SAUVONS LES VACHES ! PRO AGRICULTEURS DE TOUS PAYS UNISSEZ VOUS !
Quelle que soit leur foi ou pas ou leur origine, tous les habitants de France devraient se réunir pour défendre l'agriculture et les bêtes d'élevage, car c'est défendre partout la survie humaine, PRO AGRICULTEURS DE TOUS PAYS UNISSEZ VOUS !
Nadine Shenkar : Lettre ouverte aux Occidentaux qui haïssent Israël
Conseil Mondial des Juristes Juifs : Léon Rozenbaum
Comment la France viole le droit international | Léon Rozenbaum
Dostoïevsky L 'Idiot
L'Idiot 1946 Gérard Philipe, Edwige Feuillère
https://www.youtube.com/watch?v=NnDC6RxsrY8&list=PLAadwKeAHRjjJfidZUVdMXhDYEc-ZcceV&index=1
Le beau et le vivant par Randa BR
" Le beau est juste la signature de l'Ordre du Vivant " ...
citation tirée de la vidéo intitulée :
" Le triomphe de l’indécence et de la vulgarité | Le symptôme d’un monde sans dignité "
Vidéo à regarder sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=1moSveS06po
Magistral.
Par Randa BR chaine Youtube : " L'audace d'être soi "
26 octobre 2025
" . En fait, la beauté, elle est inscrite dans la structure du monde. C'est pas une invention humaine et c'est pas un caprice. La nature n'est pas anarchique. Même dans son apparente spontanéité, elle obéit à une architecture d'une précision absolue. Il suffit d'observer des exemples simples et basiques. Regardez, un nid d'oiseau. Certains sont tissés avec une rigueur d'architecte. Dans une toile d'araignée, vous pouvez très bien voir les fils tendus selon une géométrie presque parfaite. à la limite d'un calcul mathématique. Observe une ruche d'abeille, des hexagones rigoureusement identiques organisés selon une logique d'efficacité et d'harmonie. Dans l'architecture du vivant, il n'y a rien qui est laissé au hasard. les pétales d'une fleur, la spirale d'un coquillage, la symétrie des ailes d'un papillon tout obéi à un principe d'équilibre qu'on retrouve jusque dans les équations de la physique ou la suite de Fibonacci. La beauté naturelle, c'est la forme visible de l'ordre qui est vivant et organique."
Un commentateur écrit :
" @fredericmaret4798 : Encore une pépite, et encore merci ! Pour ma part, il m'est difficile et douloureux de vivre dans une société qui a rejeté la bonne vieille politesse, tout simplement ;
les bonnes vieilles règles de conduite qui faisaient que l'on arrivait toujours (sauf accident) à l'heure, mon temps n'étant pas plus précieux que le temps de la personne qui m'attend.
On s'abstenait d'arriver chez un hôte en amenant son vin ou son dessert, sauf accord préalable, jugeant que charbonnier est maître chez soi. Les invitations étaient rendues, car on considéraient qu'elles avaient pour but d'entretenir l'échange et non d'entretenir des pique-assiettes.
On s'abstenait de parler fort, de couper la parole, de monopoliser la conversation, du fait de l'égalité entre tous les participants. On ne se permettait pas toutes les outrances sous prétexte d'humour, mais on restait soucieux du bien-être de son prochain.
Dans le même esprit, on considérait toute ingérence dans la vie privée des gens et toute question indiscrète comme une abomination. On tâchait, par goût du beau et par respect de l'interlocuteur, de parler dans un français aussi correct que possible et sans grossièretés.
Quand on rencontrait quelqu'un pour la première fois, on ne lui faisait pas la bise, mais on tenait ses distances physiques, et on s'abstenait du tutoiement, tant qu'une véritable amitié n'était pas scellée. Ainsi, les marques d'affection et de proximité gardaient tout leur sens. On observait un surcroît de réserve à l'égard des personnes du sexe opposé (dans les deux sens).
Tout cela rendait la vie sociale beaucoup plus facile et apaisée. Le rejet des règles de politesse, sous prétexte de liberté, n'a en réalité apporté que du désordre, de la complication et de la violence dans les rapports sociaux. Et non, ce n'est pas une question de classe sociale. La politesse n'est pas et n'a jamais été l'apanage de la bourgeoisie. Certains bourgeois sont de véritables mufles, et c'est bien souvent dans des familles ouvrières ou paysannes que l'on constate la survie de la politesse."
George Benssoussan : contre l'accusation de génocide
Culte de mort ??? La frénésie d'ordre d'abattage des grands animaux de ferme et de forêts ...
2025
- Les chasseurs du Jura disent stop à l’abattage de cerfs en forêt de Chaux
Les chasseurs du Jura s’opposent à l’augmentation programmée
des prises de cerfs pour la nouvelle saison dans la forêt de Chaux. Ils
estiment que l’animal est trop peu présent aujourd’hui. Selon « Le
Progrès », la fédération départementale de chasse est prête à saisir la
justice.
Coran et destruction de l'Histoire
La vision du monde énoncée par le Coran contredit la réalité historique ou entre en contradiction avec elle, et la réalité de la vie des juifs , et pas seulement d'eux, ne permet pas de confirmer les affirmations du Coran.
D'ou les vélléités de destruction des personnes qui éprouvent le besoin de croire aux représentations du monde du coran et de la sunna etc.
Toutes les personnes, indifféremment de leur rattachement ou pas à un peuple ancien ou à une representation plus récente d'un peuple, ont les mêmes droits fondamentaux, donc bien entendu les palestieniens qui s'identifient aujourd'hui ainsi ont droit de vivre dans des conditions vivables.
Vivre dans des conditions vivables n'inclut pas le droit de tuer le voisin à sa guise, lorsqu'on le fait on perd le droit de vivre là d'où on lui a tiré dessus, .pour etre le seul dominant sur sa terre.
Voici la situation en Judée Samarie et à Gaza décrite par
Pierre Rehov, description qui m’apparait crédible …
Pierre Rehov , sur X le 21 octobre 2025 :
« Il faut arrêter de dire que le Hamas ne représente
pas les "Palestiniens"
1 ) Les Palestiniens en tant que "peuple" ont été
inventés par le KGB en 1964
2 ) Les Arabes de Gaza qui se font appeler
"palestiniens" ont mis le Hamas au pouvoir dès qu'Israël s'est
désengagé de l'enclave, en forçant plus 10,000 Juifs à quitter leur lieu
d'habitation en 2005, dans l'espoir d'obtenir la paix.
3 ) Le 7 octobre 2023, la rue gazaouie et plus généralement
tous les territoires occupés par les envahissseurs arabo-musulmans de Judée
Samarie étaient en liesse
4 ) 70% de ce faux peuple soutient le Hamas et éprouve de la
fierté pour le massacre du 7 octobre
5 ) Le Hamas est en train d'exterminer les rares opposants à
sa dictature islamiste sans que la communauté internationale qui a protesté
pendant 2 ans contre Israël ne trouve rien à redire.
6 ) L'Autorité Palestinienne est plus dangereuse que le
Hamas, car elle pratique la takiya a un niveau olympique.
7 ) La "Palestine" ce serait Daesh + Al Qaida sur
steroïdes. Cette entité terroriste ne doit JAMAIS voir le jour.
Référez vous à l'Histoire si vous avez le temps. Vous
comprendrez pourquoi le peuple "palestinien" a été inventé alors que
la Judée Samarie était toujours sous occupation jordanienne. Elle a été libérée
en 1967, après 19 ans d'occupation, mais, contrairement aux Jordaniens qui ont
détruit toutes les synagogues et cimetières juifs de Judée Samarie, dont ils
ont chassé tous les Juifs en leur volant toutes leurs propriétés, Israël n'a
pas chassé les envahisseurs et les a laissés proliférer jusqu'au aujourd'hui «
Voiture electrique : anti ecologique : abandon de Stellantis
Le problème n'est pas que Bruxelles ait des bureaucrates décidant à la place des parlementaires ou des énarques, le problème est que ces bureaucrates sont des incompétents totaux en technique et en production industrielle, sans même parler de leur incapacité mentale à appliquer leurs propres méthodes d'évaluation des impacts sur l'environnement et la préservation des ressources fossiles.
L'heure de l'auto
Pierre Rehov : Pogrom
Regardez le film de Pierre Rehov : " Pogromes " sur youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=ina_J92Es_Y
Mossab Hassan Youssef , fils du fondateur du Hamas, parle de Gaza et du plan de paix
À la table de Momo ... Gastronomie marocaine à Londres : par Winston Belmonte
À la table de Momo
À lire beaucoup de commentaires dans la presse ou sur la
toile, Momo (1) serait « Le restaurant marocain » de Londres où il faudrait
absolument aller pour s’initier aux arts culinaires du Maghreb. Qu’il me soit
permis – en connaisseur de la gastronomie locale – de nuancer un jugement
exagérément élogieux.
Assurément, l’établissement est fort bien situé (tout près
de Regent Street) et offre un intérieur raffiné où l’architecture arabe
traditionnelle – réaménagée en fonction des illusions de la clientèle
occidentale – peut évoquer Les Mille et une Nuits. Les frères Tharaud (2),
s’ils étaient encore vivants, eurent sans doute plus fidèlement aménagé une
authentique maison mauresque.
Le personnel est à la fois élégant, silencieux et serviable.
On notera un bel éphèbe, très avenant, à queue de cheval. Les messieurs seront
séduits par une ravissante jeune femme brune aux allures de houri inaccessible
et, cependant, très obligeante. Cette créature a du chien. Son discret tatouage
à la cheville rehausse son charme ésotérique.
Cependant, les mets déçoivent un peu dans une telle
atmosphère. Certes, ils sont bons mais ne sont pas, loin s’en faut,
spécifiquement nord-africains. C’est une sorte de pot-pourri, dans l’acception
ancienne du terme, (je n’ose pas dire « macédoine ») entre des traditions
culinaires barbaresques et levantines. Les plats de Momo n’offrent pas les
saveurs qu’on s’attendrait à trouver dans un décor somptueux hanté par les
mânes de Ziryab (3). On se souvient, en effet, que ce dernier était venu, au
huitième siècle, enchanter Cordoue avec sa musique, ses poèmes, ses arts de la
table comprenant notamment l’ordre et l’agencement des plats.
Dans mes jeunes années, j’ai participé à des diffas (4) dans
le royaume chérifien, plus tard il m’est arrivé d’être invité à la table
parisienne du Glaoui (5). C’était autre chose, une manne céleste et abondante.
Hélas, rien de tel ici où les quantités sont chichement mesurées. En revanche,
l’addition est très déraisonnablement astronomique. Il faut vraiment vivre « à
grande e à francesa (6) » pour venir chez Momo.
Restent les souvenirs évanescents d’un palais sarrasin et
d’une délicieuse princesse tatouée, belle à croquer… ! (7) واللّه
Winston BELMONTE
NOTE 1 : 25 Heddon Street, London W1B 4BH, Royaume-Uni.
NOTE 2 : Jérôme (1874-1953) et Jean (1877-1952) Tharaud,
amis de Péguy et défenseur de Barrès, collaborèrent pendant un demi-siècle à la
rédaction, à quatre mains, de récits de voyage en Europe de l’Est, au
Proche-Orient et au Maroc où ils accompagnèrent Hubert Lyautey, premier
résident général du protectorat. Ils ramenèrent de leurs séjours dans l’Empire
chérifien la matière nécessaire à une œuvre littéraire et historique dans un
style splendide. Ils furent reçus à l’Académie (en 1938 pour l’aîné et 1946 pour
le cadet). Si leurs récits nord-africains restituent parfaitement la grandeur
et les charmes de la civilisation marocaine, on n’en dira pas autant des livres
consacrés à l’univers juif. Ces derniers reprennent à leur compte, hélas, la
plupart des poncifs antisémites des années 20 du siècle dernier.
NOTE 3 : Esthète et musicien kurde originaire de Mossoul,
Ziryâb (زرياب « merle noir » en arabe) se fit connaître dans l’Espagne
musulmane en introduisant le luth arabe et un art de vivre délicat
particulièrement apprécié à la cour omeyyade qui le pensionna.
NOTE 4 : La « diffa » désigne en dialecte maghrébin, une
réception, accompagnée d’un festin, offerte à des hôtes de marque. Le mot
dialectal provient de l’arabe ضيافة (ḍiyâfah) signifiant « hospitalité ».
NOTE 5 : Grand seigneur féodal et très puissant pacha de
Marrakech, Thami El-Mezouari El-Glaoui (prononciation dialectale de التهامي المزواري
الكلاوي 1879-1956) défraya la chronique tout au long du protectorat français
sur le Maroc. Associé à la politique de Lyautey il noua des relations amicales
avec Churchill qu’il reçut dans son palais. À la veille de l’indépendance, il
se brouilla avec Mohammed V avant de demander pardon et apporter son soutien au
monarque, à quelques semaines de sa mort.
Note 6 : Lors de la
première invasion française du Portugal (occupé de novembre 1807 -(1771-1813).
Celui-ci, fait duc d’Abrantès, après la destitution de la monarchie de
Bragance, se signala par ses frasques, ses provocations et son goût des
dépenses les plus folles. Ainsi naquit l’expression portugaise pour dénoncer
les manières et le train de vie très excessifs de Junot. De nos jours, viver à
grande e à francesa traduit plus prosaïquement « mener grand train ».
NOTE 7 : L’interjection arabe Wallah signifie proprement «
par Dieu ». C’est le serment musulman le plus court prenant Dieu à témoin.
DAVID GALULA ET LA THÉORIE DE LA CONTRE-INSURRECTION
DAVID GALULA ET LA THÉORIE DE LA CONTRE-INSURRECTION
Driss Ghali
À partir d’une interview du Général Petraeus
Éditions Complicités, mai 2019, 457 pages, 17,00 €
De la guerre asymétrique : quelques réflexions à
partir de Bailén, de ses conséquences et d’un livre de Driss Ghali
Quoiqu’ait pu prétendre Rudyard Kipling au début de son
récit – On the City Wall(1) – « le plus vieux
métier du monde(2) » n’est pas l’amour monnayé mais l’art de
tuer son prochain.
Si certaines légendes juives affirment que la dévergondée
Lilith précéda Ève pour perdre Adam, c’est un fait historique dûment avéré que
le dieu de la Guerre s’imposa à l’humanité, avant la déesse de l’Amour.
Dès la préhistoire, les massacres avant la bagatelle sont la
grande affaire des hommes, essentiellement occupés à piller puis – après
seulement – à jouir. Il n’est pour s’en persuader que de rappeler, par exemple,
la figure spirituelle du chevalier de Boufflers (3). Ce-dernier, après
deux ans au séminaire, quitta l’état ecclésiastique pour rejoindre l’armée. Il
termina sa vie comme immortel à l’Académie. On lui doit, entre autres
insolences, ces vers hélas réalistes :
« Faisons l’amour, faisons la guerre,
Ces deux métiers sont pleins d’attraits :
La guerre au monde est un peu chère ;
L’amour en rembourse les frais.
Que l’ennemi, que la bergère,
Soient tour à tour serrés de près…
Eh ! Mes amis, peut-on mieux faire,
Quand on a dépeuplé la terre,
Que de la repeupler après ? »
Peu ou prou, l’histoire de l’humanité se confond avec celle
des conflits armés qui n’ont cessé d’émailler sa longue marche malheureuse.
Dans tous les panthéons, les conquérants occupent les premières places, loin
devant les médecins, les poètes ou les scientifiques.
Toujours glorifié, rarement détesté, Napoléon Bonaparte
(1769-1821) est toujours parmi nous. Mais qui se souvient encore de sa
contemporaine Sophie Germain (1776-1831), mathématicienne aux talents
exceptionnels ?
Le culte dont le Corse fait encore l’objet peut surprendre.
Fut-il si génial stratège ? Certes, il mit fin à l’indescriptible désordre
révolutionnaire et parvint à rétablir l’État. Mais incapable de s’entendre avec
Londres, la seule chose qu’il fallait faire pour asseoir la tranquillité de
l’Europe, et partant celle de la France, il s’engagea dans un conflit sans
issue qui, le 18 juin 1815 (4), l’amenait à quitter définitivement un pays
exsangue et plus petit qu’il ne l’avait pris. Comme le général athénien qui
avait brillamment combattu les Perses et dut s’exiler auprès de leur roi
Artaxerxès Ier, Napoléon conclut son aventure en écrivant au régent
d’Angleterre : « Je viens, comme Thémistocle, m’asseoir au
foyer du peuple britannique. Je me mets sous la protection de ses lois, que je
réclame de Votre Altesse Royale, comme celles du plus constant, du plus
généreux de mes ennemis. »
Qui contrôle les mers domine le monde. Le sort du Corse –
pourtant un insulaire ! – fut vraisemblablement scellé le 21 octobre 1805
lors de la bataille de Trafalgar remportée par la marine britannique où Lord
Nelson gagna une gloire éternelle en perdant la vie.
L’Aigle s’obstinera encore une décennie, en vain. L’histoire
retient que la Grande Armée a été défaite, d’abord par Mikhaïl Illarionovitch
Golenichtchev-Koutouzov en Russie (5), puis définitivement par Arthur
Wellesley, en Belgique, dans la morne plaine de Waterloo (6).
Tels sont, à grands traits, les faits marquant de l’épopée
napoléonienne rapportés de toutes les Russies aux îles britanniques :
c’est un prince russe aveugle de l’œil droit (7), un amiral britannique (8)
borgne, manchot, souffrant du mal de mer et un duc anglo-irlandais (9) à
l’indomptable volonté qui terrassèrent l’Ogre !
Cependant sans rien retirer au courage russe et à pugnacité
d’Albion, la chute de la Grande Armée est à chercher ailleurs.
Du 18 au 22 juillet 1808, en Andalousie dans la sierra
Morena, une série d’affrontements entre Espagnols et Français se soldent par la
défaite de ces derniers. Cette victoire de Bailén n’est pas due à de savantes
manœuvres mais au soulèvement populaire qui a débuté le 2 mai (10) précédent
dans les rues de Madrid. Une répression effroyable a maté l’émeute avant de
l’écraser dans le sang. La France a gagné une bataille mais vient de perdre la
guerre…
Napoléon n’est pas invincible. Des paysans ibériques
analphabètes, en guenilles, armés de navajas, trabucos et
autres escopetas se sont soulevés contre l’occupant et, pour
finir, l’ont acculé à quitter la péninsule. Les alignements géométriques de la
guerre en dentelle avec charges, assauts et replis bien ordonnés ont laissé la
place à un enfer désordonné de sang, de haine, de panique. Tel un incendie
incontrôlable se répandant sur tout le territoire, l’insurrection espagnole
s’étend sans cesse au point de rendre impossible la vie à tout Français,
militaire ou civil. Les accrochages, brusques et violents, se multiplient ;
les représailles également mais rien n’y fait, le pays tout entier devient un
cimetière pour les grognards. Les curés se mettent de la partie et prêchent une
nouvelle croisade non contre les mahométans mais contre les révolutionnaires
athées d’au-delà des Pyrénées.
La guérilla (11) moderne est née ! Elle n’obéit qu’à
une seule loi, maximiser la terreur chez l’ennemi en l’attaquant opportunément
lors d’escarmouches destinées à l’épuiser. Telle est la philosophie de Juan
Martín Díez (1775-1825) si bien dénommé el Empecinado, c’est-à-dire
« le têtu ». Ce dernier, âme de la résistance espagnole, a
parfaitement compris qu’il ne pouvait pas vaincre frontalement la Grande Armée.
Il préconise alors de la frapper partout et continuellement, là où un petit
nombre d’assaillants bénéficient de l’avantage conféré localement par la
surprise et le relief.
Un jeune sous-lieutenant issu de la petite noblesse
périgourdine – Thomas-Robert Bugeaud (1784-1849) qui a rejoint comme vélite,
quatre ans plus tôt, l’armée impériale – est témoin du désastre napoléonien en
Espagne. Il a observé de près l’action des guérilleros de Juan Martín Díez.
Intelligent, courageux, sans état d’âme et d’une efficacité
brutale, Bugeaud est promu rapidement. Il est colonel à même pas 30 ans mais se
retrouve licencié de l’armée lors de la Seconde Restauration. Bugeaud a
plusieurs casquettes. Derrière le guerrier se cache l’aristocrate (12)
appréciant les belles-lettres et s’impliquant dans la vie politique tant locale
que parisienne. L’homme se révèle aussi comme un précurseur dans le domaine
agricole. Il a, avec brio, mis en valeur les terres familiales.
Les années s’écoulent. Et Charles X (1757-1836) de
perdre son trône lors des Trois Glorieuses (13), juste après la prise d’Alger
qui intervient le 5 juillet 1830 et contraint Hussein Dey (1764-1838) à l’exil.
Si le pouvoir ottoman s’effondre presque partout, sauf dans le beylik (14) de
Constantine, la conquête du pays s’avère pourtant longue et périlleuse. La
résistance armée des indigènes, le climat et des conditions d’hygiène
épouvantables mettent à rude épreuve un corps expéditionnaire découvrant
l’Afrique. C’est alors que Paris fait appel (1836) à Bugeaud pour défaire son
plus redoutable adversaire, Abd el-Kader (1808-1883).
Le Marquis de la Piconnerie, devenu général entre-temps, ne
témoigne guère d’enthousiasme pour aller combattre un prince arabe qui, outre
le sabre du jihad, porte un turban de soufi sous lequel se cache l’esprit d’un
poète. Sinon, l’expert en agriculture juge la mise en valeur de cette terre
calcinée démesurément onéreuse pour un rendement trop médiocre.
Mais en Algérie, Bugeaud va se souvenir de la guerre
d’Espagne et, conséquemment, transformer radicalement la façon d’opérer de ses
soldats pour l’adapter au théâtre d’opération assez similaire à celui qu’il a
naguère connu en Andalousie.
Le matériel est allégé pour ne plus comprendre que le strict
nécessaire. Mais là n’est pas le plus important. Sous l’impulsion de Bugeaud,
un esprit nouveau anime la conquête française : celui de la guérilla,
impitoyable mais efficace ! Le général français va faire subir aux
indigènes ce que les grognards de la Grande Armée ont affronté en
Espagne : le harcèlement continuel et la terreur sans le moindre répit.
Les attaques sont constantes, les champs et les silos à grains systématiquement
brûlés, les puits détruits tandis que des tribus entières (femmes, vieillards
et enfants compris) sont asphyxiées dans des grottes lors d’opérations dites
d’enfumades qui scandalisent jusqu’aux plus hautes autorités parisiennes. Un
épisode particulièrement horrible a marqué les esprits lorsqu’en juin 1845,
refusant de se rendre, environs sept-cents contribules des Ouled-Riah périrent
étouffés par les fumées du feu allumé par l’armée devant les grottes du massif
des Dahra, près de Ténès. « Fumez-les à outrance comme des renard ! »
a alors enjoint Bugeaud, nommé gouverneur général de l’Algérie en 1840.
C’est dans la douleur que l’Algérie est enfantée. Avant le
renversement du Dey d’Alger le pays n’existait pas. La conquête coloniale va
créer trois départements (15) français (Oran, Alger et Constantine) des confins
orientaux du Maroc aux marges occidentales d’une Tunisie vaguement dépendante
de la Porte.
Administrativement, l’Algérie est d’abord française. C’est
un fait incontestable. Cependant qu’en est-il exactement sur le plan
humain ? Il n’y a pas de peuple algérien en 1830 mais un ensemble de
populations diverses – berbères, berbères arabisées et arabes – que seule
l’appartenance à l’islam relie entre elles. Des communautés juives existent
également comme partout ailleurs en Afrique du Nord où, rappelons-le, le
judaïsme (16) est très antérieur à l’islam. S’il y a une conscience religieuse,
il n’y en pas de nationale. Le fait vaut la peine d’être souligné car à l’ouest
de cet ensemble hétéroclite siège un réel État-nation depuis le huitième
siècle : le Maroc, véritable empire qui dans sa plus grande extension
s’est étendu du Sénégal à la Péninsule ibérique (17).
D’abord hostile à la colonisation, Bugeaud s’est souvenu
qu’il était aussi un homme de la terre. Il finit par mesurer, lors de ses
innombrables razzias, tout le potentiel agricole de la conquête. Aussi
préconise-t-il, une fois la pacification achevée, de transformer les soldats en
paysans selon sa devise Ense et Aratro, c’est-à-dire
« par l’épée et la charrue ».
Las, les hommes du corps expéditionnaire ne suffiront pas à
établir en Afrique, un peuplement français conséquent. Celui-ci, toujours
minoritaire face à la masse des indigènes musulmans, résultera d’une double
immigration européenne provenant tant de la métropole que d’autres pays
méditerranéens, principalement, d’Espagne, d’Italie, des îles et archipels
afférents. Il est à noter que la Régence d’Alger définitivement défaite, pour
la première fois depuis des siècles, les Baléares, la Corse, la Sardaigne et même
la Sicile ne vivent plus dans l’épouvante de la piraterie barbaresque. Les
chrétiennes ne craignent plus d’être enlevées pour finir leurs jours dans les
harems d’Alger ou ceux de la Sublime Porte…
Nonobstant, les musulmans soumis à l’oppression coloniale
(18), vont peu à peu se muer en nation tandis que les Européens immigrés
s’agrègeront autour d’un noyau français que rejoindront, dès le décret Crémieux
(19), les séfarades indigènes. C’est ainsi que deux peuples, Algériens
musulmans et Algériens juifs ou d’origine européenne vont vivre côte à côtes
pendant plus d’un siècle avant de vivre face à face dans un déchaînement de
violence, réplique séculaire du séisme subi par la prise d’Alger en 1830.
Le temps passant, la fin de la Seconde Guerre mondiale sonne
le glas des empires coloniaux. Pour la France c’est d’abord la guerre
d’Indochine.
Sous l’égide du Viet-Minh (20) les combattants indochinois
adaptent aux conditions locales, largement favorisées par la couverture
végétale de la jungle, les techniques de la guerre insurrectionnelle élaborées
par Juan Martín Díez, appliquées par Thomas-Robert Bugeaud et revisitées par
Mao Tsé-toung (1893-1976). Aux théoriciens et hommes d’action espagnol, français et chinois va succéder un génie vietnamien : Vo Nguyen Giap
(1911-2013).
Ce dernier se distingue par la terrible défaite qu’il
inflige aux Français à Diên Biên Phu le 7 mai 1954. Il rééditera l’exploit,
deux décennies plus tard, en faisant mordre la poussière à l’armée américaine
embourbée dix ans, bien imprudemment, dans les rizières contre une ennemi
insaisissable et renaissant partout des cendres du napalm : le Viêt-Cong.
Tel est le contexte actuel de la guérilla. Il était
important de l’évoquer avant de présenter David Galula, penseur militaire
original et premier théoricien incontournable de la contre-insurrection.
Il n’est pas anodin de rappeler que ce stratège, largement
ignoré en France mais célèbre dès son vivant au Pentagone comme dans les rangs
de Tsahal, était un juif d’Afrique du Nord, Français par passion. Son premier
biographe francophone partage également « une certaine idée de la
France… » Précisons immédiatement que ce dernier – Driss Ghali – est
marocain et de confession musulmane.
David Galula, héros méconnu, est un personnage de légende
qui s’inscrit pleinement dans la liste des gloires françaises les plus
excentriques. Il voit le jour à Sfax en 1919, au sein de la petite bourgeoisie
indigène séfarade. Ses parents Albert et Julie (née Cohen) l’accueille avec
quatre sœurs avant que deux autres petites filles complètent la fratrie.
Invoquant un grand-père algérien, son père obtient la naturalisation de toute
la famille par l’application du décret Crémieux en 1924. Deux ans plus tard les
Galula quittent la Tunisie pour le Maroc. Ils s’installent à Casablanca qui
connaît alors un développement fulgurant sous l’extraordinaire dynamisme du
résident général.
Chez les Galula, on ne pense et on ne parle que français.
David n’apprendra jamais l’arabe pas plus qu’il ne témoignera du moindre
intérêt pour la civilisation du Maghreb dont il est pourtant issu et où il
passera les vingt premières années de sa vie. C’est un élève brillant au Lycée
Lyautey qu’il quitte bachelier, en 1938.
Il part alors pour la Métropole chez sa tante, épouse d’un
colonel, à Limoge où il prépare en une année (au lieu de deux) le concours de
Saint-Cyr. La guerre approche et l’armée a presque doublé le nombre de places
(743 au lieu de 400). Sportif et intelligent le juif bédaoui (21) intègre
l’École spéciale militaire de Saint-Cyr et en sort lieutenant au terme d’une
scolarité très écourtée en raison du déclenchement de la guerre.
Et le biographe musulman de nous conter l’épopée d’un
officier séfarade dans des mondes expressément mouvementés, ceux de la deuxième
guerre mondiale et de la décolonisation. Galula œuvre d’abord comme espion
avant que les lois discriminatoires de Vichy ne l’excluent de l’armée. Il
réintègre celle-ci en 1943 par le biais de la France libre où il se fait
remarquer par un parcours opérationnel aussi téméraire qu’original.
La paix revenue en Europe, il choisit de rester dans
l’armée. Le cyrard fait plusieurs séjours en Extrême-Orient notamment à Pékin
puis à Hong-Kong, deux postes remarquablement situés pour observer
attentivement la prise de pouvoir en Chine par Mao, les insurrections
communistes en Indochine, en Malaisie ou aux Philippines. C’est bien là que
l’ancien élève de la grande école militaire met en pratique sa devise :
« ils s’instruisent pour vaincre ». Dans la capitale chinoise, David
Galula est le bras droit du colonel Jacques Guillermaz (1911-1998), un
sinologue d’exception.
Adjoint puis attaché militaire, le saint-cyrien, passionné
par l’étude de la guérilla maoïste, est même fait prisonnier par cette dernière
lors d’une mission d’observation durant laquelle il a fait fi de toute
prudence. Le capitaine Galula a appris le mandarin afin d’étudier dans le texte
les principes de la guerre révolutionnaire. Précisons que si l’officier admire
sincèrement le renouveau de l’art de la guerre chez les marxistes asiatiques il
demeura toujours un anticommuniste convaincu.
Souhaitant mettre en pratique ses connaissances théoriques
acquises durant une décennie en Extrême-Orient l’officier français se porte
volontaire, à l’été 1956, pour une affectation en Algérie. Le pays est en
rébellion ouverte depuis la fin 1954. Si l’insurrection est contenue,
l’insécurité, cependant, ne cesse de s’étendre. Suscitant le mécontentement
croissant de la métropole, Paris a dû rappeler les réservistes et faire appel
au contingent, dès lors soumis à un service de 24 mois dans des conditions parfois
très rudes.
Les rebelles du FLN (Front de Libération Nationale), ne
pouvant se mesurer à l’armée en terrain découvert, recourent au terrorisme
aveugle tant dans les villes que dans les campagnes sans que cela paraissent
poser de cas de conscience à ses dirigeants. De leur côté, les autorités
civiles se sont totalement déchargées sur l’armée en n’exigeant qu’une
chose : que l’Algérie reste française.
Dans ces conditions, les militaires (appelés ou engagés) ne
lésinent pas sur les moyens, y compris les plus odieux, pour rétablir l’ordre.
Ceci implique presque systématiquement la reconquête brutale du terrain avant
celle des cœurs. Le recours à la torture est une tentation à laquelle cèdent,
hélas facilement, les Français car faire parler rapidement un suspect peut
éviter un attentat contre des civils innocents. La population indigène est
contrainte avant d’être convaincue des bienfaits de la France comme tentent de
le faire les SAS (Sections Administratives Spécialisées). Celles-ci sont
animées par de trop rares officiers qui ont pour tâches essentielles
d’alphabétiser les masses musulmanes délaissées, les soigner et leur apporter
les infrastructures indispensables au développement des campagnes. Les membres
de ces SAS sont des cibles privilégiées des maquisards de l’ALN (Armée de
Libération Nationale).
C’est donc dans le cadre d’une guerre particulièrement sale
que le capitaine Galula rejoint son poste de chef de compagnie sous les ordres
de son mentor, le commandant Guillermaz. Celui-ci dirige alors un bataillon
d’infanterie coloniale stationné en Kabylie, non loin de Tizi Ouzou.
Pour la plupart des officiers, l’obsession est de ne surtout
pas renouer en Algérie avec l’humiliation subie en Indochine. Selon les
experts, il faut occuper le terrain et forcer la population à dénoncer les
partisans de la rébellion. Peu importent les moyens, il est impératif d’obtenir
du « renseignement ».
Malheureusement, les territoires prétendument pacifiés ne le
sont que le jour. La nuit venue, les indigènes, terrorisés par les exactions de
l’armée, apportent – volontairement ou pas – leur aide aux moudjahidine
(22) de l’ALN. La France, partout où elle envoie la troupe, défait
les fellagha (23) mais ce ne sont que des succès éphémères,
des victoires à la Pyrrhus.
Pour autant, l’Afrique du Nord n’est pas le Sud-Est
asiatique. Le FLN, au sein duquel les dissensions sont nombreuses et parfois
sanglantes, n’a pas la discipline, ni les stratèges remarquables du Viet-Minh.
Il n’empêche que l’intellectuel hors-norme Galula a parfaitement compris, qu’il
s’agit d’une guerre asymétrique où la France s’embourbe.
Le jeune capitaine, farouchement antimarxiste rappelons-le,
applique alors sur le théâtre algérien, en l’adaptant, une stratégie de la
contre-insurrection inspirée des principes de la guerre révolutionnaire
maoïste.
L’initiateur de la Longue Marche avait
parfaitement compris que les bandes disparates d’une guérilla, forcément moins
bien équipée qu’une armée conventionnelle, devaient être au sein du peuple comme
un poisson dans l’eau.
Avant de songer à occuper le terrain, c’est la population
qu’il faut mettre de son côté car c’est elle qui occupe continument le
territoire. Seuls ceux qui ont la confiance des habitants peuvent s’appuyer sur
eux et espérer gagner, si pas militairement, au moins politiquement ce qui est
l’objectif ultime d’une insurrection dirigée contre un pouvoir colonial. En
effet, les forces armées de ce dernier ne peuvent généralement pas être
vaincues dans le cadre d’un combat classique (24).
Galula a fort bien étudié la stratégie du « Grand
Timonier ». C’est pourquoi il préconise de casser la relation fusionnelle
liant rebelles et indigènes. L’enjeu existentiel du conflit est la population.
Avant le terrain, c’est bien celle-ci qu’il faut conquérir mais aussi,
convaincre avant de contraindre.
Dans ce but, il élabore un programme d’action résumés dans
la dizaine de points suivants :
– L’action militaire a pour objectif la mise hors d’état de
nuire de l’ennemi. Celle-ci concerne prioritairement les chefs et s’effectue
par élimination physique (au cours des combats) ou emprisonnement.
– Le renseignement est fondamental et vise à connaître la
population et recenser les ennemis cachés en son sein en vue de leur
éradication.
– Un « code pénal » sans discrimination,
parfaitement clair avec des sanctions précises, proportionnées selon la nature
du délit et éloignées de tout arbitraire doit être imposé et scrupuleusement
respecté par tous.
– Tout soldat doit être un communicant au service de la
France et, dans ce but précis, ne pas fuir les contacts avec la population.
– Chaque Français sous uniforme a l’obligation d’être d’une
correction parfaite avec les autochtones et respecter scrupuleusement leurs us
et coutumes. Publiquement, il faut agir comme si chaque Algérien est un ami
tout en gardant à l’esprit qu’il peut être suspect. L’injonction vaut
expressément pour les femmes musulmanes qu’on ne doit jamais importuner.
– Il est formellement interdit à tout homme sous les
drapeaux de prendre quoique ce soit à l’indigène ou accepter un cadeau de sa
part sans une immédiate réciprocité.
– Le recours à la torture est formellement interdit.
– Il est impératif de s’assurer et promouvoir la
collaboration des élites indigènes dans l’administration civile (y compris à
des postes de direction pour davantage les compromettre aux yeux du FLN et donc
les attacher à la France).
– C’est une fois acquise à l’autorité légale que la
population musulmane doit bénéficier des bienfaits de la France (et surtout pas
l’inverse).
– La propagande est proscrite et seule l’information
véridique est diffusée. Il faut se mettre à la portée des indigènes et leur
proposer une radiophonie émettant en arabe dialectal et en kabyle pour
précisément contrecarrer la propagande adverse diffusée par les émissions de
la Voix des Arabes du Caire.
Sitôt sur le terrain, l’officier expérimente avec bonheur ce
qu’il a étudié en Asie.
Pour l’illustrer, Driss Ghali rapporte quatre anecdotes
mettant en exergue l’action novatrice du théoricien de la
contre-insurrection :
Fermement opposé à tout déplacement forcé des paysans dans
des camps de regroupement où ils sont condamnés à la clochardisation, David
Galula (pp. 88-90) a organisé un système imparable de surveillance des allées
et venues dans le village empêchant ainsi tout départ vers le maquis ou accueil
d’un insurgé.
Considérant à bon droit qu’un rebelle repenti sert bien
mieux la cause de la France qu’un fellagha « au
tapis », l’officier qui abhorre la cruauté n’hésite pas à écouter les
prisonniers qu’il interroge lui-même longuement sans jamais recourir à la
violence (pp. 91-94) dans l’espoir de les retourner et d’utiliser leur
témoignage, parfois largement diffusé, pour contrecarrer la désinformation de
l’ennemi.
Pour forcer les habitants d’un village, récemment attaqué
par le FLN, à coopérer avec l’autorité française en choisissant eux-mêmes leur
responsable municipal, il n’hésite pas (pp. 94-96) à conditionner l’octroi de
l’indispensable moulin à huile à la nomination d’un maire. L’affaire est
délicate car toute l’économie locale repose sur la culture des olives mais la
peur d’apparaitre pro-français face au FLN est tenace. Toutefois les palabres
ne durent pas car, en à peine une journée, l’édile est nommé !
Enfin, pour respectueux qu’il soit des traditions musulmanes
David Galula, n’hésite pas à imposer sa vision du progrès dans une Algérie
qu’il veut française. Lorsque le maire musulman propose la construction d’une
mosquée, il s’y oppose vivement (pp. 96-99) arguant que la création d’une école
et d’un réservoir d’eau sont bien plus importants pour le développement du
pays. L’officier juif souhaite pour tous les indigènes une émancipation
religieuse semblable à celle qu’ont connue les séfarades depuis le décret
Crémieux, rejeté par les musulmans (dans leur immense majorité) pour ne pas
abandonner leur statut personnel religieux.
En août 1958, il retourne en France après deux ans passés en
Kabylie. Les habitants du Djebel Aissa Mimoune qu’il a administrés
interviennent auprès du préfet de Tizi Ouzou pour demander son maintien. En
vain, car le commandant Galula, qui s’est fait connaître par des mémorandums
adressés à ses supérieurs, est rappelé à Paris pour faire profiter de son
expertise l’État-Major de la Défense Nationale. Il y demeura trois ans avant de
quitter l’armée avec le grade de lieutenant-colonel.
De loin, David Galula assiste à l’effondrement de l’Algérie
française où la « Grande Muette (25) » l’a pourtant emporté sur le
plan militaire mais en recourant à des méthodes qu’il a résolument écartées.
Marié à une Américaine, l’officier va profiter de son entregent et répondre à
l’invitation de l’université d’Harvard.
Et Kissinger, comme l’US Army récemment engagée au Viet-Nam,
de vite s’intéresser à l’expérience originale du Français. C’est d’ailleurs sur
le sol américain que celui-ci va rédiger ses ouvrages ; Pacification
in Algeria 1956-1958 en 1963 puis Counterinsurgency
Warfare : Theory and Practice en 1964.
De retour en France l’ex-officier rejoint un poste
commercial dans l’industrie de défense. En 1965, toujours éclectique, il fait
paraître, sous le pseudonyme Jean Caran, un roman déjanté mêlant espionnage et
humour dont l’action se déroule à Hong-Kong au début des années 50 : Les
moustaches du tigre.
En juin 1967, le destin rattrape David Galula qui meut d’un
cancer foudroyant du foie. Il avait 48 ans.
Le théoricien de la contre-insurrection, hormis dans des
cercles très restreints, n’a pas eu le temps de se faire connaître, encore
moins de jouir d’une célébrité qu’il eut largement méritée.
C’est pourquoi il faut remercier Driss Ghali d’avoir
présenté au grand public francophone, avec cet opus de belle facture, l’un des
officiers les plus originaux et talentueux du siècle dernier. En effet, il est
rare de pacifier une insurrection en respectant les « lois de la
guerre » et la morale. C’est dire combien, dans l’histoire militaire,
David Galula est une heureuse exception.
L’auteur, dans la dernière partie de son travail bien étayé,
insiste également sur l’influence décisive de la pensée de Galula sur l’armée
américaine, d’abord très timidement au Viet Nam, mais surtout dans sa tentative
de pacification de l’Irak sous le commandement du général Petraeus. Ce dernier
fit d’ailleurs lire les œuvres du Français à tous les officiers de son
état-major.
Cependant, Driss Ghali va plus loin encore. Il propose dans
une conclusion stimulante de solliciter à nouveau le théoricien français pour
lutter contre Al-Qaïda.
Précisons qu’à l’heure où une immigration musulmane
incontrôlée fait resurgir le spectre d’une nouvelle guerre d’Algérie, mais sur
le sol métropolitain cette fois, la lecture de cet ouvrage est une ardente
nécessité. En effet, seuls des hommes de la trempe d’un David Galula seront
capables de s’imposer, avec efficacité mais aussi humanité, pour contrer l’état
de belligérance qui gagne chaque jour davantage des pans entiers du territoire.
Enfin, dans une postface courte mais émouvante (p. 193),
l’auteur appelle le Maroc à rendre hommage à l’un des siens, séfarade qui a
grandi à Casablanca où il est passé par le prestigieux Lycée Lyautey. Premier
résident général au Maroc, Hubert Lyautey, comme David Galula, avait compris
que la France ne pouvait rien construire dans ses colonies sans l’appui sincère
et enthousiaste des autochtones. Là réside la leçon de deux très grands
militaires français qui ont grandi – spirituellement – en Afrique du Nord. Tel
est l’enseignement essentiel de cette biographie rédigée par un musulman
amoureux de la civilisation française.
Winston Belmonte (le 26 mars 2025)
Note 1 : Il s’agit de l’une des sept nouvelles
indiennes composant le recueil In Black and White publié
originellement, en 1888, à Allahabad (Inde britannique).
Note 2 : Le célèbre adage français est traduit
directement de la première phrase du récit (publié en 1888) dont nous
communiquons ci-après le paragraphe initial : “Lalun is a member
of the most ancient profession in the world. Lilith was her very-great-grandmamma, and that
was before the days of Eve as everyone knows. In the West, people say rude
things about Lalun's profession, and write lectures about it, and distribute
the lectures to young persons in order that Morality may be preserved. In the
East where the profession is hereditary, descending from mother to daughter,
nobody writes lectures or takes any notice; and that is a distinct proof of the
inability of the East to manage its own affairs.”
Note 3 : Outre ses frasques et son talent littéraire,
Stanislas de Boufflers (1738-1815) s’est aussi fait connaître comme un
gouverneur du Sénégal (1786-1787) aussi intelligent dans sa gestion
qu’altruiste vis-à-vis des indigènes. Il figure parmi les membres fondateurs de
la Société de Amis des Noirs en 1788.
Note 4 : C’est l’année de naissance de Bismarck, tout
un symbole !
Note 5 : Le 18 octobre 1812 sonne la retraite de
l’armée de l’armée française de Moscou brûlée tandis que le prince Koutouzoz
remporte, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud, la victoire de
Taroutino face au roi de Naples, Joachim Murat (1767-1815).
Note 6 : Défaite finale de Napoléon à Waterloo le 18
juin 1815.
Note 7 : Koutouzov (1745-1813) a perdu l’œil droit dans
un combat contre les Turcs.
Note 8 : Le Vice-amiral Horatio Nelson (1758-1805)
avait également contracté le paludisme en Inde !
Note 9 : Wellesley (1769-1852) est fait duc de
Wellington le 3 mai 1814 après la première abdication de Napoléon le 4 avril
1814, à Fontainebleau.
Note 10 : L’événement est immortalisé par la célèbre
toile de Goya exposée au Prado, « El dos de mayo de 1808 en Madrid ».
Note 11 : Le mot signifie « petite guerre »
en castillan (guerrilla). Il est entré dans le vocabulaire
français avec un accent aigu sur le « e ».
Note 12 : Il est marquis de La Piconnerie.
Note 13 : Les 27, 28 et 29 juillet 1830.
Note 14 : Nom turc d’une province dans la Régence
d’Alger (1516-1830) dirigé par un bey (gouverneur) sous l’autorité du Dey
d’Alger, lui-même soumis (au moins nominalement) à la Sublime Porte.
Note15 : Ces départements, inspirés vraisemblablement
des beyliks ottomans, connaîtront des subdivisions successives à partir de
1955. Ils deviendront 15 à la veille de l’indépendance.
Note16 : Ce fut aussi le cas du christianisme
totalement éradiqué par la conquête arabe.
Note 17 : Il faut noter que la conquête dite
« de l’Algérie » par la France amputa le Maroc de toute une frange de
territoires qui sont restés algériens, après 1962, en dépit des promesses des
nationalistes algériens.
Note 18 : On ne dénoncera jamais assez le crime majeur
de toute colonisation imposée par la force : le mépris de l’indigène.
Note 19 : Il permet, depuis sa promulgation en 1870, à
tout séfarade algérien de devenir citoyens français de plein droit en renonçant
au statut personnel religieux. Des dispositions similaires existaient pour les
musulmans depuis un sénatus-consulte de 1865.
Note 20 : C’est une émanation militaire du Parti
communiste vietnamien, créée en 1941, et regroupant tous les nationalistes
combattant pour l’indépendance du pays.
Note 21 : Ainsi appelle-t-on en arabe marocain le Casablancais.
Note 22 : C’est le pluriel de moudjahid (prononciation
dialectale de mujâhid مجاهد) qui signifie au propre
« combattant de la foi ».
Note 23 : En Afrique du Nord, le terme désigne des
« brigands de campagne ». Le terme est emprunté à l’arabe littéral (fallâq فلّاق au
singulier et فلّاقة fallâqah au pluriel) :
« coupeur de tête ».
Note 24 : Mao et Giap ont cependant démenti cette
règle, en gagnant par la force des armes ; le premier contre Tchang
Kaï-chek (1887-1975), le second contre le général de Castries (1902-1991).
Note 25 : Elle ne l’a pas toujours été, notamment le 21
avril 1961, lors d’une tentative infructueuse de putsch menée par les quatre
généraux Challe (1905-1979), Jouhaud (1905-1995), Salan (1899-1984) et Zeller
(1898-1979).
PSG, Qatar .. par Winston Belmonte
Je suis tout à fait en phase avec Nathan Devers et encore
plus lorsqu’il parle du Qatar et du foot. Je pense que l’on peut maintenant
parler de guerre civile communautaire entre les indigènes judéo-chrétiens et
une grande partie des immigrés issus de l’islam. Ces derniers sont incités à
toujours plus de violence par l’incurie permanente du gouvernement actuel que
caractérise une lâcheté insigne et les provocations d’une extrême-gauche
criminelle, haineuse et fanatique. Le premier doit être le plus promptement et
rapidement remercié ; la seconde combattue vigoureusement, très vigoureusement.
https://www.youtube.com/watch?v=2xhGPpW_Yg4
Gabriel Clusel et Nathan Devers
Axel Ronde porte-parole du syndicat CFTC Police
mes collègues ont été pris à partie hein sur les barrages
fermes qu'ils avaient mis en place et tout de suite des individus ont cherché
l'affrontement et à et à tirer soit des mortiers d'artifice soit des projectiles
sur mes collègues qui ont répliqué avec des bombes lacrymogènes et des tirs de
LBD Ce soir donc après le défilé des Paris sur les champ
Actuellement d'ailleurs même actuellement ça ça continue Il
y a des poches sur la capitale où on est obligé d'intervenir avec avec
malheureusement si vous voulez nous avons affaire à une violence d'individus
complètement débridé de plus en plus où ces jeunes et moins jeunes d'ailleurs n'ont plus peur de rien et vont à
l'affrontement et ils cherchent n'importe quel prétexte Là c'est la célébration
de la fête enfin de la victoire du PSG et eux ils gâchent la fête parce qu'ils
en ont rien à faire finalement du PSG Eux ce qui les intéresse c'est de pouvoir
piller et et casser voler tout ce qui trouve sur le long des parcours où il se
situent
j'ai une pensée profonde pour notre collègue de la brigade
canine de Renn qui a été gravement blessé à Coutance par un tir de mortier
d'artifice Actuellement il est dans le coma Il se bat pour pour la vie et nous avons enfin en
tout cas mes collègues de la police nationale sont derrière lui pour ben pour
en espérant qu'il soit bah qu'il sorte du coma et qu'il soit rétabli au plus
vite Nous le souhaitons aussi évidemment nous avons une pensée pour lui pour
toutes les forces de l'ordre qui ont été blessées hier Il y a une trentaine de
de une trentaine he non c'est voir même plus he une qu on étédonn par Bonillot
Tout à fait Mais malheureusement c'est assez évolutif et oui oui on a beaucoup
beaucoup de blessés je peux vous en citer à choisir le roi Un policier a été
blessé suite à un refus de températ Un scooter lui a carrément foncé dessus
après la victoire du PSG On a eu plusieurs collègues qui,ont été pris à partie
à Poitier par exemple Un véhicule a failli être renversé et pillé Le commissariat
enfin en tout cas le local de police à proximité a a été attaqué et a failli prendre
feu aussi Donc vous voyez on a un peu partout sur tout le territoire national
des exactions qui ont été commises et encore une fois ben c'est mes collègues
qui sont gravement blessés et mais on on tient bon On tient on parce que parce
que c'est notre mission parce qu'on y croit et puis on sait très bien que si on
était pas là ben ça serait encore pire pire que ces deux morts qu'il y a eu
pire que tous ces commerces qui ont été pillés ces véhicules brûlés Voilà on
est et on a parlé des cambriolages aussi parce que certains en ont profité hier
soir gentiment Ah moi je peux vous le dire je
vais parler d'un d'un cas personnel puisque euh ma meilleure amie habite
entre la porte de Saint-Claud et la porte de taille cambriolage à 3h du matin
avec des jeunes cagoulé enfin qui l'ont frappé à coup de marteau parce qu'on en
est là à coup de marteau Oui Oui Vous entendez pour pour euh pour voler euh de
de trois choses Il y a eu des cambriolages aussi hier soir parce qu'on parle
des vitrines qui sont cassées mais il y a aussi des cambriolages et des
particuliers sur des zones précises puisque des voyou des barbares comme dirait
Bruno Rotagot il a tout à fait raison de d'utiliser ce nom en profite profite
de la fête pour aller commettre des exactions Oui on en est là vous voyez il
cherchent la moindre faille le moindre prétexte pour pouvoir commettre des
exactions
Effectivement c'est des pillages mais aussi des cambriolages
C'est aussi un feu dans un immeuble un
bâtiment a failli brûler et des pompiers qui ont été pris à partie violemment
Donc on est vraiment dans des dans des actes Oui de barbare Parce que quand
vous en vous étranglez un pompier qui vient éteindre un incendie on ne peut que
qualifier cela de barbare Mais c'est affolant Je sais pas Nathan c'est
absolument insupportable Il n'y a pas d'autres mots euh pour décrire cette
situation Vous vous rendez compte le décalage entre le bilan dont on fait état
euh de morts des blessés en veux-tu en voilà des de du bien public qui a été
détruit des magasins qui ont été pillés des policiers et des pompiers qui ont
été attaqués des cambriolages dans vous faites état enfin on va pas faire toute
la liste des voitures brûlées on ne les compte pas pour un match de foot Non mais
c'est c'est juste en fait et c'est juste insupportable Et je repose quand même
la question que je posais hier Est-ce que parmi les joueurs star là de cette
équipe quelqu'un alors le PSG appelé au calme ce soir Je parle du PSG pas les
joueurs le PSG c'est gentil le PSG n'a pas de visage Est-ce que une des stars
de cette équipe là a je ne connais pas leur nom hein mais est-ce qu'il y en a un seul qui a dit pas en
notre nom C'est scandaleux arrêter c'est inadmissible ça nous gâche la fête Je
je suis désolé hein J'insiste sur cette question de façon un peu névrotique
parce que je crois quand même que ce faisant je mets le doigt sur quelque chose
Ces gens-là ces stars ça ne les dérange pas
Et je permets aussi de dire une chose alors c'est mon sentiment
personnel mais de voir le Qatar faire sa publicité sur cette victoire qui me
laisse pour ma part indifférent parce que le foot ne m'intéresse vraiment pas
Mais le Qatar qui est donc un pays qui n'a aucun souci des droits humains qui
fait sa petite publicité euh euh dictatoriale euh anti-droit humain et euh et
islamiste ou en tout cas proche de l'islamisme euh sur le dos d'une victoire sportive euh avec
des des des là on a vu tout à l'heure les les sportifs qui arrivent à l'aéroport
Roissy-Charles de Gaulle un avion du Qatar pas un avion Air ,France les
maillots du Qatar la la victoire tout le monde dit c'est formidable Regardez les investissements qu'ils font ce
sont des investissements de réussite de winner tout ça aussi pour ma part m'a dérangé
et et en tout cas je trouve que le spectacle qu'on a eu qu'on a vu hier soir
est un spectacle absolument désolant pitoyable et et et et scandaleux Il y a
pas d'autres mots
Nathan je suis désolé mais il y a un temps pour
l'explication il viendra on aura tout le temps de le faire Là il y a un temps
pour dire explication ou non ceci absolument inacceptable Et une fois n'est pas coutume je suis d'accord avec Gabriel
sur un point quand vous critiquez le fait que on dise c'est une minorité comme
s'il s'agissait absolument de préserver l'événement euh de ces dérives de ces dérapages qui auraient eu lieu lors de ces
festivités,Euh d'abord je suis désolé mais moi
personnellement ce n'est pas ce que j'ai vu depuis ma fenêtre Euh
j'habite pas dans un des quartiers qui a été le plus, concerné par ça J'habite
pas dans un quartier particulièrement
menacé Mais enfin j'ai bien vu à partir du moment où le match s'achevait une
foule se réunir d'abord en étant joyeuse Euh c'était assez sympathique Euh et
puis ensuite des gens qui tirent des mortiers
d'artifice des gens qui jettent des poubelles des gens qui come Quand je suis sorti d'Europain hier soir aux alentours
de 20h15 20h30 on en était déjà là Et je parle de pas très très ,loin de la
radio Oui j'ai vu ça aussi en sortant de la radio Je vous assure vous avez vu enfin même sur une place qui n'est
pas très loin euh à quelques minutes de marche d'ici et en venant en venant
déjà sur les terrasses c'était déjà alors la fête et c'était déjà très aviné
hein par Mais alors je repose ma question encore une fois d'ingénu et de
quelqu'un qui connait rien au foot Ça n'avait pas l'air de déranger la foule
D'ailleurs il y avait des centaines de
personnes qui étaient là Alors en effet elle ne commettait pas les violences En
effet c'était pas la minorité ou mais il é il fais la fête il des débords au sein de le
fête et il continuent à festoyer comme
si de rien nétait Je pense qu'il y a moi je vous dis mon intuition quand même
il y a un truc globalement qui va pas dans cette culture là cette culture d'une
certaine forme de célébration des,réussites sportives ou des défaites sportives
en tout cas lié au football q ui est profondément problématique et c'est trop
facile de dire que c'est juste trois personnes ..


