Article épinglé

COVID et CRIMES

Outreau et le juge Burgaud vu par le Pr Michele Laure Rassat

 

Mon avis sur la commission Outreau : 

 L'audition du Juge Burgaud ( https://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-enq/r3125-t2.asp )  peut se résumer ainsi :  

- le juge : j'ai vu les rapports médicaux sur les blessures des enfants et des enfants m'ont dit avoir été menacés de nouvaux sévices par leurs parents s'ils me parlaient

- le parlementaire sur le ton d'un maitre à son éleve : mais enfin !! on vous dit que les accusés sont innocents et vous les laissez en prison !!

Ma conclusion : le seul juge qui a EFFECTIVEMENT FAIT SON TRAVAIL ET PROTEGE LES ENFANTS est trainé dans la boue depuis 20 ans ... cela suffit ...

 





INTERVENTION du Pr RASSAT devant la commission parlementaire d'Outreau :

Pr Michele-Laure RASSAT est professeur de droit et auteur du Rapport suivant : 

https://www.vie-publique.fr/rapport/26477-propositions-de-reforme-du-code-de-procedure-penale-rapport-m-le-ga

 

Propositions de réforme du code de procédure pénale : rapport à M. le garde des sceaux, ministre de la justice

Remis le : 1er janvier 1997

Auteur(s) : Michèle-Laure Rassat

Auteur(s) moral(aux) : Ministère de la justice

Disponible en ligne :


Présentation

Ensemble de propositions pour la réforme du code de procédure pénale portant :- sur la procédure préparatoire au jugement (le respect de la présomption d'innoncence, la preuve pénale, les nullités de procédure, les actions publique et civile, les enquêtes de police, l'instruction judiciaire,- Les voies de recours ordinaire,- les voies de recours extraordinaires-, les règles d'exécution des peines.

Fiche technique

  • Type de document : Rapport officiel
  • Pagination : 310 pages
  • Édité par : Ministère de la justice



https://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-enq/r3125-t2.asp#P11397_3722237

 

Table ronde intitulée : « L'état de la réflexion sur la réforme de l'instruction » réunissant : Mme Michèle-Laure RASSAT et M. Jean PRADEL, professeurs émérites des facultés de droit,
M. Didier GUÉRIN, président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles,
M. Gilbert THIEL, premier juge d'instruction du tribunal de grande instance de Paris,
et Me Daniel SOULEZ-LARIVIÈRE, avocat



(Procès-verbal de la séance du 21 mars 2006)

Présidence de M. André VALLINI, Président

M. le Président : Mes chers collègues, nous accueillons aujourd'hui Mme Michèle-Laure Rassat et MM. Jean Pradel, Didier Guérin, Gilbert Thiel et Daniel Soulez-Larivière.

Madame, messieurs, je vous remercie d'avoir répondu à notre invitation. La commission d'enquête, je le rappelle, a été chargée de formuler des propositions pour éviter le renouvellement des dysfonctionnements de la justice constatés dans l'affaire dite d'Outreau. C'est dans ce cadre que nous entamons aujourd'hui avec vous une première table ronde consacrée à « l'état de la réflexion sur la réforme de l'instruction. » L'ordonnance du 17 novembre 1958 modifiée relative au fonctionnement des assemblées parlementaires, exige des personnes auditionnées qu'elles prêtent le serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Tout en ayant conscience du caractère un peu décalé de cette obligation, je vais vous demander de lever la main droite et de dire : « Je le jure ».

(Les personnes auditionnées prêtent successivement serment).

La commission va maintenant procéder à votre audition qui fait l'objet d'un enregistrement. Je suggère que chaque intervenant fasse un exposé d'une durée de 15 minutes maximum. Puis nous passerons à un échange de questions que je propose d'organiser autour des thèmes suivants : À quel juge confier l'instruction ? Quelles fonctions attribuer au juge d'instruction ? Comment améliorer les méthodes de travail du magistrat instructeur ? Comment définir un nouveau régime de la détention provisoire ? Comment améliorer le contrôle effectif de l'instruction par la chambre de l'instruction ?

Qui souhaite prendre la parole en premier ?

Mme Michèle-Laure RASSAT : Je crois qu'il est souhaitable que je prenne la parole en premier, parce je ne vais pas rester longtemps parmi vous.

Quand j'ai reçu la convocation de votre commission, ma première réaction a été de vous écrire pour vous dire que je ne viendrai pas. Et je suis d'ailleurs passée à l'acte : j'ai rédigé la lettre. Et puis, j'ai eu une communication téléphonique avec quelqu'un qui m'est proche intellectuellement, qui travaille habituellement avec moi, qui avait participé avec moi au travail qui m'avait été demandé, à l'époque, par M. le garde des Sceaux Jacques Toubon. Cette personne m'a dit que j'avais tort, et elle a rameuté un certain nombre de nos amis, qui sont venus me dire qu'il était indispensable que je vienne. Je n'ignore pas l'article 6-III de l'ordonnance, monsieur le président. Seulement, je crois que si j'avais décidé de ne pas venir, j'aurais été justifiée par l'état de nécessité, et comme, en outre, vous ne sembliez pas brûler de l'intention de me voir, je doute que vous m'auriez fait saisir par la force publique pour m'amener devant vous menottée.

L'argument de ce que j'appellerai, pour faire simple, mon fan-club, se déroulait en deux phases. La première était de constater que je m'étais imposé une certaine attitude à partir du moment où votre commission a été constituée, parce que je croyais que je serai entendue. Cette attitude n'a été respectée par personne, ni parmi les personnes que vous avez auditionnées ni parmi les membres de votre commission. Je m'étais imposé de ne jamais parler d'Outreau devant les médias, parce que j'estimais qu'il était convenable que je vous réserve la primauté de mes observations. Or, il se trouve que je n'en avais pas parlé non plus avant, parce que franchement je n'en avais pas vu l'intérêt. Résultat : je ne m'étais pas exprimée du tout. Ces personnes ont trouvé qu'il était un peu dommage que je sois la seule en France à ne pas l'avoir fait, et ont donc souhaité que je vienne le faire, ou au moins le faire en partie, ici.

La seconde raison qui les inspirait, c'est qu'elles croyaient, à tort ou à raison, que si je ne venais pas, un certain nombre de choses qui leur paraissaient mériter d'être dites ici ne le seraient pas, et que par conséquent, il fallait, en quelque sorte, que je m'y « colle ».

Ayant recueilli ces observations contradictoires, les miennes d'abord, les leurs ensuite, j'ai délibéré avec moi-même, et j'ai décidé de venir, pour deux choses. La première, et à titre principal - vous comprendrez que je m'accorde l'intérêt principal -, c'est de vous expliquer pourquoi je ne suis pas là. La seconde, à titre subsidiaire, et pour leur faire plaisir, c'est de dire les deux, trois choses qu'ils souhaitaient être dites, en utilisant les quinze minutes que vous avez bien voulu m'accorder.

La raison pour laquelle je ne souhaitais pas venir, c'est que j'ai été gravement trompée par votre commission. J'imagine, monsieur le président, que vous répondez de votre secrétariat. J'imagine que ce que dit votre secrétariat, c'est ce que vous lui avez dit de dire. Or, lorsqu'on m'a appelée pour me demander de venir devant vous, on m'a dit qu'il s'agirait d'une demi-journée consacrée à l'audition de ma collègue Mireille Delmas-Marty, de M. le président Truche et de moi-même. Il serait, certes, intéressant pour nous d'entendre Donnedieu de Vabres et Mattéi mais ils ne sont plus là. Nous, nous sommes toujours vivants. Cela m'a paru couler de source, puisque nous sommes les trois derniers rapporteurs officiels de la République sur les questions qui vous intéressent. Cela m'a paru couler de source parce que, si vous voulez une vraie information, là, vous l'aviez. Et cela m'a paru couler de source aussi parce que trois personnes sur une demi-journée, en comptant bêtement, cela faisait une heure et quart, une heure et demi chacun. C'est naturellement insuffisant, cela l'est toujours, mais au moins, en une heure et quart, une heure et demie, on fait passer un certain nombre de choses. Or, lorsque j'ai reçu votre convocation, c'était une convocation à une table ronde. Je ne récuse personne. Lorsque votre commission aura achevé ses travaux, je regretterai qu'elle n'ait pas entendu davantage de monde. Plus vous en entendrez, et mieux cela vaudra. Mais il me paraît évident qu'il y a une différence de nature objective entre ceux qui réfléchissent à titre individuel - c'est parfait, il faut les encourager et les féliciter - et ceux qui ont réfléchi dans le cadre d'une mission officielle.

Je ne suis pas en train de faire une crise d'ego surdimensionné. Ma personne n'a aucun intérêt dans cette affaire. Vous avez parfaitement le droit de considérer que ma personne et mes travaux sont sans intérêt. Le problème, c'est que M. le Président de la République, M. le Premier ministre Alain Juppé et M. le garde des Sceaux Jacques Toubon n'ont pas été de cet avis. Ou plus exactement, ils m'ont chargée d'une mission. Vous avez le droit de ne pas vouloir en tenir compte. Moi, je ne peux pas y contribuer. Par conséquent, je ne peux pas m'entretenir ici en étant simplement Michèle-Laure Rassat, ce qui n'est pas grand-chose. J'ai été un rapporteur officiel de la République, et j'aurais aimé qu'on me donne ce titre, et surtout le temps pour expliquer ce qu'il y avait à dire. Car je vous rappelle que mes lettres de mission, que je possède ici, me chargeaient de promouvoir une réforme générale du code de procédure pénale, depuis le soupçon de commission d'infraction pénale jusqu'à la fin de l'exécution des peines. Alors, parler de cela en un quart d'heure, excusez-moi, mais c'est un tour de force que je ne sais pas faire.

J'en viens aux deux ou trois déclarations qu'on m'a demandé de faire ici. Cela ne va pas détendre l'atmosphère, mais je n'y peux rien, c'est pour cela que je suis venue.

La première est une déclaration extrêmement générale, et de ce point de vue, relativement neutre. Depuis que les hommes sont des hominidés, ils ont trouvé qu'il était plus efficace pour eux de se grouper, de vivre ensemble. Je doute que ceux qui l'ont fait les premiers l'aient fait parce qu'ils se sont dit qu'un jour, ce serait plus commode d'être quatre pour faire un bridge et vingt-deux pour faire une partie de football. S'ils l'ont fait, c'est parce qu'ils y ont vu une garantie pour leur sécurité. Ils se sont dit qu'ensemble, ils seraient plus forts. Cela étant, ce groupement qu'ils ont choisi leur a imposé d'énormes sacrifices. Pendant des décennies, ils ont exposé leur propre intégrité corporelle : pour défendre leur suzerain quand il faisait la guerre, pour défendre le roi lorsqu'il faisait la guerre, puis pour défendre leur pays, et maintenant pour défendre des idées. Ils ont aussi payé l'impôt, de tout temps, extrêmement lourd. Alors, je me pose une question, que j'aimerais que vous vous posiez. Est-ce que le risque que nous courons tous, car nous sommes tous égaux devant la loi, d'être un jour, pendant un certain temps, pris par hasard dans une poursuite pénale, à condition qu'il y ait ensuite une indemnisation raisonnable - je dis bien raisonnable, si j'étais venue devant vous, j'aurais eu à en parler -, est-ce que ce risque n'est pas le prix que nous devons tous payer pour avoir une justice pénale relativement efficace ?

Je vous rappelle qu'à l'heure où nous parlons, on est en train de juger les tortionnaires de Paul, et que bientôt, on jugera ceux d'Ilan. J'ai renoncé, à l'échelon de ma propre vie, à voir un jour la justice pénale traiter autrement qu'en réagissant au coup par coup à des faits divers. Les deux que je viens de vous citer, à mon avis, valent bien Outreau, et ce qu'il y a eu de pire dans Outreau, à mon sens, c'est-à-dire ce qu'ont subi les enfants Delay. J'aimerais vraiment que vous ayez cette réflexion. Et personnellement, puisque je suis là, j'en profite, je vous incite très fortement à ne pas désarmer la justice pénale actuellement. Ce n'est vraiment pas le moment.

J'en viens à mes déclarations individuelles, et cela va être un petit peu plus difficile. J'ai lu dans la bouche d'un de vos interlocuteurs, monsieur le président - pas ici, ne rêvons pas, dans la presse -, que votre commission était le « bal des faux-culs ». Je n'ai personnellement pas d'opinion sur ce point, mais ce que je peux vous dire, c'est que pendant quelques minutes, ça va changer.

Ma première déclaration individuelle concerne Fabrice Burgaud. J'ai été trente ans directeur des instituts d'études judiciaires des facultés dans lesquelles j'enseignais : Dijon, Nantes, Rouen et Paris-XII. J'ai la prétention d'avoir une petite idée sur la question, sur ce que sont les fonctions de magistrat et ceux qui les exercent. Compte tenu de ses fonctions, de ses compétences, des pouvoirs qui étaient les siens et des moyens dont il pouvait disposer, Fabrice Burgaud a fait son travail, et il l'a remarquablement fait. Et il a bien du mérite. Car il y a un élément qui semble avoir échappé à tout le monde, et qui pourtant est capital dans cette affaire, c'est que Fabrice Burgaud n'est pas issu d'une faculté de droit et d'un institut d'études judiciaires. Il est issu d'un institut d'études politiques. Ce qui veut dire qu'au moment où il est entré à l'École nationale de la magistrature - et il a eu bien du mérite d'y entrer -, sa culture juridictionnelle ressemblait à un gruyère. Comme on fait beaucoup de choses à l'École, mais peu de droit, ce n'est pas là qu'il a comblé ses lacunes. Autrement dit, Fabrice Burgaud s'est fait tout seul. Eh bien, permettez-moi de vous dire que le résultat est plutôt flatteur !

Je tenais à le dire parce que le malheureux n'a été soutenu par personne. Pas par sa hiérarchie. On vous a dit ici qu'elle était pesante. Cela doit dépendre de ce qu'elle fait, parce que là, elle a été merveilleusement absente. Pas par ses pairs, qui l'ont soutenu avec des pincettes : on ne sait pas ce qui peut arriver, il vaut mieux ne pas se mouiller. Il n'a été soutenu par personne. Alors, je ne suis pas grand-chose. Je suis, je le répète, directeur d'instituts d'études judiciaires depuis trente ans. Je lui donne acte qu'il a bien fait ce qu'il avait à faire. Je précise qu'à ma connaissance, je ne connais pas Fabrice Burgaud. Je dis « à ma connaissance », parce que quand on a l'habitude de s'exprimer devant des auditoires de plusieurs centaines de personnes, il est très difficile de savoir à qui on parle. Donc, à ma connaissance, je n'ai jamais rencontré Fabrice Burgaud.

La deuxième personne dont je voudrais parler, je la connais bien, et, à ma connaissance toujours, j'ai toujours eu les meilleurs rapports avec elle. Mais je parle sous la foi du serment, et je suis là parce que je suis censée connaître un peu quelque chose. Cette personne, c'est M. le procureur général Yves Bot. Je suis désolée de devoir dire que l'attitude de M. Yves Bot a été absolument scandaleuse. Car elle correspond exactement au délit défini par l'article 434-16 du code pénal. Pour les non juristes, l'article 434-16, c'est celui qui réprime le fait d'exercer une pression sur la justice. Ce n'est pas la peine d'ergoter pour savoir si c'était dans la salle d'audience, devant la salle d'audience, dans la salle des pas perdus ou au Jardin du Luxembourg. Cela ne change rien. Cela n'est pas la peine non plus de se demander s'il avait convoqué une conférence de presse ou s'il a parlé spontanément. L'infraction en question n'ayant pas de circonstance aggravante de préméditation il n'y a pas d'intérêts. La seule chose qu'il faut se demander, c'est ce qu'il a dit et le moment où il l'a dit. Manifestement, il a - ou c'est comme cela que ses propos pouvaient s'interpréter - annoncé un acquittement alors que les jurés n'avaient pas délibéré.

Cet article 434-16 punit toute déclaration avant les délibérations de toute juridiction, mais en ce qui concerne la cour d'assises, cela prend forcément une résonance particulière. Car le jury de la cour d'assises, ce n'est pas, comme d'aucuns vous l'ont dit ici, l'échevinage ! Le jury de la cour d'assises, c'est la souveraineté nationale incarnée dans sa cour de justice. Dans l'ancien droit, on aurait dit que M. Yves Bot avait commis un crime de lèse-majesté. Je crois qu'il faut protéger la cour d'assises. Son président vous a dit qu'elle n'avait pas été atteinte, je m'en félicite. Il n'en demeure pas moins que ce comportement me paraît tout à fait inadmissible. Et je constate que d'aucuns qui réagissent plus vite que leur ombre pour engager certaines procédures de contrôle ou disciplinaires sont brutalement frappés de cécité dans certains cas.

Reste la dernière déclaration, dans laquelle je sais que je m'exprime au nom d'un très grand nombre, sans doute du plus grand nombre des professeurs de droit pénal français, puisque beaucoup ont écrit dans nos revues scientifiques des articles sur la question, et que d'autres, sachant que vous étiez constitués, m'ont téléphoné pour me dire : « Michèle-Laure, vous qui serez entendue, n'oubliez pas de leur dire ! » Alors, je ne suis pas entendue, mais je vais quand même vous dire ceci. Quand on a eu, disons le front, pour rester courtois, de voter à l'unanimité des groupes parlementaires représentés dans les assemblées - ce qui, soit dit en passant, en dit long sur le corporatisme des parlementaires, parce que le corporatisme, on le voit toujours chez les autres, mais jamais chez soi - deux lois successives, la première n'ayant pas été jugée suffisamment protectrice, pour mettre officiellement, au moins vous n'avez pas été hypocrites, à l'abri des conséquences des infractions pénales qu'ils commettent dans l'exercice de leurs fonctions les élus locaux, tout en laissant reposer cette responsabilité pénale sur les collectivités qu'ils dirigent, on n'est peut-être pas les mieux placés pour venir donner des leçons de responsabilité aux autres. Je suis désolée de devoir vous le dire, mais je sais, et vous le savez aussi, parce que vous avez dû lire les articles en question, que c'est l'avis du plus grand nombre des pénalistes français.

Je vous remercie, mesdames, messieurs les députés, du peu d'attention que vous avez bien voulu m'accorder. Et puisque je ne suis pas là, je vais vous laisser à vos travaux. Rassurez-vous, monsieur le président, moi, je suis bien élevée, je ne claquerai pas la porte en sortant.

(Mme Michèle-Laure Rassat quitte la salle).

M. le Président : Nous allons reprendre le cours normal de nos travaux, pour la réflexion qui nous attend, et qui est sérieuse et importante. J'assume totalement la composition de la table ronde d'aujourd'hui. Je pourrai m'en expliquer auprès de la presse si elle le souhaite, ou auprès de vous, mes chers collègues, mais nous n'avons pas de temps à perdre. Nous en avons perdu assez pour aujourd'hui. Qui souhaite s'exprimer à présent ?


Aucun commentaire: