Un hommage à une policière municipale



On meurtrit l’innocence ! On tue nos filles !
Jean-Marc Desanti
25/5/2010

Elle s’appelait Aurélie Fouquet, jeune mère de famille, touchée mortellement par une rafale de Kalachnikov …Elle avait 26 ans.

Oh , nous ne sommes pas des inconscients, nous ne faisons plus dans l’angélisme depuis fort longtemps et nous savons que ce monde est injuste structurellement . Il est même malheureux par essence . IL n’y a pas d’ordre naturel mais plutôt un désordre naturel. Il s’agit non seulement d’expurger, à court terme, la violence de la cité, mais aussi à moyen terme, d’anticiper les mouvements menaçants et de contrôler les débordements criminels des âmes et des corps.

Et si nous serons toujours, pour reprendre le mot de Céline, « du côté des pauvres concierges , ces femmes qui se grattent les jambes poilues, parce que c’est bien du plaisir pour pas cher quand on a des varices et que l’on est pauvre … » .

Si nous savons que la laideur et la beauté, comme la souffrance et le bonheur sont aléatoires … et qu’il faut bien corriger le tir de ces pitoyables injustices.

Si nous approuvons Picasso ou Kandinsky, George Grosz, Marc Chagall, Otto Dix et Paul Klee les victimes de l’exposition "Entartete kunst – L'art dégénéré tel que le voyaient les nazis" de nous montrer un monde grotesque de personnages déformés qui suintent la maladie, la névrose, la graisse et le désespoir au grand amusement cruel de faux aristo et vrais grands bourgeois, repus et carnassiers, qui font passer jeunes secrétaires, petites bonnes et lapins de chasse à la casserole, après s’être acheté les plus belles épouses écervelées, pour cacher, derrière leur beauté radieuse de Marie-Antoinette, leurs petites affaires mesquines de gros sous.

Nous savons aussi et surtout qu’Aurélie avait fait don de sa jeunesse, de son intelligence et de son dévouement pour précisément être aux côtés de ces damnés de la terre.

Elle était notre sentinelle, la gardienne des clés de notre hémisphère Nord en danger, car ses femmes sont considérées comme des putes et ses hommes comme des pédérastes castrés par certains fauves prédateurs, venant des masses migratoires, qu’on entasse dans les banlieues de non-droit.

Les « jeunes » des gangs barbares de ces cités cloaques portent le survêtement, signe distinctif , pour eux, que la vie contemporaine est une compétition malhonnête, impitoyable et demande une excellente condition physique.

Ils terrorisent d’autres désœuvrés « souchiens », bidochons alcoolisés, mais qui ne mettent des baskets que pour courir plus vite et s’enfuir quand le danger devient sérieux. En 1914, les françaises encourageaient , le cœur au bord des lèvres, nos paysans à monter au front… Mais aujourd’hui nos citadines houspillent leur « mec » à les accompagner au supermarché le samedi matin !

Il y a encore plus d’allure chez une fille de tchétchènes que chez une de ces bourgeoises acculturées et castratrices qui ne rêvent que de prochains aménagements à faire dans son pavillon à 300 000 Euros…

Aurélie, c’était aussi cette blondeur de l’enfance à peine quittée qui nous rappelle le Nord, les oies sauvages, la Grèce comme l’Antique Rome , le nombre d’or et sa perfection des formes . En assassinant Aurélie c’est aussi la Renaissance, «  cette beauté de l’infini dans le fini » que ces salopards nous ont aussi volée.

Aurélie policière municipale esseulée, sacrifiée car haut symbole de proximité, d’échanges, de prévention, de tolérance et de paix civile dans une arène d’intolérance et de guerre civile.

Nous prévenons un petit peu à l’avance, pour garder encore quelques lambeaux de charité chrétienne, que du jour au lendemain, tous ces amputés du coeur , leurs thuriféraires , leurs potes, leurs psys compréhensifs, leurs avocats véreux, leurs alliés sans honneur, leurs collaborateurs apeurés connaîtront le sort des indiens d’Amérique, des japonais de 1945 ou des habitants de Jérusalem le jour de la prise de la ville par les croisés !

Elle s’appelait Aurélie Fouquet, jeune mère de famille, touchée mortellement par une rafale de Kalachnikov …Elle avait 26 ans.

 
Jean-Marc Desanti 25/5/2010

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