Le "circulationisme" démolisseur des personnes et des patrimoines irremplaçables


Le "circulationisme " ou la version moderne et sophistiquée et "communicante", des profiteurs de guerre et de crise ...

L'économie est au service des êtres humains et non les êtres humains au service de l'économie. Normalement.

Le remède principal contre la misère est la souci de la vie des autres, la solidarité, et non l'amas de capitaux financiers en soi.

Les capitaux financiers sont utiles dans la seule mesure où ils sont utilisés pour orienter les ressources, c'est à dire la force de travail des personnes et les biens naturels, vers des travaux et productions répondant aux besoins essentiels physiques des personnes. Pour construire les outils nécessaires pour des productions elles mêmes utiles. Avec le souci de conserver les patrimoines naturels et culturels.

La phobie de l'argent et des intérêts est absurde.

Rémunérer l'usage de ces capitaux, du "haut du bilan" par des dividendes ou par des intérêts non usuraires ( ce qui revient en réalité au même : il s'agit d'un partage de bénéfices)  est normal puisqu'ils correspondent à la mise au service d'une activité "bénéficiaire" ( capable de produire des biens présumés utiles et du moins, achetés, choisis par des consommateurs ),  d'un pouvoir monétaire qui aurait pu sinon, soit être dilapidées dans des produits de consommation immédiate, soit égarés dans des manipulations destructrices.

Mais l'adoration du "résultat de bas de bilan" est également absurde. Car sans souci de mettre l'économie au service des personnes, et de conserver les patrimoines naturels et culturels, les capitaux financiers sont des instruments redoutables. Et les "résultats de bas de bilan" ne sont absolument pas des instruments de mesure de l' "utilité" de ces capitaux.  Sans ces soucis là, ils deviennent l'occasion d'abus de pouvoir, d'abus contre des personnes ou sociétés plus vulnérables.

D'où la grande méfiance de la bible contre l'argent, et pas seulement depuis Jésus.



J'appelle " circulationisme " la frénésie de "circulation" " des biens et des personnes ", qui n'a pour objet que de générer des amas de pouvoir monétaire.

Les personnes sont déplacées, déstabilisées, endeuillées de leurs liens et de leurs "heimat", pour devenir des êtres en "besoin" de divers produits "achetables" de substitution, de drogues diverses.

Les biens naturels sont déplacés et détruits, afin d'empêcher l'accès aux biens gratuits produits par la nature, et de rendre indispensables l'achat de substituts pour survivre.

Cette politique est voulue par ceux qui n'en ont jamais assez, des malades mentaux de l'ostentation, obsédés du pouvoir, peut- être comme si celui ci allait leur garantir une immortalité.

Mais nous sommes tous responsables, dès lors que nous amassons des biens non indispensables pour vivre ou pour accomplir un travail ... utile réellement ...

Le prix de ces politiques est l'atteinte aux personnes et aux patrimoines irremplaçables, détruits sciemment pour provoquer des flux monétaires captables par les malades de l'argent.

Ces grands malades de l'argent nous assènent à longueur de médias que l'accueil des personnes venant de pays moins riches en revenus - alors que ces pays sont parmi les plus riches en matières premières transformables et en terres fertiles - serait la seule solution éthique.

Mensonge Grotesque. Vidons l'Afrique et l'Inde de leurs pauvres pour les installer en Europe. Telle serait la solution. (!) Absurde.

La solution à la misère dans certains pays est évidemment la construction d'économies saines permettant d'éviter ces situations de misère.

Que nous donne comme modèle la Bible ?
Selon la morale russe qui dit que "Gouverner c'est nourrir ", l'Egypte antique gérait les stocks. Selon la bible, Pharaon aurait été prévenu par Joseph du sens d'un rêve prémonitoire d'années maigres. Ces années maigres arrivent et la famille de Joseph en Israel vient à souffrir des mauvaises récoltes.
Que fait cette famille ? Vient elle demander à Pharaon de s'installer en Egypte pour vivre de subsides publics ? Non, évidemment, elle vient juste demander à Pharaon de l'aider en lui fournissant de la nourriture pour cette période de désastre naturel. On peut penser que demeurée en Israel, cette tribu aurait pu restituer, lors d'une prochaine période de bonnes récoltes, à Pharaon l'équivalent des nourritures fournies en période de pénurie.

La solution éthique,  pour ce qui dépend de nous,  est de s'interdire de troubler l'économie de ces pays en réalisant des actes économiques qui mettent en péril ou interdisent sur place : l'agriculture de subsistance, la conservation du patrimoine naturel, la santé des personnes.
En cas de désastre naturel, l'aide est normale, mais uniquement pour ces motifs et pendant ces périodes, car dans les autres cas, elle détruit les économies locales.

Ces actes destructeurs sont par exemple : la guerre destructive pour imposer une présence près des ressources fossiles, la mise ou conservation au pouvoir de personnages pillant les pauvres pour satisfaire leur propre maladie de l'argent et de l'ostentation, et autres perversions,  la concurrence déloyale sur ces marchés, l'imposition aux paysans de cultures non vivrières ou de cultures nocives pour la conservation des sols et des nappes phréatiques.


Ecouter Thomas Sankara ( article ci dessous), sur l'impérialisme qui commence lorsque les Africains ne mangent pas ce qui vient des cultures de leur pays.

Lorsque nous consommons du café, savons nous si la terre utilisée pour le produire n'aurait pas été nécessaire pour produire la nourriture des paysans du lieu ?

De même, lorsque nous faisons venir des millions d'Africains ou d'Asiatiques, et construisons des villes de plus en plus étendues, sur des terres cultivables, nous empêchons nos villes d'être approvisionnées par des paysans locaux, nous mettons en danger notre sécurité alimentaire, notre patrimoine écologique.

Il faut en finir avec cette folie.
Notre génération doit en finir avec ce circulationisme fou. Les personnes de tous les continents peuvent agir en ce sens. Par de nombreuses actions. Construire des réseaux de production et de distribution sains, veiller à l'interdiction de monopoles et d'accaparement privé de biens hors commerce.  Revenir à la prudence de Malthus, et s'interdire de concevoir des enfants lorsque la terre ne permet pas de les nourrir.

Il y a là juste une question de mobilisation générale ... Une mobilisation qui préviendra les guerres.

 

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