoindre.


elisseievna

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