Article épinglé

COVID et CRIMES

8 mars, Paris : Annie, Anna, Shoukria contre le voile

Reportage de Jean Robin, Tatamis blog

Annie Sugier (Ligue internationale du droit des femmes : http://www.ldif.asso.fr/ voir son article dans Riposte laique sur les dérives de la gauche sur le voile : http://www.ripostelaique.com/Les-derapages-de-la-gauche-sur-le.html ) ,
Shoukria Haidar ( Negar : http://www.negar-afghanwomen.org/),
Anna,
Pascal Hilout ( Riposte laïque)
ont manifesté ce lundi 8 mars au pont de Grenelle sous la statue de la Liberté, leur opposition au voile islamique. Jean Robin des éditions Tatamis ( a publié "La mosquée Notre Dame de Paris" de Elena Tchoudinova ) filmait.
" Le voile insulte notre liberté"





http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/07/liliane-kandel-dans-un-monde-qui-a-change-de-nouvelles-resistances-a-inventer_1164904_3224.html
7.03.09 Liliane Kandel
Le féminisme aujourd'hui ? Non seulement il n'est pas mort mais on peut dire que, d'une certaine manière, il a gagné. (...) il a induit des changements profonds, peut-être irréversibles de la société, ( ...) plus personne n'oserait se revendiquer "sexiste" ou "misogyne".
(...) Dire "on a gagné" ne signifie pas évidemment pas que l'on a tout gagné (....) . Des femmes meurent sous les coups de leur compagnon, la pauvreté, le chômage sont majoritairement féminins, les salaires restent inégaux, ( ....) : tout cela est connu, dénoncé, combattu par les groupes féministes, (...) et justifie que nombre d'entre les militantes se définissent comme "toujours féministes".
Est-ce suffisant ? ( ...) il me semble que, s'il y a aujourd'hui du féminisme (ou du pseudo-féminisme) partout, on peut se demander s'il y a encore un mouvement - au sens du mouvement des années 1970. On oublie trop souvent que celui-ci n'a pas été seulement un mouvement social : de colère, de révolte, de solidarité retrouvée des femmes entre elles, mais aussi, et indissociablement, un mouvement de découverte permanente, de dévoilement, c'est-à-dire de subversion et de renversement des paradigmes de pensée dominants.
(...)
L'offensive aujourd'hui n'est plus de notre fait. (...) dans nos cités, où il est recommandé encore souvent de sortir voilée ou en jogging pour éviter harcèlements, insultes - ou agressions (...). Mais aussi au niveau le plus élevé de la gouvernance internationale, à l'ONU, où sous prétexte de lutte contre la "diffamation des religions", contre le blasphème, et au nom d'une incertaine "alliance des civilisations", l'on est en train d'imposer peu à peu les motions les plus obscurantistes, les plus rétrogrades, les plus attentatoires aux libertés (et d'abord, à celles des femmes). (...)

Sus aux féministes "blanches" !

Femmes iraniennes défilant pour le renversement du Shah







Voici le message que plusieurs collectifs adressent aux féministes, suivant en cela la voie tracée par le PS, qui a promu "ni Putes ni Soumises" contre les mouvements féministes existants :

féministes "blanches" : taisez vous !






Ces militantes écrivent :
" de la blancheur du féminisme blanc "
" Nous nous réclamons d'un féminisme qui ne se base pas sur une injonction à l'émancipation " (!)
" le patriarcat des blancs est bien adossé au catholicisme " mais " nous refusons .. l'islamophobie " " nous refusons que le féminisme soit exhibé pour discriminer les femmes voilées" ...

Nos élites "de gauche" sont assez stupides pour préparer leur propre remplacement sur une base purement raciste ... après tout peu importerait un changement des dominants, si cela ne s'accompagnait d'une abdication devant les idéologies les plus barbares, inégalitaires et sexistes qui soient.

En réalité, ces soit-disant féministes antiracistes "non blanches", sont des militantes qui acceptent les militantismes religieux les plus réactionnaires, pourvu qu'ils servent leurs intérêts "raciaux" et nationaux,

en réalité ce ne sont que des militantes "nationalistes" des pays d'afrique et du moyen-orient et des populations qui en sont issues, et qui n'hésitent pas à employer les moyens les plus racistes, ni à employer la force contre les féministes "blanches".

La tentation que nous appelons ici "fasciste", comme le racisme, c'est à dire la tentation de l'impérialisme et de l'assujettissement de l'autre, fusse au prix d'une discipline et d'une hiérarchie de fer, avec ses aspects sexistes, dans son propre "clan", existe dans tous les peuples - de même aussi que de vrais démocrates, ainsi que des personnes vraiment "fraternelles" existent dans tous les peuples ...
Nous ne voulons l'oublier que par lâcheté.



Katia elle, soutenue par son père, avait choisi la liberté de ne pas céder aux islamistes qui lui enjoignaient de porter le voile. C'était en 1994 en Algérie. Ils l'ont assassinée, elle avait 17 ans.
















Documents :



http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/commemoration-du-17-octobre-1961-mise-au-point/1232

Jeudi 12 novembre 2009

Mise au point du Réseau Féministe « Ruptures », concernant le déroulement du rassemblement du Collectif Vérité et Justice pour la commémoration des massacres du « 17 octobre 1961 »

Le Réseau Féministe « Ruptures », signataire de l’Appel du Collectif 17 octobre 1961 Vérité et Justice depuis plusieurs années, a commémoré cette année encore, sur le pont St Michel à Paris, le 17 octobre 2009, l’assassinat par la police française de centaines d’Algériens venus manifester pacifiquement le 17 octobre 1961.
Comme cela était prévu par les organisateurs, Monique Dental, en tant que fondatrice et animatrice de l’association devait intervenir pour rappeler le rôle des femmes algériennes pendant ces terribles heures. Après les trois premières interventions de Mehdi Lallaoui, de représentants du MRAP et de la LDH écoutées dans le calme, alors que Monique Dental venait de commencer la lecture de la déclaration, elle a d’abord été brutalement interrompue par les Indigènes de la République et d’autres personnes. Ensuite, sa voix a été entièrement couverte par un chant diffusé par la sono dont cette association s’est emparée.
Cette censure brutale d’une parole de femme militante évoquant d’autres femmes résistantes, cette attitude liberticide, voire terrorisante ont eu pour résultat de saccager la cérémonie et de bafouer les raisons pour lesquelles nous nous réunissons depuis de nombreuses années. Elles nous interrogent sur les motivations réelles de la présence de cette association qui n’était pas signataire de l’Appel du Collectif 17 octobre 1961 Vérité et Justice.
Nous condamnons ces pratiques inquiétantes qui instrumentalisent la mémoire des victimes algériennes du 17 octobre 1961. Depuis de nombreuses années, nous avons su nous rassembler dans l’unité et la dignité et nous entendons continuer dans cet esprit jusqu’à ce que l’Etat français satisfasse nos demandes.

Monique Dental parle d'elle dans cette vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x5tk25_monique-dental-1_webcam

http://www.dailymotion.com/video/x5tk7g_monique-dental-2_webcam


http://www.indigenes-republique.org/spip.php?article667

Appel des Féministes Indigènes
vendredi 26 janvier 2007 par Collectif des féministes indigènes

Appel des Féministes Indigènes
Personnalités politiques, intellectuel-le-s, féministes, représentants institutionnels... en France, se penchent avec humanisme et compassion sur le sort des femmes issues de l’immigration post-coloniale que NOUS sommes.
Ils nous encouragent à nous émanciper, à nous défaire de notre état de nature, ou, pour les plus évoluées d’entre nous, de notre état de sous-culture. Ils nous protégent contre nos maris, nos pères et nos frères supposés culturellement violents, violeurs et voileurs. Ils sont les boucliers sans lesquels nous sommes vouées à demeurer soumises, mariées de force à des brutes, excisées..., et peut-être même lapidées. De leur vigilance zélée dépend notre libération. Ils parlent en notre nom. Pour notre bien...
Messieurs-Dames, le Collectif des Féministes Indigènes a le plaisir de vous annoncer la fin de la comédie. Il vous prie de ravaler vos larmes et de remballer vos bons sentiments.
Ce discours néocolonial et paternaliste est une VIOLENCE que nous n’acceptons plus.
Nous refusons la dépossession et l’instrumentalisation de nos luttes.
Nous refusons catégoriquement que des personnes non concernées par des discriminations racistes et sexistes parlent en notre nom. Comme nous refusons le discours stigmatisant et essentialisant des femmes issues de l’immigration, qui prêtent leurs voix au discours dominant, structurellement raciste et opportunément féministe. Parler à notre place, c’est nous spolier de nos vies, nous déposséder de nos parcours et de notre vision du monde. C’est aussi saboter nos luttes quotidiennes.
Nous ne sommes pas dupes de cette instrumentalisation qui fait de nous des victimes idéales.
Les discours dominants à la fois racistes et sexistes confisquent notre parole, réduisent notre complexité, nient nos résistances.
Ces procédés s’enracinent dans les systèmes esclavagistes et coloniaux qui, déjà, contraignaient les femmes à une double expropriation de leur corps (à la fois, force de travail et objet sexuel). Nos mères, loin des stéréotypes du féminisme blanc, ont toujours su résister. Nous résistons.
Notre démarche est féministe, spécifiquement indigène…

Nous, en tant que femmes vivant en France, héritons des acquis des luttes des féministes françaises. Mais en tant que femmes racialisées, nous remettons en question les diktats de l’universalisme blanc et masculin et du féminisme blanc qui dénient toutes autres visions du monde ou vécus. Le féminisme occidental n’a pas le monopole de la résistance à la domination masculine.
Nous refusons les présupposés idéologiques selon lesquels le féminisme serait incompatible avec la foi religieuse, notamment en portant et défendant la parole féministe des femmes croyantes.
Nous assumons et revendiquons nos identités plurielles, aux contours variables faites aussi de contradictions et d’imperfections.
Nous refusons l’injonction à la déloyauté envers les nôtres avec tous les sacrifices que cela suppose : rupture familiale, guerre et concurrence des sexes, mise à distance de nos cultures chaque jour mises en accusation.
Nous interpellons nos communautés et l’ensemble de la société. Nous dénonçons et nous nous battons contre les systèmes d’oppression. Nous ne voulons pas "conscientiser" les femmes issues de l’immigration, dont nous sommes, ni les juger sur des critères "d’émancipation" subjectifs. Chaque femme est en droit de choisir son mode de vie en continuité, en composition ou en rupture avec sa culture, sa tradition ou sa religion.
(...) Nous ne tairons pas notre combat féministe sous prétexte que la lutte anti-raciste est prioritaire. De la même façon nous ne tairons pas notre combat anti-raciste pour servir de relais, au nom d’un pseudo-féminisme à la diabolisation des noir-e-s, des arabes, des musulman-e-s et d’autres populations stigmatisées racialement.
Nous refusons d’être l’enjeu de la concurrence et de la bataille que se livrent le patriarcat des dominés et celui des dominants.
Par conséquent, nous nous inscrivons dans ce féminisme paradoxal afin de ne plus jamais être le cheval de Troie de la suprématie blanche ou les traîtresses à l’ordre communautaire.
(...)

http://bougnoulosophe.blogspot.com/2009/10/de-la-blancheur-du-feminisme-blanc.html

lundi, octobre 26, 2009
De la « blancheur » du féminisme blanc
LETTRE OUVERTE AU COLLECTIF NATIONAL POUR LES DROITS DES FEMMES

Cher-e-s ami-e-s,
Tout d'abord, permettez-nous de nous présenter. Les Indivisibles sont un groupe de militant-e-s dont le but est de déconstruire, notamment grâce à l'humour et l'ironie, les préjugés ethno-raciaux et en premier lieu, celui qui nie ou dévalorise l'identité française des Français-e-s non-Blanc-he-s. Malheureusement cette lettre peut ne paraître ni drôle, ni ironique...
Cette année, vous avez appelé à une manifestation nationale unitaire pour les droits des femmes à Paris le 17 octobre 2009. Sur le principe, nous ne pouvions que nous en réjouir. Mais nous avons tous d'abord été étonné-e-s de la date choisie. Le 17 octobre, est dans l'Histoire de France, avant tout le triste anniversaire des massacres contre la manifestation pacifique algérienne du 17 octobre 1961 à Paris (1). (...)
Dans les faits, votre manifestation a effectivement occupé l'espace médiatique, probablement au détriment de la commémoration du 17 octobre 1961, pourtant indispensable en ces temps de réhabilitation de l'histoire coloniale... (...)
Dans votre «Appel à une manifestation nationale à Paris le 17 octobre 2009», vous y expliquez que vous ressentez «le danger de voir la lutte pour l'égalité femmes/hommes passer au second plan au profit de la lutte contre les discriminations et pour la diversité». Nous aurions préféré que vous n'opposiez pas la lutte contre le sexisme à celle contre le racisme...(...)
Nous regrettons que votre conception du féminisme ne s'inspire pas des féministes non-blanches, notamment du courant "Black feminism" qui étudie l'imbrication du sexisme et du racisme. Courant dont un des textes principaux, le "Third World Women's Alliance. Black Women's Manifesto." date tout de même de 1970. Nous regrettons également que vos positions sur l'action positive n'aient pas évolué depuis les débats sur la parité au cours desquels de nombreux-ses féministes ont disqualifié la discrimination positive à l'égard des minorités racisées afin de mieux encenser le principe de parité

http://feministespartout.blogspot.com/

Collectif Féministes Partout
Rassemblement féministe samedi 6 mars 2010 : pas en notre nom !

Dans le cadre de la journée internationale des luttes féministes, le collectif Féministes Partout vous invite à un rassemblement ce SAMEDI 6 MARS à la Rotonde Jaurès - Stalingrad, Paris 19e, de 15h à 17h.

PAS EN NOTRE NOM !
La république n'est pas la liberté pour touTEs ni l'égalité entre touTEs et la fraternité ne profite qu'à certaiNEs.
La république française est raciste
Le débat sur l’ « identité nationale » nous a martelé que l’égalité hommes-femmes et le féminisme sont des valeurs nationales. Nous dénonçons cette imposture. Nous sommes féministes et nous refusons toute instrumentalisation de nos luttes à des fins racistes, islamophobes, électoralistes et nationalistes.
Penser que le sexisme et l'homophobie n’existent que dans les banlieues, qu’ils ne tuent que chez les raciséEs et dans les « Autres » cultures : chez les pauvres, les pas-catholiques, les pas-blancHEs… est une stratégie idéologique relevant du colonialisme.
Nous refusons que le féminisme soit exhibé pour discriminer et exclure - par exemple les femmes voilées ou portant la burqa de l’espace public - ou pour justifier le refus de cartes de séjour et de naturalisations.
La république est raciste parce que les étrangerEs vivant, travaillant et cotisant en France n'ont toujours pas le droit de vote. Sous prétexte de racolage, les prostituéEs sans-papierEs sont expulséEs. Nous observons et condamnons une police et une justice à deux vitesses, notamment vis-à-vis des descendantEs des anciennes colonies.
Nous refusons que le féminisme soit brandi comme un « label de civilisation » et de modernité.
La république française est hétérosexiste, hétéropatriarcale et homophobe
Nous refusons cette politique gouvernementale raciste qui sert à occulter le recul des droits des femmes tout autant que la dégringolade des droits sociaux et économiques : (...)
Le patriarcat des blancs est bien installé, adossé à la religion catholique : le gouvernement soi-disant laïc est mené par un premier ministre catholique pratiquant qui adore rencontrer le pape, Boutin-et-sa-bible a été ministre, le président de la république se signe à tout moment… (...)
Nous refusons le féminisme universaliste blanc, bourgeois, laïcard et hétéronormé qui impose ses croyances républicaines et ses normes d’émancipation, prétexte à la déferlante haineuse et moralisatrice qui oppose les femmes.
Nous nous réclamons d'un féminisme qui ne se base pas sur une injonction à l'émancipation
, qui ne dicte pas un modèle unique de libération mais qui repose sur la parole et les revendications des premières concernées.

Fabrice Burgaud : l'honneur d'un juge















Un juge et une police sans moyens d'enquête, un dogme du " croire la parole de l'enfant " ( alors qu'il faudrait un principe de l'écoute de la parole de l'enfant et de l'enquête sur les faits, avec les moyens pour ces enquêtes ! ), des législateurs intervenant sans vergogne dans le judiciaire dans une affaire précise, accusant un juge précis, alors ... qu'ils ont voté pour eux mêmes l'impossibilité de la mise en cause de leur responsabilité.
Ou comment une société règle sur le dos d'un jeune homme consciencieux, et des enfants qui sont malmenés à l'audience, ses problèmes avec l'enfance et la sexualité au lieu de les affronter.

Il faut repenser à cette triste affaire, au moment où le législateur s'entête à voter les lois les plus floues et abérrantes sur la "violence psychologique" : avec de telles "lois", l'on prépare les procédures les plus hasardeuses, avec toutes leurs conséquences pour les plus vulnérables ...

Extraits de propos lors de la commission d'enquête sur Outreau :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-enq/r3125-t2.asp#P11397_3722237

Mme Michèle-Laure RASSAT, professeur émérite des facultés de droit
(Procès-verbal de la séance du 21 mars 2006)

Mme Michèle-Laure RASSAT :

.... J'ai été un rapporteur officiel de la République, et j'aurais aimé qu'on me donne ce titre, et surtout le temps pour expliquer ce qu'il y avait à dire. Car je vous rappelle que mes lettres de mission, que je possède ici, me chargeaient de promouvoir une réforme générale du code de procédure pénale, depuis le soupçon de commission d'infraction pénale jusqu'à la fin de l'exécution des peines. ...

J'en viens aux deux ou trois déclarations qu'on m'a demandé de faire ici. Cela ne va pas détendre l'atmosphère, mais je n'y peux rien, c'est pour cela que je suis venue.

Ma première déclaration individuelle concerne Fabrice Burgaud. J'ai été trente ans directeur des instituts d'études judiciaires des facultés dans lesquelles j'enseignais : Dijon, Nantes, Rouen et Paris-XII. J'ai la prétention d'avoir une petite idée sur la question, sur ce que sont les fonctions de magistrat et ceux qui les exercent. Compte tenu de ses fonctions, de ses compétences, des pouvoirs qui étaient les siens et des moyens dont il pouvait disposer, Fabrice Burgaud a fait son travail, et il l'a remarquablement fait. Et il a bien du mérite. Car il y a un élément qui semble avoir échappé à tout le monde, et qui pourtant est capital dans cette affaire, c'est que Fabrice Burgaud n'est pas issu d'une faculté de droit et d'un institut d'études judiciaires. Il est issu d'un institut d'études politiques. Ce qui veut dire qu'au moment où il est entré à l'École nationale de la magistrature - et il a eu bien du mérite d'y entrer -, sa culture juridictionnelle ressemblait à un gruyère. Comme on fait beaucoup de choses à l'École, mais peu de droit, ce n'est pas là qu'il a comblé ses lacunes. Autrement dit, Fabrice Burgaud s'est fait tout seul. Eh bien, permettez-moi de vous dire que le résultat est plutôt flatteur !
Je tenais à le dire parce que le malheureux n'a été soutenu par personne. Pas par sa hiérarchie. On vous a dit ici qu'elle était pesante. Cela doit dépendre de ce qu'elle fait, parce que là, elle a été merveilleusement absente. Pas par ses pairs, qui l'ont soutenu avec des pincettes : on ne sait pas ce qui peut arriver, il vaut mieux ne pas se mouiller. Il n'a été soutenu par personne. Alors, je ne suis pas grand-chose. Je suis, je le répète, directeur d'instituts d'études judiciaires depuis trente ans. Je lui donne acte qu'il a bien fait ce qu'il avait à faire. Je précise qu'à ma connaissance, je ne connais pas Fabrice Burgaud. Je dis « à ma connaissance », parce que quand on a l'habitude de s'exprimer devant des auditoires de plusieurs centaines de personnes, il est très difficile de savoir à qui on parle. Donc, à ma connaissance, je n'ai jamais rencontré Fabrice Burgaud.
(....)
Reste la dernière déclaration, dans laquelle je sais que je m'exprime au nom d'un très grand nombre, sans doute du plus grand nombre des professeurs de droit pénal français, puisque beaucoup ont écrit dans nos revues scientifiques des articles sur la question, et que d'autres, sachant que vous étiez constitués, m'ont téléphoné pour me dire : « Michèle-Laure, vous qui serez entendue, n'oubliez pas de leur dire ! » Alors, je ne suis pas entendue, mais je vais quand même vous dire ceci. Quand on a eu, disons le front, pour rester courtois, de voter à l'unanimité des groupes parlementaires représentés dans les assemblées - ce qui, soit dit en passant, en dit long sur le corporatisme des parlementaires, parce que le corporatisme, on le voit toujours chez les autres, mais jamais chez soi - deux lois successives, la première n'ayant pas été jugée suffisamment protectrice, pour mettre officiellement, au moins vous n'avez pas été hypocrites, à l'abri des conséquences des infractions pénales qu'ils commettent dans l'exercice de leurs fonctions les élus locaux, tout en laissant reposer cette responsabilité pénale sur les collectivités qu'ils dirigent, on n'est peut-être pas les mieux placés pour venir donner des leçons de responsabilité aux autres. Je suis désolée de devoir vous le dire, mais je sais, et vous le savez aussi, parce que vous avez dû lire les articles en question, que c'est l'avis du plus grand nombre des pénalistes français.

http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-enq/r3125-t2.asp#P6162_1784957

M. Gérald LESIGNE :

Bien évidemment, il faut chercher quels mécanismes ont pu conduire une collectivité à adopter un positionnement de cette nature, qu'il s'agisse des enfants ou des adultes. Je ne vois qu'une seule explication, celle du mythe, du mythe de la pédophilie. Un mythe très puissant, qui serait venu s'alimenter, s'autoalimenter par les indications fournies par les uns et les autres et par l'incapacité de tout un système à poser cette analyse.
Ce mythe, comme toujours, puise ses racines dans la réalité. La réalité première, c'est incontestablement la maltraitance sexuelle du couple Delay, qui est évidente, qui n'est d'ailleurs pas contestée, et qui est partagée par deux personnes qui étaient conviées à ces ébats et qui ont été sanctionnées par la cour d'assises.
Ce mythe a aggloméré d'autres petits éléments, à caractère anodin, qui ont pu être interprétés comme des charges. C'est un mythe auquel toute une collectivité adhère, même ceux qui protestent de leur innocence, à de rares exceptions près. C'est un mythe tout-puissant, qui a intégré le fait que la boulangère avait des heures de travail tardives et qu'elle fréquentait le domicile du couple Delay, le fait que M. Franck Lavier avait des approximations éducatives, le fait que certains avaient des interrogations sur le célibat de l'abbé Wiel. Tout cela a été récupéré, transformé, et est devenu une vérité. Une vérité dans la tête des enfants de la Tour du Renard, une vérité aux yeux d'un certain nombre d'adultes, une vérité aux yeux des services sociaux, et par ce biais, une vérité au sein de tout le système judiciaire.
Car nous étions, en ce qui concerne la parole de l'enfant, sur une autre analyse que celle que nous portons aujourd'hui. Il y avait une présomption de vérité. Il y avait une culture qui conduisait à ce que toutes les institutions aient tendance à considérer que la parole de l'enfant était une parole de vérité. Je crois d'ailleurs que certaines initiatives politiques allaient dans ce sens. Aujourd'hui, si le réveil est aussi brutal, c'est parce qu'une interaction entre différents éléments, dans un conglomérat de faits, est devenue une vérité.

Me Jacqueline LEDUC-NOVI : avocate de l'association « Enfance Majuscule »

On fait le procès du juge d'instruction. Je ne suis pas son avocat, et j'ai suffisamment prouvé, en faisant condamner l'État français, à quel point je pouvais me méfier de la juridiction. Mais je trouve profondément injuste cette espèce de lynchage médiatique dont fait l'objet ce juge, qui, lorsqu'il a été saisi, en février 2001, avançait en terrain complètement miné. Miné, pourquoi ? Parce que durant l'enquête préliminaire, il aurait fallu mettre l'immeuble de la Tour du Renard sous surveillance, il aurait fallu procéder à des écoutes téléphoniques, il aurait fallu faire des filatures. Et cela n'a pas été fait. Et pourquoi ? Parce qu'on manque de moyens, parce qu'il n'y a pas suffisamment de policiers. Il a fallu attendre mai 2001 pour que le SRPJ débarque dans ce dossier.
(…) ce que je veux vous dire, sans me noyer dans les détails, c'est qu'on attend des mois et des mois avant de faire les premières écoutes téléphoniques, par exemple.
En mai 2004, quand s'ouvre le procès de Saint-Omer, il n'y avait quasiment pas de preuve matérielle. Vous savez tous que pour qu'une enquête de police ait des chances d'aboutir, les investigations doivent être menées dans les premiers temps, et pas après. Après, les gens s'organisent, ils savent qu'il y a une enquête, ils s'évaporent dans la nature, et c'est fini.
Il faut donc être très prudent. Ce dossier était extraordinairement complexe. Je ne suis pas d'accord pour faire aujourd'hui le procès d'un homme. Je dis que ni les policiers, ni le juge d'instruction, n'avaient les moyens de travailler. Tant que des budgets sérieux ne seront pas votés, il y aura d'autres Outreau.
(...)
J'ai vu un spectacle insoutenable. Vous savez tous que la procédure, aux assises, est orale. En conséquence, il faut que les victimes viennent s'exprimer devant la cour. Vous savez tous également que le président a accès au dossier, mais pas les jurés ni les assesseurs. Donc, les enfants devaient venir témoigner.
(... ) Parce que moi, je les ai vus, ces enfants, qui étaient tout petits, et dont certains étaient complètement terrifiés. Ils étaient sur une petite estrade et devaient parler dans un micro, face à la salle dans laquelle se trouvaient leurs parents, avec leurs avocats. J'ai demandé à ce que les parents sortent, comme les textes le permettent, tout en laissant leurs avocats dans la salle. Cela a été refusé. Ces enfants, c'est tellement facile de s'en moquer ! C'est tellement facile qu'ils se sont contredits, qu'ils se sont rétractés ! Mais il faut voir les conditions dans lesquelles ils ont été auditionnés. C'est purement et simplement scandaleux. Comment voulez-vous que des enfants puissent mettre en accusation leurs parents, avec le degré de culpabilité que cela suppose, et la peur ? Lorsqu'ils se sont retrouvés à la cour d'assises, la plupart d'entre eux étaient tétanisés. Il y a un petit que j'ai dû consoler. Il était en larmes parce que son frère, qui venait de passer avant lui, s'était fait traiter de sale menteur. Il faut voir aussi ce qu'on a vécu. Cela a vraiment été très dur pour les enfants. C'était une foire d'empoigne, disons les choses telles qu'elles sont. Il faut essayer de se replacer dans le contexte de l'époque et voir ce qui s'est passé, jour après jour. Je pense que ces enfants n'ont pas eu la défense qu'ils méritaient.

" Islamisation" ou envahissement : sans doute les deux mon capitaine

Comment les Algériens ont chassé un petit million de colons français, dont une majorité de travailleurs pauvres.






Algérie, enfant français égorgé








Algérie, soldat français torturé





















Ce que j'ai d'abord vu dans l'islam est son sexisme.

Puis j'ai vu son caractère inégalitaire en général, impérialiste et dictatorial.

Maintenant je vois qu'il est aussi le prétexte et le moyen d'une pure et simple conquête du pays par des populations venant de pays musulmans.

Des populations qui se sentent suffisamment jeunes, fortes et riches de pétrole, pour faire règner leur domination sur les peuples de France et d'Europe.

L'islam donne la justification à leurs revendications, intimidations et violences, la loi islamique, qui traite les non musulmans en inférieurs, est peu à peu répandue sur le pays. Les protestataires ( y compris ceux qui sont issus de ces pays mais souhaitent vivre selon la loi française et avec les français) sont qualifiés de racistes, fachos ou fous, selon les bonnes vieilles méthodes soviétiques, et assassinés pour l'exemple, selon les bonnes vieilles méthodes mahométantes.

Est il raciste de se demander à partir de quand une arrivée de millions de personnes dans un pays devient une colonisation : la réponse est sans doute "oui" quand on est français, et "non" quand on est kanake ou tibétain ...

Ce qui est sur c'est que quand ces millions de personnes arrivent avec une loi qui insulte les autochtones, leur réserve la mort ou l'assujetissement, et que la minorité la plus active parmi eux, tente par la violence d'imposer cette loi, (fusse principalement par la tactique des petits pas, autrement dit de la guerre d'usure) : alors il y a bien envahissement et colonisation pure et simple.

Alors rappelons un peu comment nos soit-disant "indigènes de la république", ont cru bon de jeter dehors un petit million de Français d'Algérie, après une colonisation, celle qui eut lieu rappelons le, (même si cela ne la légitime pas, même si le peuple algérien avait tout à fait droit à l'autodétermination), afin de libérer enfin les côtes européennes des pirates, rançonneurs, et autres agresseurs "barbaresques".

Voici comment les radios arabes rugissaient dans les années 60, vous savez, au temps des Beatles :

« C’est pourquoi il est de notre devoir d’éprouver une haine farouche et de la léguer à nos descendants… La haine est le premier sentiment des nations, et le premier jalon dans l’édification des peuples » (A. H. Bakouri)
« Le facteur initial et fondamental qui doit décider les Français à évacuer et à déguerpir est un climat de terreur permanente et de peur perpétuelle » (Radios Arabes)
« Quittez le pays, quittez l’Algérie arabe, avant que l’on ne vous chasse, que l’on ne vous jette dehors comme des bêtes féroces et nuisibles » (Radios Arabes)
« Le cœur de chaque algérien est rempli de haine à l’égard des Français… Chaque algérien est résolu à sacrifier son sang et sa vie pour élever l’étendard de son pays sur le corps des Français » (Radios Arabes)
« Mes frères, ne tuez pas seulement… mais mutilez vos ennemis… crevez-leur les yeux, coupez-leur les bras et pendez-lez » (« Ez Zitouna », organe du FLN)




Harkis égorgés, selon la même méthode que celle vue au Liban dans les années 70.







http://www.ripostelaique.com/Une-femme-en-tchador-passe-devant.html
lundi 1er mars 2010
"A la Poste de Metz, dans le centre ville, hier, une femme en tchador a doublé tout le monde ( 10 personnes de la file dont moi ). Suivant l’exemple de la tchadorisée incivile, un homme genre pauvre RMI est donc passé au dessus du cordon de securité pour passer à une autre guichet qui se liberait au detriment des 10 personnes qui attendaient conformement à l’ usage dans toute les postes de France : le type s’ est aussitôt fait rembarrer par le postier qui lui a dit de respecter l’ ordre de passage ! Aussitôt , le pauvre diable a dit : je fais comme elle, elle passe devant tout le monde sans demander, alors moi aussi !
Les gens excedés grognaient ! On entendait : on n’est plus chez nous !
Mettez un tchador la prochaine fois, vous passerez devant, ça marche !
Un jeune assez brun devant cloue le bec à tout le monde : ne soyez pas racistes !
Silence ! ... "

Et pendant ce temps là, une jeunesse niaiseuse croit faire acte de bravoure parce qu'elle va provoquer "les fafs" devant une cathédrale, alors qu'elle ne fait que ricaner en toute sécurité ... ridere diabolicum !





http://www.ripostelaique.com/Adresse-d-une-pied-noir-a-tous.html

Adresse d’une pied-noir à tous ceux qui soutiennent l’islamisme intégriste

Pouvez-vous comprendre, vous qui êtes si ouverts au problème de ces pauvres musulmans intégristes si malmenés, que les "pieds-noirs" vivent mal ce nouveau visage du pays qu’ils ont regagné après tant de vicissitudes ?
Au préalable il me faut définir de qui il s’agit . Ce sont en majorité d’humbles travailleurs descendants d’alsaciens-lorrains qui ont opté pour la nationalité française ou de "communards" dont on voulait se débarrasser ou encore d’immigrants espagnols ou italiens, politiques ou en quête d’un travail . Leurs descendants, nés en Algérie, française à l’époque, ont souffert d’être contraints de quitter leur pays ("la valise ou le cercueil" rappelez vous !) et cette plaie, longtemps ouverte est ravivée aujourd’hui.
Car voici que "débarquent" en force ceux qui leur avaient enjoint de partir !!
...
Moi qui ai soutenu leur lutte pour l’indépendance, je suis outrée et ulcérée.
Ils nous ont chassés, ce que je comprends même s’ils auraient pu laisser y demeurer les pauvres travailleurs comme eux.
Ils nous ont suivis, plus difficile à comprendre car ils auraient dû avoir la fierté de ne pas demander asile au pays colonisateur .
Enfin, ils nous narguent en affichant clairement leur rejet des valeurs du pays d’accueil . ...

Tuer le commandement de ne pas tuer, que les juifs avaient transmis au monde


http://michelgurfinkiel.com/articles/194-Shoah-Ce-que-fut-la-Nuit-de-Cristal.html

Shoah/ Ce que fut la Nuit de Cristal par Michel Gurfinkiel

"Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938 – voici exactement soixante-et-onze ans – le régime nazi déclenche le plus grand pogrom de tous les temps.
...
Les nazis ont en fait procédé à deux expérimentations. Ils ont voulu savoir jusqu’où pouvaient aller la passivité ou la complicité du peuple allemand. Et comment réagirait le reste du monde. Le résultat, sur les deux points, leur a donné satisfaction.
La plupart des Allemands désapprouvent les violences, mais surtout par crainte dedébordements pouvant toucher les non-juifs. Une minorité substantielle soutient les violences et les pillages, et y participe même avec jubilation.
Les réactions internationales sont presque inexistantes. ...
Pour Hitler et son entourage, l’affaire est donc entendue. Ils peuvent tuer les juifs, jusqu’au dernier. Mais pourquoi un tel mégameurtre ? Dans quel intérêt ?
Là encore, la réponse se trouve dans la Nuit de Cristal, son déroulement, ses cibles. Les nazis se sont attaqués en premier lieu aux synagogues. Parce que celles-ci représentaient l’essentiel du judaïsme : une loi morale universelle, dont procédaient la civilisation judéo-chrétienne et la civilisation européenne moderne. Tuer les juifs, ce n’était pas seulement, pour eux, s’en prendre à une minorité, à une « différence » : c’était tuer le commandement de ne pas tuer, que les juifs avaient transmis au monde. "
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Aujourd'hui, les juifs s'obstinent toujours à dire des choses comme :
http://www.leava.fr/cours-torah-judaisme/ethique-juive/172_hair-la-faute-mais-pas-le-fauteur.php : Haïr la faute mais pas le fauteur ...
mais l'antisémitisme sévit toujours, on peut trouver ceci sur internet, avec la légende "la pieuvre bleue".
Car à (l'extrême) gauche comme à (l'extrême) droite, nombreux sont ceux qui trouvent une solution dans un discours antisémite, expliquant tout le malheur du monde par une prétendue faute des juifs.
Il est plus facile de se dire " les jeunes sont violents à cause d'Israel", que de se dire " J'accepterai que ma fille soit voilée ou violée si elle ne se voile pas, je me convertirai et j'accepterai que mon voisin non converti soit battu et tué, pourvu que je puisse continuer à rouler à l'essence des pays arabes."
Or ces sales juifs continuent à dire " tu ne tueras point" et tu ne laisseras pas tuer, et tu alerteras quand tu verras dire ou écrire qu'il faut "tuer les mécréants".
Ce qui veut dire bien entendu, alerter contre les textes et non contre les personnes, contre les textes qui disent que la norme est le meurtre, et non contre les croyants qui pris dans leur foi s'y fient et même les appliquent : dénoncer le mal, les textes qui donnent comme loi le mal, et non chercher des fauteurs pour se défouler sur eux ... Dénoncer les textes de l'islam et non hair les musulmans bien sur, mais même pas hair les "islamistes" : à quoi cela sert il ? ...
Mais quand on ne veut pas avoir à affronter les conséquences de la dénonciation du mal, on préfère penser du mal de ceux qui le dénoncent.
Ha ces salauds, s'ils alarment contre les textes d'une religion, c'est donc qu'ils sont racistes !
Il faut les dénoncer comme racistes, complotistes-qui-ne-prononcent-pas-le-mot-complot, intégristes etc ...
Voilà le raisonnement débile de tous ceux qui veulent continuer à trouver des excuses à leur conformisme à la pensée "dominante" aujourd'hui, celle qui nie le problème des textes de l'islam et ne veut pas voir les violences auxquelles ils mènent, celle qui se fait complice de la répression des critiques des textes de l'islam.

Notre Histoire racontée par une artiste ukrainienne ...



http://elisseievna.blogspot.com/2010/02/blog-post.html

Que ceux qui n'aiment pas les peuples européens et notre civilisation, qui ne cessent d'y apporter violences et barbaries, quittent l'Europe. Reconquista, de nos libertés et de notre paix.

IVG : drame ou pas drame ...

Echographie à 12 semaines de grossesse : Source : wikipédia

" Je le dis avec toute ma conviction : l'avortement doit rester l'exception (...) L'avortement est toujours un drame, et restera toujours un drame " Simone Veil

Le Planning Familial le rappelle : "L’IVG ne peut être utilisée comme méthode contraceptive."

En les représentations d'embryon de 10, 11, 12 semaines, en regardant un mammifère de 3 cm (voir le souriceau ci dessous), pas très réveillé sans doute, mais manifestement sensible, et la méthode d'aspiration utilisée pour l'avortement, on comprend la réticence de médecins devant l'IVG dans les dernières semaines du délai légal.

http://www.planning-familial.org/themes/theme03-avortement/index.php

Depuis juillet 2001, l’IVG est autorisée jusqu’à 12 semaines de grossesse.
C’est-à-dire 14 semaines depuis les dernières règles.
L’IVG ne peut être utilisée comme méthode contraceptive.

La technique instrumentale par aspiration
Elle peut se faire soit sous anesthésie générale ou anesthésie locale. L'intervention se fait au moyen d'une canule introduite dans le col de l'utérus qui a été préalablement dilaté. Cette canule est reliée à un système d'aspiration qui enlève l'œuf et la muqueuse utérine interne.
Une hospitalisation de quelques heures suffit le plus souvent pour une IVG.





http://www.babycenter.fr/pregnancy/developpement-foetal/12-semaines/

De la tête aux fesses, votre fœtus mesure environ 4 centimètres et son petit corps a tout ce qu'il faut, des prémices de dents aux orteils. Votre bébé est très occupé à donner des coups de pied et s'étirer. Ses mouvements sont si fluides qu'on dirait un ballet aquatique. Les doigts et les orteils ne sont plus du tout palmés



http://www.babycenter.fr/pregnancy/developpement-foetal/10-semaines/

À la fin de cette semaine, votre fœtus mesurera environ 2,3 centimètres et pèsera moins de 2 grammes.


http://kiwibonga.com/ecureuiland/?p=214

Un souriceau nouveau-né

Film :
http://odyssee-de-la-vie.france2.fr/


Schéma :


http://baillement.com/recherche/fetal_yawning.owf.html



http://www.planning-familial.org/themes/theme03-avortement/fiche03.php
(schéma pour un embryon d'environ 5 mm soit 4 semaines) cf règlementation sur les délais en Europe :
http://www.planning-familial.org/themes/theme03-avortement/fiche05Precision03.php









11 semaines (?)


8 semaines (? )










4 semaines (?)










http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/01/18/01001-20080118ARTFIG00528-ne-plus-culpabiliser-le-recours-a-l-avortement.php
"Tout d'abord, l'IVG n'est pas un drame en soi. C'est un soulagement pour les femmes qui veulent le faire. Ce qui est à éviter, ce sont les grossesses non prévues. Elles sont souvent dues à un problème de discours sur la contraception. La société est abreuvée de films X, et de l'autre côté, elle est sous-informée sur la sexualité, sur le respect de l'autre, sur le plaisir et le désir."
" il y a de moins en moins de médecins pratiquant l'IVG : ils sont de plus en plus nombreux à invoquer la clause de conscience "
Maïté Albagly, secrétaire générale du Planning familial


Est ce qu'un embryon souffre ou pas, risque de plus souffrir en n'étant pas désiré ou quand sa mère, ses parents ne peuvent pas s'en occuper ... ? Avortement : drame ou pas drame ? Grossesse non prévue : à éviter absolument ou pas ?

Ce qui apparait certain, c'est que plus l'avortement est tardif, plus il pose des cas de conscience.


Pour décider en connaissance de cause, voir les images d'un début de grossesse :

http://catalog.nucleusinc.com/enlargeexhibit.php?ID=10165

http://www.aly-abbara.com/echographie/Atlas_echographie/atlas_echographie.html#foetus
Atlas d'échographie en Gynécologie - Obstétrique - Dr Aly Abbara

http://www.materneo.com/mater/40semaines/foetus/index-foetus.htm

http://www.materneo.com/mater/40semaines/foetus/texte/sem4.htm
4 ème semaine de grossesse, 6 ème d'aménhorrée : au 21 eme jour, l'embryon mesure 1,5 mm, au 28 éme jour 5 mm.
http://www.materneo.com/mater/40semaines/foetus/texte/sem8.htm
8 ème semaine de grossesse, 10 ème d'aménhorrée : l'embryon mesure 3 cm.
http://www.materneo.com/mater/40semaines/foetus/texte/sem10.htm
10 ème semaine de grossesse, 12 ème d'aménhorrée : l'embryon mesure 7,5 cm et pèse 20grammes.
http://www.materneo.com/mater/40semaines/foetus/texte/sem12.htm
12 ème semaine de grossesse, 14 ème d'aménhorrée : l'embryon mesure 10 cm et pèse 45grammes.
L'avortement est légal en France jusqu'à la fin de cette semaine.
" L’allongement du délai maximum pour pratiquer un avortement chirurgical (de 10 à 12 semaines) a aussi rendu l’acte plus lourd. ... l’embryon étant plus gros, l’aspiration ne se fait pas facilement et il faut parfois sectionner l’embryon…"
(http://www.famillechretienne.fr/societe/sante/pratiquer-livg-le-non-des-sages-femmes-de-demain_t7_s38_d55517.html )
http://www.materneo.com/mater/40semaines/foetus/texte/sem13.htm
13 ème semaine de grossesse, 15 ème d'aménhorrée : l'embryon mesure 12 cm et pèse 65grammes : soit à peu près la taille d'un chaton nouveau-né.
http://www.materneo.com/mater/40semaines/foetus/texte/sem22.htm
22 ème semaine de grossesse, 24 ème d'aménhorrée : le foetus mesure 26 cm et pèse 500grammes.
L'avortement est légal aux Pays-bas jusqu'à la fin de cette semaine.
http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/ivg/majeure.pdfe.pdf






Chatons quelques heures après la naissance



Baillement d'un foetus de 13 semaines et 4 jours d'aménhorrée soit 12 semaines. http://baillement.com/recherche/fetal_yawning13w.html





Avant la légalisation de l'avortement, les femmes qui y recouraient risquaient leur vie, sauf peut être celles qui avaient les moyens d'aller se faire opérer par des médecins à l'étranger. Quand quelqu'un risque sa vie, on peut présumer qu'elle a mûrement réfléchi sa décision et n'a pas d'autre choix.
Les données ont été changées depuis la légalisation de l'avortement, qui a heureusement permis d'éviter ces morts, et il apparait maintenant une autre question : les femmes ou les jeunes filles, ont elles réellement les informations qui leur permettent de choisir "librement" c'est à dire en connaissance de cause, sans risquer de se dire ensuite " si j'avais su ce que cétait, je ne l'aurais pas fait" ?
Tuer n'est jamais anodin : que celles qui ne sont pas horrifiés par les enfants qui arrachent les ailes des mouches lèvent le doigt ...
Un reportage sur la Russie montre une jeune fille russe, violée, qui découvre à la fin de son avortement à 17 semaines que le foetus ressemblait déjà, selon ses mots, à un "petit bébé" : une horreur s'ajoute pour elle à une autre ...
Bien sur certains utilisent les informations sur la grossesse pour culpabiliser les femmes qui veulent avorter (et des femmes se sont suicidées après ces cruautés mentales là), mais ne pas se préoccuper de savoir si ces femmes, poussées à l'avortement à l'avortement par l'angoisse, les défections de "la société" et de leur entourage, ont vraiment un minimum d'information sur ce qu'elles vivent pour décider en connaissance de cause, n'est pas moins irresponsable envers elles.
ll n'y a aucune raison de se faire complice des lâches qui font le chantage "C'est rien chérie et si tu ne le fais pas je te quitte", ou du chantage à l'emploi qui existe toujours dans bien des entreprises ( en raison d'ailleurs d'une législation abérrante qui punit les employeurs de femmes enceintes).
On ne peut pas résoudre toutes les questions par la seule phrase " c'est un droit", "l'avortement est un droit" : oui certes, et après ? Après il y a beaucoup d'autres questions. Tout le monde a "droit à la vie", il n'empêche que tout le monde meurt, et qu'il faut se préoccuper de la mort...



Je complète ce billet parce cette correspondance avec Anne Kerjean, qui soutient le point de vie de l'Eglise catholique :

http://jesusfilsdedieu.blogspot.com/2010/02/baillement-dun-foetus-23-semaines.html#comments

Nephtar et Nephtali a dit…
Bonjour elisseievna,
vous posez beaucoup de questions dans votre post, mais la principale ?
L'avortement est un crime : OUI ou, NON ? La réponse ne peut pas s'accommoder d'un "oui, mais..."
Merci pour votre réponse en trois lettres.
Bonne journée,
anne

Elisseievna a dit…
Bonjour Anne,
je crois que l'on ne peut pas réduire la question à oui ou non du tout, pour moi cela depend du stade de la grossesse entre autres critères, donc je vous dirais "non" puisque "pas oui dans certains cas",
si vous demandez si avorter c'est toujours tuer un être humain, qu'on l'appelle ou pas "personnne", la réponse est plus simple : oui, donc c'est toujours à ne pas faire à priori, à ne pas considérer comme "normal",
mais vous me définissez comme pro-avortement : je ne suis pas d'accord du tout pour cette définition, car je suis pour le droit à l'avortement mais contre l'avortement, de meme que je suis pour le droit à l'accouchement sous X mais contre l'accouchement sous X,
je pense qu'il faut agir pour que les cas où les femmes ressentent la necessité de recourir à ces lois, disparaissent au plus vite, seulement je ne veux pas le retour aux lois qui poussaient des femmes à risquer encore leur vie et certaines en mourraient, ou à abandonner les bébés dans la rue pour rester anonymes, c'est là un des dilemnes qui se posent dans les grossesses.
bon week end
elisseievna

Images de Alien IV : cf à la fin, la mort par aspiration à 3mn43 :


Reconstitution en 3D des premières semaines :

http://www.paperblog.fr/897928/reconstitution-d8217un-foetus-en-3d/

http://www.paperblog.fr/897928/reconstitution-d8217un-foetus-en-3d/

Témoignage d'une militante féministes sur les femmes qu'elle a vu mourrir d'avortement :
http://www.dailymotion.com/video/x5tk7g_monique-dental-2_webcam