Sus aux féministes "blanches" !

Femmes iraniennes défilant pour le renversement du Shah







Voici le message que plusieurs collectifs adressent aux féministes, suivant en cela la voie tracée par le PS, qui a promu "ni Putes ni Soumises" contre les mouvements féministes existants :

féministes "blanches" : taisez vous !






Ces militantes écrivent :
" de la blancheur du féminisme blanc "
" Nous nous réclamons d'un féminisme qui ne se base pas sur une injonction à l'émancipation " (!)
" le patriarcat des blancs est bien adossé au catholicisme " mais " nous refusons .. l'islamophobie " " nous refusons que le féminisme soit exhibé pour discriminer les femmes voilées" ...

Nos élites "de gauche" sont assez stupides pour préparer leur propre remplacement sur une base purement raciste ... après tout peu importerait un changement des dominants, si cela ne s'accompagnait d'une abdication devant les idéologies les plus barbares, inégalitaires et sexistes qui soient.

En réalité, ces soit-disant féministes antiracistes "non blanches", sont des militantes qui acceptent les militantismes religieux les plus réactionnaires, pourvu qu'ils servent leurs intérêts "raciaux" et nationaux,

en réalité ce ne sont que des militantes "nationalistes" des pays d'afrique et du moyen-orient et des populations qui en sont issues, et qui n'hésitent pas à employer les moyens les plus racistes, ni à employer la force contre les féministes "blanches".

La tentation que nous appelons ici "fasciste", comme le racisme, c'est à dire la tentation de l'impérialisme et de l'assujettissement de l'autre, fusse au prix d'une discipline et d'une hiérarchie de fer, avec ses aspects sexistes, dans son propre "clan", existe dans tous les peuples - de même aussi que de vrais démocrates, ainsi que des personnes vraiment "fraternelles" existent dans tous les peuples ...
Nous ne voulons l'oublier que par lâcheté.



Katia elle, soutenue par son père, avait choisi la liberté de ne pas céder aux islamistes qui lui enjoignaient de porter le voile. C'était en 1994 en Algérie. Ils l'ont assassinée, elle avait 17 ans.
















Documents :



http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/commemoration-du-17-octobre-1961-mise-au-point/1232

Jeudi 12 novembre 2009

Mise au point du Réseau Féministe « Ruptures », concernant le déroulement du rassemblement du Collectif Vérité et Justice pour la commémoration des massacres du « 17 octobre 1961 »

Le Réseau Féministe « Ruptures », signataire de l’Appel du Collectif 17 octobre 1961 Vérité et Justice depuis plusieurs années, a commémoré cette année encore, sur le pont St Michel à Paris, le 17 octobre 2009, l’assassinat par la police française de centaines d’Algériens venus manifester pacifiquement le 17 octobre 1961.
Comme cela était prévu par les organisateurs, Monique Dental, en tant que fondatrice et animatrice de l’association devait intervenir pour rappeler le rôle des femmes algériennes pendant ces terribles heures. Après les trois premières interventions de Mehdi Lallaoui, de représentants du MRAP et de la LDH écoutées dans le calme, alors que Monique Dental venait de commencer la lecture de la déclaration, elle a d’abord été brutalement interrompue par les Indigènes de la République et d’autres personnes. Ensuite, sa voix a été entièrement couverte par un chant diffusé par la sono dont cette association s’est emparée.
Cette censure brutale d’une parole de femme militante évoquant d’autres femmes résistantes, cette attitude liberticide, voire terrorisante ont eu pour résultat de saccager la cérémonie et de bafouer les raisons pour lesquelles nous nous réunissons depuis de nombreuses années. Elles nous interrogent sur les motivations réelles de la présence de cette association qui n’était pas signataire de l’Appel du Collectif 17 octobre 1961 Vérité et Justice.
Nous condamnons ces pratiques inquiétantes qui instrumentalisent la mémoire des victimes algériennes du 17 octobre 1961. Depuis de nombreuses années, nous avons su nous rassembler dans l’unité et la dignité et nous entendons continuer dans cet esprit jusqu’à ce que l’Etat français satisfasse nos demandes.

Monique Dental parle d'elle dans cette vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x5tk25_monique-dental-1_webcam

http://www.dailymotion.com/video/x5tk7g_monique-dental-2_webcam


http://www.indigenes-republique.org/spip.php?article667

Appel des Féministes Indigènes
vendredi 26 janvier 2007 par Collectif des féministes indigènes

Appel des Féministes Indigènes
Personnalités politiques, intellectuel-le-s, féministes, représentants institutionnels... en France, se penchent avec humanisme et compassion sur le sort des femmes issues de l’immigration post-coloniale que NOUS sommes.
Ils nous encouragent à nous émanciper, à nous défaire de notre état de nature, ou, pour les plus évoluées d’entre nous, de notre état de sous-culture. Ils nous protégent contre nos maris, nos pères et nos frères supposés culturellement violents, violeurs et voileurs. Ils sont les boucliers sans lesquels nous sommes vouées à demeurer soumises, mariées de force à des brutes, excisées..., et peut-être même lapidées. De leur vigilance zélée dépend notre libération. Ils parlent en notre nom. Pour notre bien...
Messieurs-Dames, le Collectif des Féministes Indigènes a le plaisir de vous annoncer la fin de la comédie. Il vous prie de ravaler vos larmes et de remballer vos bons sentiments.
Ce discours néocolonial et paternaliste est une VIOLENCE que nous n’acceptons plus.
Nous refusons la dépossession et l’instrumentalisation de nos luttes.
Nous refusons catégoriquement que des personnes non concernées par des discriminations racistes et sexistes parlent en notre nom. Comme nous refusons le discours stigmatisant et essentialisant des femmes issues de l’immigration, qui prêtent leurs voix au discours dominant, structurellement raciste et opportunément féministe. Parler à notre place, c’est nous spolier de nos vies, nous déposséder de nos parcours et de notre vision du monde. C’est aussi saboter nos luttes quotidiennes.
Nous ne sommes pas dupes de cette instrumentalisation qui fait de nous des victimes idéales.
Les discours dominants à la fois racistes et sexistes confisquent notre parole, réduisent notre complexité, nient nos résistances.
Ces procédés s’enracinent dans les systèmes esclavagistes et coloniaux qui, déjà, contraignaient les femmes à une double expropriation de leur corps (à la fois, force de travail et objet sexuel). Nos mères, loin des stéréotypes du féminisme blanc, ont toujours su résister. Nous résistons.
Notre démarche est féministe, spécifiquement indigène…

Nous, en tant que femmes vivant en France, héritons des acquis des luttes des féministes françaises. Mais en tant que femmes racialisées, nous remettons en question les diktats de l’universalisme blanc et masculin et du féminisme blanc qui dénient toutes autres visions du monde ou vécus. Le féminisme occidental n’a pas le monopole de la résistance à la domination masculine.
Nous refusons les présupposés idéologiques selon lesquels le féminisme serait incompatible avec la foi religieuse, notamment en portant et défendant la parole féministe des femmes croyantes.
Nous assumons et revendiquons nos identités plurielles, aux contours variables faites aussi de contradictions et d’imperfections.
Nous refusons l’injonction à la déloyauté envers les nôtres avec tous les sacrifices que cela suppose : rupture familiale, guerre et concurrence des sexes, mise à distance de nos cultures chaque jour mises en accusation.
Nous interpellons nos communautés et l’ensemble de la société. Nous dénonçons et nous nous battons contre les systèmes d’oppression. Nous ne voulons pas "conscientiser" les femmes issues de l’immigration, dont nous sommes, ni les juger sur des critères "d’émancipation" subjectifs. Chaque femme est en droit de choisir son mode de vie en continuité, en composition ou en rupture avec sa culture, sa tradition ou sa religion.
(...) Nous ne tairons pas notre combat féministe sous prétexte que la lutte anti-raciste est prioritaire. De la même façon nous ne tairons pas notre combat anti-raciste pour servir de relais, au nom d’un pseudo-féminisme à la diabolisation des noir-e-s, des arabes, des musulman-e-s et d’autres populations stigmatisées racialement.
Nous refusons d’être l’enjeu de la concurrence et de la bataille que se livrent le patriarcat des dominés et celui des dominants.
Par conséquent, nous nous inscrivons dans ce féminisme paradoxal afin de ne plus jamais être le cheval de Troie de la suprématie blanche ou les traîtresses à l’ordre communautaire.
(...)

http://bougnoulosophe.blogspot.com/2009/10/de-la-blancheur-du-feminisme-blanc.html

lundi, octobre 26, 2009
De la « blancheur » du féminisme blanc
LETTRE OUVERTE AU COLLECTIF NATIONAL POUR LES DROITS DES FEMMES

Cher-e-s ami-e-s,
Tout d'abord, permettez-nous de nous présenter. Les Indivisibles sont un groupe de militant-e-s dont le but est de déconstruire, notamment grâce à l'humour et l'ironie, les préjugés ethno-raciaux et en premier lieu, celui qui nie ou dévalorise l'identité française des Français-e-s non-Blanc-he-s. Malheureusement cette lettre peut ne paraître ni drôle, ni ironique...
Cette année, vous avez appelé à une manifestation nationale unitaire pour les droits des femmes à Paris le 17 octobre 2009. Sur le principe, nous ne pouvions que nous en réjouir. Mais nous avons tous d'abord été étonné-e-s de la date choisie. Le 17 octobre, est dans l'Histoire de France, avant tout le triste anniversaire des massacres contre la manifestation pacifique algérienne du 17 octobre 1961 à Paris (1). (...)
Dans les faits, votre manifestation a effectivement occupé l'espace médiatique, probablement au détriment de la commémoration du 17 octobre 1961, pourtant indispensable en ces temps de réhabilitation de l'histoire coloniale... (...)
Dans votre «Appel à une manifestation nationale à Paris le 17 octobre 2009», vous y expliquez que vous ressentez «le danger de voir la lutte pour l'égalité femmes/hommes passer au second plan au profit de la lutte contre les discriminations et pour la diversité». Nous aurions préféré que vous n'opposiez pas la lutte contre le sexisme à celle contre le racisme...(...)
Nous regrettons que votre conception du féminisme ne s'inspire pas des féministes non-blanches, notamment du courant "Black feminism" qui étudie l'imbrication du sexisme et du racisme. Courant dont un des textes principaux, le "Third World Women's Alliance. Black Women's Manifesto." date tout de même de 1970. Nous regrettons également que vos positions sur l'action positive n'aient pas évolué depuis les débats sur la parité au cours desquels de nombreux-ses féministes ont disqualifié la discrimination positive à l'égard des minorités racisées afin de mieux encenser le principe de parité

http://feministespartout.blogspot.com/

Collectif Féministes Partout
Rassemblement féministe samedi 6 mars 2010 : pas en notre nom !

Dans le cadre de la journée internationale des luttes féministes, le collectif Féministes Partout vous invite à un rassemblement ce SAMEDI 6 MARS à la Rotonde Jaurès - Stalingrad, Paris 19e, de 15h à 17h.

PAS EN NOTRE NOM !
La république n'est pas la liberté pour touTEs ni l'égalité entre touTEs et la fraternité ne profite qu'à certaiNEs.
La république française est raciste
Le débat sur l’ « identité nationale » nous a martelé que l’égalité hommes-femmes et le féminisme sont des valeurs nationales. Nous dénonçons cette imposture. Nous sommes féministes et nous refusons toute instrumentalisation de nos luttes à des fins racistes, islamophobes, électoralistes et nationalistes.
Penser que le sexisme et l'homophobie n’existent que dans les banlieues, qu’ils ne tuent que chez les raciséEs et dans les « Autres » cultures : chez les pauvres, les pas-catholiques, les pas-blancHEs… est une stratégie idéologique relevant du colonialisme.
Nous refusons que le féminisme soit exhibé pour discriminer et exclure - par exemple les femmes voilées ou portant la burqa de l’espace public - ou pour justifier le refus de cartes de séjour et de naturalisations.
La république est raciste parce que les étrangerEs vivant, travaillant et cotisant en France n'ont toujours pas le droit de vote. Sous prétexte de racolage, les prostituéEs sans-papierEs sont expulséEs. Nous observons et condamnons une police et une justice à deux vitesses, notamment vis-à-vis des descendantEs des anciennes colonies.
Nous refusons que le féminisme soit brandi comme un « label de civilisation » et de modernité.
La république française est hétérosexiste, hétéropatriarcale et homophobe
Nous refusons cette politique gouvernementale raciste qui sert à occulter le recul des droits des femmes tout autant que la dégringolade des droits sociaux et économiques : (...)
Le patriarcat des blancs est bien installé, adossé à la religion catholique : le gouvernement soi-disant laïc est mené par un premier ministre catholique pratiquant qui adore rencontrer le pape, Boutin-et-sa-bible a été ministre, le président de la république se signe à tout moment… (...)
Nous refusons le féminisme universaliste blanc, bourgeois, laïcard et hétéronormé qui impose ses croyances républicaines et ses normes d’émancipation, prétexte à la déferlante haineuse et moralisatrice qui oppose les femmes.
Nous nous réclamons d'un féminisme qui ne se base pas sur une injonction à l'émancipation
, qui ne dicte pas un modèle unique de libération mais qui repose sur la parole et les revendications des premières concernées.

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