C'est la rentrée : Méthode d'étude de l'islam en tant que doctrine/idéologie/théologie



















Un homme politique qui fait la moue, disant que le coran " c'est illisible "... plus paresseux tu meurs ...
Ne cherchez pas de prétexte à la paresse intellectuelle, l'islam c'est aussi pour les nuls, il suffit de faire ce que dit le dieu du coran : " lis ".

Pour comprendre une matière, il faut respecter une méthode. Aucun étudiant en droit n’est « balancé » dans les bibliothèques juridiques sans « introduction au droit ».
Mais si on respecte cette méthode alors on comprend très bien l’essentiel, les points principaux d’une doctrine, et l’on peut distinguer les éléments sur lesquels ses partisans sont d’accord et ceux sur lesquels ils ne le sont pas.

La méthode d’étude «  de base » pour un francophone consiste d’abord à se procurer :
un coran (traduction Régis Blachère notamment), 
les recueils de la sunna de Bouhkari et de Moslem, 
la sira (biographie) de Muhammad de Ibn Ishaq 
( et pour un aperçu : lire la biographie de Mahomet de Anne Marie Delcambre aux éditions Gallimard), 
si possible les tafsirs de Ibn Katir 
et de SI Hamza Boubakeur, 
et pour l’histoire de l'âge d’or de l’islam », la chronique de Tabari sur la conquête des quatre califes bien guidés.

Puis à lire les manuels de droit/théologies musulman expliquant la méthode d’étude proprement dite.
Il existe en ligne gratuitement des livres du Pr Sami Al Deeb Abu Salieh : ici. 
Il faut lire tout d’abord son «  Manuel de droit musulman ». http://sami-aldeeb.com/livres-books-%D9%83%D8%AA%D8%A8%D9%8A/

Pour corroborer ses livres par d’autres, on consultera deux types de livres : ceux écrits par des savants musulmans et ceux écrits par des savants non musulmans, notamment des ouvrages parus dans les éditions juridiques les plus académiques de France.

Ouvrage non musulman, aux éditions Dalloz, le classique manuel sur les « Grands systèmes de droit contemporain » de René David.
René David commence par expliquer : 
« Le droit musulman est l’épitome du véritable esprit musulman, l’expression la plus décisive de la pensée islamique, le noyau essentiel de l’islam. » G. Bergstrasser Grundzüge des islamischen Rechts édition J. Schacht 1935. »
 « Lien intime du droit et de la religion. Le droit musulman n’est pas comme les droits précédemment étudiés, une branche autonome de la science. Il n’est qu’une des faces de la religion de l’Islam. Celle ci comporte d’une part une théologie, qui fixe les dogmes (...), d’autre part une partie le char ‘, qui prescrit aux croyants ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire. Le char ou charia, c’est à dire « la voie à suivre », constitue ce qu’on appelle le droit musulman. ». 

Ouvage musulman :
Abd Al-Wahhab Khallaf (1888-1956) magistrat et professeur à la faculté de droit de l’université du Caire, manuel « Les fondements du droit musulman – Ilm Ousoul al-Fiqh » (Edition Al-Qalam 1997, 2008) :
Il explique lui aussi :
 « Tous les spécialistes des sciences religieuses musulmanes (« oulama »), par delà les divergences d’école, s’accordent sur le fait que l’ensemble des dires et actes humains, qu’ils soient relatifs aux pratiques rituelles ou aux relations sociales, qu’ils relèvent du domaine pénal ou du statut personnel, qu’ils se rapportent à quelque type de contrat ou à quelue comportement que ce soit, sont soumis à des prescritions définies par la charia, la Loi islamique.
Certaines de ces prescriptions sont mentionnées dans les Textes – le Coran et la sunna (paroles, actes ou approbations du Prophête ...). Les autres ne sont pas mentionnées explicitement par les textes mais peuvent être déduites par un moujtahid (celui qui pratique l’ijtihâd, c’est à dire l’effort d’interprétation des Textes afin de résoudre des questions de droit) ; dans un travail d’interprétation s’appuyant sur des indications et des preuves qui lui permettent de dégager des lois. »

Pour ne pas se perdre dans le vocabulaire, on pourra utiliser un mini-dictionnaire de l’islam  – ce qui peut servir de première présentation du sujet- « Les mots de l’islam » par le Pr Urvoy.

Il faut également lire quelques monographies. 

Le site du Pr Sami Aldeeb en comporte de nombreuses, notamment des ouvrages traduisant en français des tafsirs (commentaires) nombreux.
Je recommande aussi un livre faisant le point sur un sujet capital : « Le jihad » de Johann Bourlard et le livre (rapide à lire) d’entretiens avec Marie-Thérèse Urvoy, interviewée par Louis Garcia.

Si l’on consulte les textes anciens reconnus comme authentique par un « large consensus » des savants de l’islam, on peut voir que les actes de barbarie commis aujourd’hui datent largement de l’origine de l’islam.
Deux exemples.  Actes de torture à mort pour de l’argent, (suivi du « marriage » avec la femme de l’assassiné, tous deux juifs  passage de Ibn Ishaq (page 281-282) cité par le Pr Rémi Brague ( dans son article Habent sua fatwa libelli….)… et d’assassinat grâce au mensonge (d’un juif encore), sur ordre du prophète, paix et bénédiction sur lui, écouter ici  ( http://islam-connaissance.blogspot.fr/2016/08/meurtre-en-624-du-poete-kab-ibn-al.html)



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