CCCP -URSS : Lesbiennes et révolution

Rien ne ressemble plus à un tribunal de l'inquisition qu'un tribunal révolutionnaire, qu'il soit français, russe ou chinois ... 
Dans un cas comme dans l'autre, la religion du sacrifice humain, le fanatisme domine en réalité sous le masque des bonnes intentions et des valeurs mensongèrement affichées, qu'elles soient religieuses ou athées.

On voit revenir " ici et maintenant"  les allégations de "folie" contre les opposants ( sous les variantes "haine-de-soi, paranoia etc :  ex Tubiana contre Hilout, ex Caroline Fourest contre Bat Yeor et moi et d'autres), 

évidemment, quand une prétendue "féministe" use de cet argument ultra-sexiste ( lire " la folie et les femmes" de Phillis Chesler), contre une autre féministe, on est partagé entre rire et accablement : quoi de plus crétin pour une féministe que d'user d'un procédé aussi grossièrement misogyne ...



Lesbiennes traitées en malades mentales ( URSS)....


Maxim Kantor " Les révolutions me donnent la nausée "



(...) Podrabinek le 31 juillet. Ancien dissident, il fut l'un des fondateurs, en 1977, de la «commission de travail pour l'étude de l'utilisation de la psychiatrie à des fins politiques». Condamné en 1978 pour «diffusion de fausses nouvelles», il est envoyé cinq ans en exil. Puis il est de nouveau condamné en 1981 à trois ans de camp.
Même si l'on retient le chiffre de 370 pour l'Institut Serbski, explique Podrabinek, il est loin de représenter l'étendue du problème. De nombreux dissidents étaient directement envoyés en hôpital psychiatrique sans être soumis à une expertise. Beaucoup aussi étaient internés dans les établissements locaux.
On apprend ensuite des faits intéressants sur la biographie de Fedor Kondratiev. Durant douze ans, celui-ci a dirigé la commission d'expertise itinérante de l'Institut Serbski dans l'hôpital spécial d'Oriol (sud de Moscou), célèbre pour la dureté des conditions d'internement. «A ce titre, souligne Alexandre Podrabinek, il examinait les détenus politiques et décidait de leur destin.»
Alexandre Podrabinek cite alors des témoignages d'anciens «malades» d'Oriol. En 1984, l'ouvrier Vladimir Sidorov est arrêté pour «poésies antisoviétiques». Interné sans procès, il est soumis à «la torture des neuroleptiques». «Il ne pouvait plus parler», dit sa mère qui lui rend visite un mois plus tard, «sa langue était comme paralysée».
En 1995, la directrice de l'hôpital d'Oriol, qui officie toujours, a reçu le titre de «médecin émérite» par oukase présidentiel. L'association Memorial, animée par d'anciens dissidents, a protesté. Il lui a été répondu que cette récompense allait contribuer à «l'amélioration du travail de l'hôpital, une école d'expérience pour tous les établissements de psychiatrie judiciaire».
L'actuelle ministre de la Santé est elle-même une ancienne responsable de l'Institut Serbski. En fait, selon Memorial, qui travaille sur l'histoire de la dissidence, la «psychiatrie punitive» demeure un sujet quasiment tabou. Alors que les archives sur les camps sont ouvertes, les dossiers des victimes restent inaccessibles aux chercheurs.


Renata Lesnik : choc insulinique contre une dissidente

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