Article épinglé

COVID et CRIMES

Partout ...


Pour voir le film "Obsession" sous titré en français : voir ce site : 
http://www.ajm.ch/wordpress/?p=184
Ce film donne des témoignages, des vidéos, de musulmans observants et de rebelles à l'islam, et le témoignage d'un ex membre des jeunesses d'hitler etc. 
( le DVD est en vente ...)
Auteur et producteur du film : Wayne Kopping co-wrote, directed, and edited the film. Raphael Shore co-wrote and produced the film. Shore, a Canadian-Israeli film writer, producer, is also founder of The Clarion Fund. 
Sont interviewés dans ce film :




Tuerie de Toulouse : une vendeuse de Zara :”les Juifs, une sale race de merde”
by admin | March 28, 2012 11:12 pm
Tuerie de Toulouse : une vendeuse de Zara, à Créteil, estime à voix haute que tous les Juifs appartiennent à “une sale race de merde” et qu’ils doivent mourir
Le BNVCA (Bureau National de Vigileance contre l’Antisémitisme) a dénoncé dans un communiqué  les faits qui lui ont été rapportés par la cliente du magasin ZARA situé au Centre commercial de Creteil.
Selon Mme Rachel N., qui se trouvait le 22 mars 2012 dans cette boutique, deux vendeuses vêtues de l’uniforme ZARA qui commentaient l’affaire de la tuerie de Toulouse, à haute voix pour être bien entendues,auraient déclaré : “300 balles de pistolet c’est énorme pour un homme qui  a tué des Juifs, celle sale race”, à une autre vendeuse qui aurait répliqué :
“Mais il a tué des enfants quand même”. Ce à collègue a répliqué :  ”Et alors ? Ce sont des Juifs quand même. Ils allaient bien devenir adultes. De toute façon ils doivent tous mourir cette sale race de merde”.
Le BNVCA a décidé de déposer plainte auprès du Procureur de la République de Creteil.
Le BNVCA demande à la direction des 2tablissements de ZARA de prendre les mesures disciplinaires et pénales qui vont s’imposer.
Source URL: http://www.terrepromise.net/archives/2014

Un soldat chrétien assassiné ici  ... : 

http://www.christianophobie.fr/videos/en-hommage-au-para-abel-chennouf-catholique-francais-et-kabyle-assassine-en-france-par-un-islamiste

"Abel Chennouf, 25 ans, parachutiste au 17e RGP de Montauban, Français d’origine Kabyle, catholique pratiquant, est mort assassiné par le “djihadiste” Mohamed Merah en haine de tout ce qu’il représentait. Que Dieu ait pitié de l’âme de Caïn,  et qu’il accueille en Son paradis celle d’Abel « le juste "



elisseievna

"Qaradawi appelle à tuer les juifs" : quel homme ou femme politique en parle ?

http://www.frontnational.com/videos/marine-le-pen-sur-lcp/
un autre ?...

http://videos.francesoir.fr/video/04c45bcaf0es.html



"En ce temps, se lèvera Michel, le grand Prince qui se tient auprès des enfants de ton peuple." (Daniel 12,1).

Juifs tabassés en France


     
http://www.spcj.org/SPCJ_0_800_18_26_26_Service_de_Protection_de_la_Communaute_Juive_en_France.html

PARIS (19e) LE 8 MARS 2012 Un jeune homme de confession juive a subi des insultes « vous êtes des sionistes, nous on est anti sionistes » par 3 individus puis a été frappé violemment par l’un d’eux. Coups de poing au visage. Dents cassées et 5 jours d’ITT. 

Jeudi 16 février 2012 – Paris (75019) - Un jeune homme s’est fait racketter par 4 individus. Après lui avoir demandé son origine, un des agresseurs lui a tenu les propos suivants “tu vois ce que les israéliens font aux palestiniens” puis la victime a reçu des coups de pied et de poing à la tête. 

- Samedi 25 février 2012 – La Plagne (73210) - Un adolescent de confession juive a été agrippé par le cou puis jeté au sol par un individu (ce dernier avait été frôlé par une boule de neige lancée par un groupe de jeunes de confession juive dont certains portaient kippa). L’individu lui a mis la main à la bouche pour l’empêcher de crier, puis s’est acharné à coups de pieds sur le corps avec ses chaussures de ski. 3 jours d’ITT. 

- Dimanche 26 février – Marseille (13006) - Une femme de confession juive a subi des propos antisémites “vous les Juifs vous êtes les maîtres du monde, vous croyez tout permis, vous prenez possession de tout le quartier...” par une voisine qui l’a ensuite saisie violemment par les bras et poussée. 



France : 2 jeunes juifs violemment agressés Porte de Bagnolet
Deux adolescents juifs de 16 ans ont été violemment agressés à la sortie d'un cours de sport le 12 mars, vers 18h, en quittant le stade de la Porte de Bagnolet. Ils ont été pris à partie par deux individus qui les ont provoqués, puis ont été rejoints par un groupe de jeunes décrits comme d'origine maghrébine et africaine qui les ont frappés à coups de pied, coups de poings. Ils n'ont dû leur salut qu'à l'arrivée de deux femmes, assistantes sociales, qui ont vu la scène, arrêté leur voiture, et les ont tirés des griffes de leurs agresseurs qui ont fui. L'une d'entre elles a relaté au BNVCA la violence des agresseurs qui se sont acharnés sur l'un des jeunes. Alors qu'il était à terre, ils lui ont pietiné la tête, la cognant sur le bitume, au point que le jeune homme a perdu connaissance. Ils ont été repérés car l'un d'entre eux portait une kippa.

Pierre-André Taguieff, "Wagner contre les juifs" : "Quiconque désire comprendre le national-socialisme, doit d'abord connaître Wagner" HItler

http://parutions.com/index.php?pid=1&rid=4&srid=7&ida=14430


Pierre-André Taguieff   Wagner contre les Juifs
Berg International 2012 /  22 € - 144.1 ffr. / 400 pages
ISBN : 978-2917191385
FORMAT : 17 x 26 cm
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Un lieu commun sur Richard Wagner voudrait que Das Judenthum in der Musik (1850), son laborieux factum antisémite, récupéré par la propagande nazie et enseigné sur les bancs du IIIe Reich, ne soit qu’un accident de parcours qu’il convient d’écarter d’un geste dégoûté pour mieux célébrer l’immense artiste. Un lieu commun inverse veut qu’Adolf Hitler – qui l’a laissé entendre – n’aurait pu jouer les rédempteurs aryens s’il n’avait voué un culte à Wagner, dont l’antisémitisme transpire dans le Ring et dans cette allégorie du génie populaire allemand qu’est Les Maîtres chanteurs. «Quiconque désire comprendre le national-socialisme, dira d’ailleurs Hitler à Rauschning, doit d’abord connaître Wagner». À la suite d’Adorno et au nom de l’antifascisme, il semble qu’on en soit venu à soutenir l’inverse : que le nazisme était en germe dans Parsifal. Comme disait Thomas Mann, «il y a beaucoup de Hitler dans Wagner». Les représentants de la «musique dégénérée» s’en feront l’écho en rejetant les codes wagnériens, voire en les tournant en dérision : c’est à Hindemith, honni par le Reich, que l’on doit l’irrévérencieux Prélude du Hollandais volant joué à vue par un orchestre thermal de second rang à 7 heures du matin.

Outre sa froide objectivité, le mérite de Pierre-André Taguieff, dont l’ouvrage fait d’emblée figure d’étude de référence, est d’introduire complexité, ambiguïté et lucidité dans ces schémas réducteurs dont il est si ardu de s’extraire (Daniel Barenboïm, qui le premier a dirigé Wagner en Israël, en sait quelque chose). Instructeur impartial, il commence par réunir les pièces du dossier. Les œuvres doctrinaires du maître occupent une centaine de pages dans une traduction neuve d’Anne Quinchon, pourvues d’un copieux appareil critique. Tout chercheur devra désormais s’y référer. Surprise : cet ensemble est loin de se résumer à Das Judenthum in der Musik et forme bel et bien un corpus antisémite, lequel connaît une crispation paranoïaque jusqu’à l’ultimeConnais-toi toi-même (1881), péroraison racialiste sur l’«instinct allemand» s’achevant par l’évocation du «danger qui nous menace». S’il fallait s’en tenir à l’essai fondateur de l’antisémitisme wagnérien, il paraîtrait anecdotique et incohérent : simple machine dirigée contre Meyerbeer, Wagner n’osant pas déboulonner Mendelssohn, qui n’avait plus de juif que le nom. À cette époque, Wagner fréquente d’ailleurs des Juifs libéraux de haut lignage, dont il ne fait que chicaner l’«utilisme» – par opposition à l’idéalisme allemand –, soulignant tout de même leur inaptitude congénitale à la langue de Goethe.

En France, l’appréciation de ce pensum a été faussée par une traduction erronée : Judenthum ne signifie pas «judaïsme» – l’aspect religieux du problème n’intéresse pas Wagner –, mais plutôt «judaïcité», voire «juiverie». L’opuscule n’a donc rien à voir avec l’archaïque antijudaïsme luthérien : il pose au contraire une des premières pierres de la pensée Völkisch. Suite aux réactions indignées qu’il a suscitées, on voit Wagner s’enfermer dans une causalité conspirationniste, convaincu d’avoir touché juste en désignant la «persécution juive» qui ne manque pas de le poursuivre et dont il se plaint plus crûment en privé, ainsi que son épouse Cosima l’a pieusement consigné. Près de vingt ans plus tard, Wagner enfonce le clou en republiant son pamphlet augmenté d’«éclaircissements» : les Juifs, dans son esprit, sont l’incarnation d’une modernité dégénératrice et mercantiliste liée à la race. D’où la vision crépusculaire, en 1878, d’une «victoire du monde juif moderne», qui le relie au courant des anti-Lumières décrit par Sternhell.

Wagner s’amuse d’ailleurs du double sens de modern, qui signifie «pourrir»… Pas d’autre moyen, pour se prémunir contre cet «enjuivement» (Verjüdung), que l’assimilation intégrale, hélas chimérique, ou «l’expulsion violente de l’élément étranger qui nous mine». En filigrane, l’intuition que l’«esprit juif» – dont il perçoit le travail d’érosion jusque chez Schumann – est plus à craindre que les Juifs eux-mêmes, idée qui conduira son gendre, le néfaste Houston Chamberlain, à écrire en 1899 : «Un homme peut, sans être du tout israélite, devenir très rapidement juif : il en est, pour cela, qui n’ont qu’à fréquenter des Juifs.» On voit où cela mène.

Le pessimisme décadentiste du dernier Wagner doit beaucoup à sa fréquentation de Gobineau. On touche là, dit Taguieff, aux limites de l’antisémitisme wagnérien, qui n’a fait que fantasmer, en forgeant les mythes de Siegfried ou Parsifal, un idéal de régénération des peuples européens. «Wagner, dira Nietzsche, n’a médité aucun problème plus intensément que celui du salut». Ses héritiers sauront donner une traduction concrète à ces images. La destruction des Juifs d’Europe fut tout autant la conséquence de la folie hitlérienne que l’aboutissement d’une lignée de ratiocinateurs empêtrés dans le dénouement d’une spécieuse «question juive». Laquelle fut donc tranchée, comme le nœud gordien, par le glaive. Au-delà de Wagner, Taguieff dresse ainsi une généalogie de l’antisémitisme allemand de Fichte à Hitler, en passant par Marr, Dühring et Chamberlain. Wagner s’y distingue moins par la nouveauté que par sa stature. Citer l’auteur duRing sera désormais, pour les idéologues racistes, un gage de grandeur d’âme ; ce n’est pas par hasard que l’expression «démon plastique du déclin de l’humanité» fera florès sous la plume de Rosenberg et de Goebbels.

Wagner reste surtout comptable de son influence sur le fameux «cercle de Bayreuth», aveuglément porté à considérer ses contradictions comme vérités révélées. «Il faut réaffirmer que Wagner et son œuvre n’appartiennent pas aux nazis», mais que «l’antisémitisme marque cependant d’une tache politique indélébile l’héritage de ce génie poético-musical», conclut Taguieff. L’art et l’idéologie ne font pas bon ménage, le XXe siècle l’a suffisamment prouvé ; il revient à Wagner d’avoir distillé ce mélange toxique et fumeux.


Olivier Philipponnat
( Mis en ligne le 06/03/2012 )

Nous !


Le recul de la défense des enfants depuis Outreau


Vidéos à voir sur Youtube et sur  http://www.tv28.fr

Reportage web télévisé de la web tv francilienne http://www.tvidf.fr - Réalisation journaliste Eric Minsky-Kravetz.
Interview du Docteur Gérard Lopez (pédopsychiatre et expert agréé par la Cour d'Appel de Paris), chargé d'enseignement en victimologie à l'Institut de Criminologie à l'Université Panthéon-Assas (Paris II) et en victimologie et en psychotraumatologie à l'Université Paris V, qui considère et constate que le droit des enfants a régressé en France depuis l'affaire d'Outreau.



Entretien avec Serge Garde (journaliste, écrivain, réalisateur et directeur de collection au Cherche Midi Editeur), à propos du prochain livre "Je suis debout" (parution le 12 mai 2011 aux éditions du Cherche Midi) qu'il a coécrit avec Chérif Delay, l'un des enfants victimes dans l'affaire d'Outreau, devenu aujourd'hui adulte, et de son documentaire en cours de réalisation (diffusion prévue en septembre 2011) où il propose de délivrer "une autre vérité judiciare" en revisitant l'affaire d'Outreau.




Ida Bauer, jeune fille accusée par Freud


Ida Bauer (1882-1945) 

Ida Bauer avait donné une gifle à un ami de son père, Hans Zellenka, qui tentait de la « séduire ». Le père d'Ida fricotait avec la femme de Hans, Peppina.  Ida est donc doublement victime. Elle risque de troubler les petits arrangements de tout ce beau monde : je me tape ta femme et je te laisse ma fille ... Traitée d'affabulatrice, elle avait été envoyée se faire « soigner » chez Freud. Freud la traite d'hystérique, de jalouse, et lui recommande ... d'accepter Hans pour l'harmonie familiale. (Sigmund Freud : Dora : Fragment d'une analyse d'hystérie (1905)
Pour appuyer son "diagnostic", Freud remarque qu'elle souffrait de toux et d'aphonie .. évidemment, quand personne ne veut vous entendre  ( , on finit par en perdre la parole.... 
Aujourd'hui cela s'appelle "symptome des fausses allégations" ...



"Dans ce cas-là, au moins, dira-t-on, Freud a franchement avoué l’échec de son traitement, puisqu’il ne nous cache pas que sa patiente avait interrompu celui-ci avant qu’il ait réussi à lever ses résistances. Oui, mais Dora était-elle malade de quoi que ce fût? Ida Bauer avait été amenée à Freud par son père pour qu’il la «guérisse» d’un comportement gênant: elle l’accusait, de façon «délirante», de la livrer aux avances sexuelles d’un de ses amis, M. Zellenka, en échange de la complaisance de celui-ci à l’égard de la liaison qu’il entretenait avec sa femme. Freud, tout à son honneur, reconnut le bien-fondé des accusations de la jeune Ida. Cependant, cela ne l’empêcha pas de la taxer d’«hystérie» parce qu’elle avait refusé l’arrangement familial et avait été dégoûtée, à l’âge de 13 ou 14 ans, lorsque M. Zellenka l’avait agressée sexuellement. De même, il interpréta une appendicite qu’Ida avait eue durant son enfance et le fait qu’elle traînait la jambe droite depuis comme des symptômes hystériques, sans considérer un seul instant l’hypothèse beaucoup plus plausible d’un point de vue médical d’une séquelle d’appendicite pelvienne. Quoi qu’il en soit de ce dernier point, on ne peut s’empêcher de penser qu’Ida fit preuve d’une solide santé psychique lorsqu’elle refusa la solution que lui proposait son médecin, laquelle consistait à reconnaître qu’elle avait, pendant tout ce temps, refoulé ses désirs libidineux pour M. Zellenka! De fait, Ida Bauer ne manifesta aucun signe de névrose ou d’instabilité psychique dans sa vie ultérieure. […]"

Dora n’était pas un cas - Mikkel Borch-Jacobsen- 

le Livre noir de la psychanalyse» 


En 800 pages, une quarantaine d’experts de dix nationalités différentes - psychiatres, historiens ou philosophes - s’attaquent aux dogmes psychanalytiques et mettent en doute son efficacité thérapeutique. Un livre iconoclaste qui suscite la discussion et secoue les tabous. 


Des pianistes russes juifs à un jazzman juif au goulag, destin de musiciens juifs en Russie puis en URSS.





« Pourquoi y a-t-il tant de Juifs parmi les violonistes ?

Tu te vois traverser l’Europe avec un piano ? »

L’école de pianiste russe eut de grands ancêtres ; Konstantin Igumnov , Grigori Ginzburg , Samuil Feinberg , Heinrich Neuhaus , Vladimir Sofronitski , Vladimir Horowitz , Maria Yudina , Tatiana Nikolaïeva ,Yakov Flier , Yakov Zak , Bella Davidovich , Sviatoslav Richter , Emil Guilels , Lazar Berman , Vladimir Ashkenazy , Nikolaï Demidenko , Evgueni Kissin , Nicolaï Luganski , etc..........

Beaucoup de ces pianistes étaient juif.

Au lendemain du premier congrès sioniste en 1898, le célèbre écrivain yiddish Sholem Aleikhem affirmait sous la forme d’une question rhétorique le besoin d’une terre pour la nation juive : « Pourquoi les juifs ont besoin d’une terre ? Et pourquoi les juifs n’auraient-ils pas besoin d’une terre ? » La conscience de la nécessité d’un « espace » juif en Eretz Israël ou dans une autre partie du monde allait de pair avec la définition de l’essence nationale des cultures juives yiddish, hébraïque et locale. Ainsi la difficulté à préciser, selon les principes de Herder et des frères Grimm, le national dans le transnational suscita des échanges très animés entre les fondateurs de la Société de musique populaire juive à Saint-Pétersbourg. Le débat fut tranché par le populiste Šlojme An-Skij qui affirma que l’essentiel n’était pas le matériel utilisé, mais la façon dont les briques étaient disposées pour construire tantôt une église, tantôt une synagogue. Autrement dit, pour An-Skij, le fond (juif) primait sur la forme (non juive). Il reprenait presque mot pour mot une phrase du récit Métamorphose d’une mélodie de l’écrivain yiddish Yitskhok Leybush Peretz.

La Métamorphose différents niveaux d’interprétation : concret, symbolique et mystique, qui se superposent et se complètent. Le récit de Peretz peut aussi être lu comme l’histoire des mutations successives d’un air de musique qui, partant du peuple, retourne vers le peuple grâce aux nombreux musiciens ambulants qui se produisaient de bourgade en bourgade (shtetl) à l’occasion des fêtes et des mariages. Leur présence fut une très grande source d’inspiration pour la peinture (Marc Chagall, Kazimir Malevič, Issachar Ber Rybak, Leonid Pasternak, etc.) et la poésie.

À l’issue de son périple à travers les cours des pieux hassidiques et les théâtres fréquentés par les juifs des grandes villes en quête d’assimilation, la mélodie jouée par Haïml le violoniste revient dans sa bourgade juive d’origine. Ses différentes métamorphoses n’ont en rien altéré son essence juive. Au contraire, les épreuves surmontées avec succès sont la preuve de sa permanence. Elle est un « nigoun », une mélodie hassidique sans paroles ni fin. Le récit de Peretz peut être soumis à une lecture inversée sans que son sens soit modifié. L’introduction peut aussi servir de conclusion. À un autre niveau, la structure circulaire du récit suggère l’idée de l’indépendance culturelle et, au-delà, politique de la nation juive.

Vous me demandez d’où nous vient ce génie de la musique. Peut-être l’avons-nous hérité, peut-être aussi tient-il tout simplement de la région. C’est que, dans notre région de Kiev, vous ne trouverez pas une maison qui n’ait son violon. Un fils de bonne famille ou, comme on dit chez nous, un « fils à papa » doit absolument posséder un violon à lui et doit savoir jouer. Vous voulez savoir combien d’hommes habitent telle ou telle maison, vous n’avez qu’à jeter un regard sur le mur. Comptez : tant de violons accrochés au mur, tant d’hommes dans la maison. Chacun manie son violon. Le grand-père fait de la musique, le père fait de la musique, le fils fait de la musique. Le seul inconvénient, c’est que chaque génération a son propre répertoire, joue autrement, fait sa musique particulière. Le vieux grand-père joue des airs du Sinaï ou des morceaux tirés du répertoire synagogal [...]. Le père, hassid comme il se doit, donne naturellement dans les airs hassidiques. Mais le fils, lui, cherche déjà sa musique dans les notes. Il joue des airs d’opéra. Telle génération, telle musique.

L’allusion biblique (l’énumération des violons sur le mur connote la bénédiction de ses fils par Jacob, Genèse, XLIX) renvoie à l’Exil puis à la promesse du Retour et d’une cohésion entre les fils d’Israël... grâce à l’instrument de musique. La réflexion sur les différences relatives entre les générations est illustrée par un « duel » entre Haïml, le violoniste traditionnel, et un jeune citadin invité à la noce de la fille d’un riche usurier.

Mais, qu’est-ce donc là ? Une noce ou un enterrement ?

Haïml fit comme s’il n’avait pas entendu et continua à jouer. L’homme de Kiev se mit alors à siffler. [...] Il faut dire qu’en fait de sifflement, l’homme de Kiev excellait. Il réussit à saisir la mélodie par son sifflement et à l’imiter. Et il siffla de plus en plus vite, d’un accent de plus en plus sauvage, toujours le même air.

L’orchestre s’était tu. La bataille faisait rage entre le violon pieux et le sifflement scélérat. Finalement, le sifflement sortit vainqueur. Il avait rattrapé l’archet. Le violon ne pleurait plus. Il gémissait, puis se mit à rire.

Personne ne sort vaincu de cette opposition. Contrairement à Ulysse, qui, dans son errance, est fasciné par des sons inconnus et est détourné dans son périple vers sa terre, grâce à la musique le peuple juif garde la possession de son destin et de son histoire. Les différences entre les multiples composantes nationales ne sont que des éléments superficiels qui n’empêchent pas, comme dans un poème de Jacob Fridman, la constitution d’une formidable ronde à laquelle prennent part aussi bien des « Marocains fougueux » que des « filles de Volhynie », des « Tunisiennesvoilées de tulle » et « Yosl et son violon », car « ce qu’on est, nul ne l’oublie, on est un juif ! ».

En supprimant le numerus clausus dans les conservatoires de musique, le pouvoir soviétique permit à une génération de pianistes juifs de se former. Les violonistes juifs n'ayant besoin que d'un violon avaient depuis longtemps pris leur place dans la musique russe.

Beaucoup étaient d'Odessa la grande ville ouverte sur le monde et ayant une population juive nombreuse et singulière, de Nathan milstein à Isaac Babel, les juifs d'Odessa apportèrent un souffle nouveau à la culture russe.

Dans le climat de frémissement révolutionnaire et la répression policière dans lequel les communautés juives de l'empire des Tsars vécurent à la veille de la Première Guerre mondiale. Puis la forte participation juive dans la révolution d'octobre, le foisonnement culturel et donc musical transforma Moscou en grande ville culturelle européenne, ce que Catherine II n'avait put réaliser, Wladimir oulianov le réalisa. La période s'étendant de la fin du tsarisme aux premiers temps du régime communiste en URSS fut un âge d'or pour la culture et les musiciens.

Un grand nombre de juifs et de juives s'inscrivirent dans les rangs de la jeune Tchéka (ancêtre du KGB, la police politique communiste).

Cette histoire qui, d'une part explique l'affermissement du nouvel État — quand bien même la majorité de l'élite politique et culturelle du pays avait fuit ou péri du fait de la Révolution et de la guerre civile— , d'autre part permet de comprendre la fixation morbide des propagandistes d'extrême droite européenne sur la connexion entre judaïsme et révolution d'extrême gauche. Ce qui est pertinent et courageux : la majorité des historiens ouest-européens glissent sur le sujet comme chat sur braise…

Staline su faire usage de ces nombreuses et cultivées recrues « juives » — est-on juif quand on est communiste ? — dans sa Police, sa Science, ses Arts, ses Industries, son Administration… etc.
puis son lent retournement : après avoir fait assassiner les cadres de l'ancien régime pour assurer le nouveau pouvoir révolutionnaire, fait déporter et mourir les cadres de l'économie traditionnelle pour réaliser le volet économique de la révolution, puis avoir fait la même chose aux prêtres orthodoxes, aux imams musulmans et aux nationalistes régionaux pour réaliser son volet culturel, avoir mis en fuite ou arrêté ses anciens camarades de parti pour satisfaire sa paranoïa et son goût du pouvoir absolu fait torturer et fusiller d'innombrables membres de son Armée, de sa Police et de ses Administrations pour faire de la place pour d'autres de ses partisans, après avoir déporté des peuplades Caucasiennes et criméennes entières et tant de prisonniers de guerre fait par les nazis pour cause d'infidélité militaire… Staline en était venu à envisager la liquidation des Juifs et au goulag se retrouvèrent la femme de Vorochilov, le jazzman Eddie Rosner

Eddy Rosner, né à Berlin en 1910, mort à Berlin en 1976, jouait de la trompette. Il en jouait si bien qu’après un concours de trompette à New York en 1932, Louis Armstrong lui dédicaça sa photographie en ces termes : « Au Louis Armstrong blanc, l’Eddy Rosner noir ». En 1933, à Berlin, être Juif et Jazzman revient à signer son arrêt de mort deux fois. Django Reinhardt, Gitan et Jazzman, survécut à l’Occupation grâce à la protection de Jean Cocteau. Eddie Rosner, entre la mort et l’exil, choisit l’exil. Son erreur fut de ne pas partir dans la bonne direction. Vers l’Ouest, il aurait pu rejoindre Londres puis New York. Il partit vers l’Est, la Pologne et Varsovie.

Pourquoi une telle erreur d’orientation ? Par amour. L’amour fou pour une Juive polonaise, fille de la reine du théâtre yiddish. À Varsovie, Eddie survit. En 1939, Staline et Hitler se mettent d’accord pour se partager l’Europe de l’Est. Premières victimes : les Polonais, envahis par l’Armée rouge à l’Est et la Wermacht à l’Ouest. Blague polonaise : « Dieu a fait une sale blague à la Pologne. Il l’a mise juste au milieu entre l’Allemagne et la Russie ». Amoureux fou de sa Polonaise, Eddie Rosner passe à l’Est déguiser dans un uniforme allemand. Fait prisonnier par l’Armée rouge, il se fait reconnaître.

La chance lui sourit enfin. Le Premier Secrétaire du Parti communiste de Biélorussie est un fou de Jazz et possède tous les albums de l’orchestre d’Eddy Rosner. Il demande à Eddy de créer l’Orchestre de Jazz de l’Armée rouge. Il lui confie un train, des instruments, des uniformes et l’envoie faire la tournée des troupes pour soutenir leur moral avec du Swing. Comment Eddy Rosner constitua-t-il son orchestre ? Avec d’autres rescapés de la barbarie nazie, le plus souvent juive, le plus souvent musiciens de formation classique. Des violonistes devinrent saxophonistes, passèrent de Gustav Malher à Duke Elington. Nécessité fait loi.

Voici comment l’un des musiciens de l’orchestre raconte son passage à l’Est. Arrêté par la Wermacht, un officier allemand ordonne à un soldat d’aller l’abattre d’une balle dans la tête au coin d’un bois. C’est ce que les historiens appellent aujourd’hui « La Shoah par balle ». Le soldat et le musicien s’en vont dans la forêt. En chemin, le musicien siffle un air de Schoenberg. Pour siffler du Schoenberg, il faut être musicien. Le soldat intrigué, lui demande : « Mais c’est du Schoenberg ! Comment connais-tu cette musique ? » « Je la jouais comme premier violon au Wiener Philarmoniker », lui répond le musicien. « Moi aussi, je jouais du violon au Wiener avant la guerre ! “Le soldat regarde le musicien, le reconnaît et lui dit : ‘Écoute mon gars, je ne peux pas descendre un ancien collègue du Wiener. Tu vois le bois là-bas ? Les Russes y sont. Je te laisse partir, je vais tirer un coup de feu en l’air. Personne n’ira vérifier que tu es mort. Bonne chance.’ Et c’est ainsi que le musicien eut la vie sauve, passa à l’Est et rejoignit l’orchestre de Jazz de l’Armée rouge dirigé par Eddie Rosner.

Pendant toute la Grande Guerre patriotique (expression russe) de 1941 à 1945, l’orchestre d’Eddie Rosner, dans son train spécial, joua pour les troupes de l’Armée rouge, des réservistes de l‘Extrême Orient au front de l’Ouest face à la Wermacht. Un jour, à Bakou, Crimée l’orchestre donna un concert devant une salle vide. Ordre du Parti. Après le concert, Eddie apprit qu’il avait joué devant Staline, seul, caché dans l’ombre de la salle. En juin 1945, triomphe de l’Orchestre qui joue sur la Place Rouge, à Moscou, devant Staline, le Comité central du Parti communiste de l’Union Soviétique et l’Armée rouge pour fêter la victoire.

Après guerre, Staline se rappelle qu’Eddie Rosner est un Juif allemand né de parents polonais. Cela fait au moins trois raisons de l’envoyer au Goulag. Une seule était déjà de trop. Eddie Rosner se retrouve en Sibérie, dans l’archipel du Goulag, comme l’a décrit Soljenitsyne. Il n’y se retrouve pas tout seul. D‘autres musiciens de l’orchestre s’y retrouvent aussi, eux aussi Juifs allemands, polonais brefs suspects par naissance et par essence pour Staline et ses sbires. Une fois au Goulag, Eddie Rosner crée un orchestre. Il persuade son chef de camp de lui fournir des instruments. Eddie trouve les musiciens et réussit à faire tourner l’orchestre dans divers camps de Sibérie, toujours pour soutenir le moral des troupes. De cette manière, Eddie et ses amis survivent. Staline meurt en 1953, Krouychev lance la déstalinisation. Eddie Rosner et ses musiciens sont libérés. L’orchestre se reforme, joue, enregistre, tourne, mais seulement en URSS. Eddie Rosner né à Berlin veut y retourner, dans une Allemagne républicaine et fédérale. Avec la décrispation kroutchevienne, les contacts avec l’Ouest se multiplient. Louis Armstrong, Duke Ellington, Benny Goodman viennent en URSS, jouent avec Eddie Rosner et lui proposent de venir jouer en Amérique avec eux. Leurs impresarios envoient des courriers officiels proposant des contrats, des concerts, des engagements. L’URSS reste l’URSS et Eddie Rosner y reste enfermé, dans la plus grande prison du monde. En 1973, enfin, Eddie Rosner arrive à Berlin Ouest. Le gouvernement soviétique lui retire sa nationalité et lui bloque ses comptes. Eddie a fait fortune en URSS avec ses albums et ses concerts. Il est à l’Ouest, mais son argent est à l’Est. À Berlin Ouest, Eddie est pauvre, vieux, oublié. Il écrit au gouvernement de Bonn pour demander une indemnité comme victime du lendemain de sa mort. La lettre lui octroyant des indemnités est arrivée dans sa boîte aux lettres à Berlin le lendemain de sa mort.................. L’histoire d’Eddie Rosner est non seulement passionnantes, mais elle illustre tragiquement le destin des artistes juifs ou non qui comme Chostakovitch furent des fétus de paille sur la mer démontée de l'histoire Eddie Rosner, de par ses voyages, dans l’immensité terrestre de l’Empire russe, rencontra des cultures caucasiennes, orientales et s’en inspira dans sa musique. Sa version en big band du Caravan de Duke Ellington est absolument unique..

Michel Ciardi

Eddie Rosner - Caravan



Эдди Рознер Прощай любовь 





"Avortement post-natal" ...


Extrait de l'article de deux jeunes universitaires.

Je rappelle que la revendication des féministes du droit à l'avortement se base essentiellement sur le fait que le foetus est dans leur corps ...  J'espère une interview de Francesca Minerva pour mieux comprendre son point de vue. En attendant, déjà horrifiée par les avortements au delà d'un certain stade de développement, je ne sais même pas quels mots trouver devant ces raisonnements ...
enfin si ... quand on regarde un nouveau né : il est difficile de croire qu'il n'a pas d'intentionalité pour lui-même, non seulement une intention, mais des interrogations, des réflexions : voilà ce qu'il est difficile de croire.

«Le fœtus et le nouveau-né sont certainement des êtres humains et des personnes potentielles, mais aucun n’est une « personne » dans le sens d’avoir un droit subjectif à vivre. Nous prenons « personne » comme signifiant qui est capable d’attribuer à sa propre existence au moins une valeur de base telle qu’être privé de cette existence représente une perte pour elle. Cela signifie que beaucoup d’animaux non humains et d’individus mentalement retardés sont des personnes, mais que tous les individus qui ne sont pas en condition d’attribuer une valeur quelconque à leur existence ne sont pas des personnes. Le seul fait d’être humain n’est pas en soi une raison pour inscrire le droit de quelqu’un de vivre. »
«  Si une personne potentielle, comme un fœtus ou un nouveau-né, ne devient pas une personne réelle, comme vous et moi, alors il n’y a aucune personne ni présente ni future qui peut pâtir, ce qui signifie qu’il n’y a pas de mal du tout. »
« Le droit allégué, que certains défendent,  d’individus (comme les fœtus et les nouveaux-nés) de développer leur potentialité, est dépassé par les intérêts des personnes réelles (parents, famille, société) de rechercher leur propre bien-être, parce que, comme nous l’avons expliquée, de simples personnes potentielles ne peuvent pas souffrir de ne pas être amenées dans l’existence. Le bien-être des gens réels peut être menacé par le nouvel enfant (même bien portant) requérant énergie, argent et soin que la famille peut avoir du mal à apporter. .. Dans ces cas, comme les non-personnes n’ont pas de droit moral à la vie, il n’y a pas de raison de banir l’avortement post-natal. »
« Si des critères comme le coût (social, psychologique, économique) pour des parents potentiels sont des raisons suffisantes pour avoir un avortement même quand le fœtus est en bonne santé, si le statut moral du nouveau-né est le même que le fœtus et si ni l’un ni l’autre n’ont de valeur morale parce qu’ils sont des personnes virtuelles, alors les mêmes raisons qui justifient l’avortement  devraient justifier la mise à mort d’une personne potentielle quand elle est au stade de nouveau-né. »
Alberto Giubilini,
Université de Milan
Francesca Minerva
Université de Melbourne

BMJ Publishing Group 2012



Eva Joly répond à ELLE : ses mesures en faveur des femmes

"Faire respecter la loi sur l’égalité entre hommes et femmes, c’est l’objectif de cette ex-magistrate. Sa mesure phare? « Créer un  ministère du droit des femmes », répond-elle sans hésitation. Mais aussi, de mettre en place un médiateur pour régler toutes les formes de discrimination dans le travail. La candidate d’Europe Ecologie estime que le congé maternité  est « trop court ». Elle préconise un congé parental partagé, d’une durée d’un  an, « avec 1/3 pris par le père ». Comment faire appliquer la parité ? Une  solution aussi efficace que radicale est dans le programme d’Eva Joly : « Si une  liste électorale ne répond pas aux critères de la parité, elle ne sera pas valable », nous dit-elle. En cas d’inégalité salariale, « une entreprise sera privée de financements publics, explique-t-elle, si elle ne respecte pas cette loi ». En matière d’IVG, Eva Joly souhaite la réouverture des centres et va plus  loin : « Je veux revenir sur la clause de conscience des médecins », rappelant que « le recours à l’IVG est un droit. Et d’ailleurs beaucoup de médecins refusent de le pratiquer pour des raisons financières et non morales ! »"

Eva Joly fait un procès d'intention aux médecins ... mais qui définira les critères moraux ? Des philosophes qui n'ont jamais vu le regard d'un nouveau-né , ni tenu dans leurs main un foetus de dix semaines ... ?